I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 48/1997 (14 avril 1997), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa
Décision commentée : STSJAD 48/1997 (ECLI:AD:TSJADAD:1997:48) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision (ROJ STSJAD 48/1997 ; ECLI:AD:TSJADAD:1997:48).
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, saisie d'un recours d'appel (recurs n° 97/16, protocole AD-090-2/95) formé par la société Marcos contre le Comú d'Ordino. Le magistrat rapporteur est Bernard Plagnet.
Le litige porte sur l'équipement en mobilier du Centre cívic i esportiu d'Ordino. Le Comú avait publié, par un édit du 18 juillet 1995, un appel à concours-subhasta. La société Marcos contesta les conditions techniques du cahier des charges, qui mentionnaient expressément des marques, ce qui, selon elle, portait atteinte au principe de libre concurrence. Par décret n° 58/95 du 25 août 1995, le Comú rejeta cette réclamation. Un recours d'alçada fut formé le 4 septembre 1995 ; à défaut de réponse, il fut considéré comme rejeté par silence de l'administration, l'acte présumé du Gouvernement étant ainsi invoqué.
Par un acord du 14 septembre 1995, le Comú d'Ordino annula les édits du 18 juillet 1995 et décida d'acquérir le mobilier par la voie de la contractation directe. Il confirma par lettres des 21 septembre et 9 octobre 1995 que la documentation remise aux candidats demeurait la même. Le 22 novembre 1995, la société Marcos saisit le Tribunal de Batlles d'une demande d'annulation de la procédure d'adjudication directe.
Par sentence du 31 octobre 1996, le Tribunal de Batlles constata que l'édit du 18 juillet 1995 avait été annulé par le Comú et déclara la demande irrecevable, en retenant l'exception tirée du défaut de recours administratif préalable prévu à l'article 8 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal (LJAF). Il releva que l'adjudication directe, fondée sur l'acord du 14 septembre 1995, n'avait pas été contestée par la société requérante dans la voie administrative.
La société Marcos interjeta appel le 9 janvier 1997. Le Comú conclut au rejet, en soutenant que l'acord du 14 septembre 1995 constituait un acte administratif nouveau, distinct de ceux qui avaient été annulés, et que l'article 125 du Codi de l'Administració imposait l'épuisement préalable de la voie administrative.
Question de droit
La Cour devait déterminer si la demande dirigée contre la procédure d'adjudication directe pouvait être examinée au fond, alors que la requérante n'avait pas exercé de recours administratif préalable contre l'acte du 14 septembre 1995. Deux aspects ét
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número AD-090-2/95. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 14 d'abril del 1997 - ROJ: STSJAD 48/1997 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« La present sentència ha estat notificada a les parts compareixents........................................... »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 14 avril 1997 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Núm. de Protocol: AD-090-2/95
S E N T E N C I A NUM. 97-16
PARTS:
Apel.lant: Marcos. Representant: Agullo. Advocat: Benitez.
Apel.lada: Comú d'Ordino. Representant: Espada. Advocat: Sanç.
COMPOSICIO DEL TRIBUNAL:
A la vila d'Andorra la Vella, el 14 d'abril de
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel.lació a les actuacions número AD-090-2/95.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- Marcos. va interposar recurs contra el Decret del Comú d'Ordino. de data 25 d'agost de 1995, confirmat en alçada per acte presumpte del Govern per aplicació del silenci administratiu sobre el recurs formulat per l'actor el 4 de setembre de 1995, tot sol.licitant de declarar la nul.litat de l'adjudicació directa del mobiliari del Centre Cívic i Esportiu de la Parròquia efectuada per la Corporació local i, subsidiàriament, declarar la responsabilitat administrativa del Comú d'Ordino. i condemnar-lo a pagar una indemnització.