I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 53/1998
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Administrativa), 12 mai 1998, n° 53/1998, ROJ : STSJAD 53/1998, ECLI:AD:TSJADAD:1998:53, recours SS-061-2/97 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un travailleur de cinquante-trois ans, exerçant depuis toujours la profession de coffreur dans le secteur de la construction, a été victime d'un accident du travail le 27 mars 1995. Par une décision du 27 janvier 1997, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) lui a reconnu le droit à une pension d'invalidité consécutive à un accident du travail, sur la base d'une diminution physique de 50 %. Cette décision a été confirmée le 14 avril 1997 à la suite d'un recours administratif.
L'intéressé a saisi la Batllia, qui, par jugement n° 97-84 du 21 novembre 1997, a rejeté l'ensemble de sa demande tendant à l'octroi d'une pension d'invalidité pour maladie. Le requérant a interjeté appel le 21 janvier 1998. Il sollicitait, à titre principal, la reconnaissance d'une pension d'invalidité pour maladie du groupe 2 et, à titre subsidiaire, une pension d'invalidité pour accident du travail majorée de 20 % au titre de l'élément professionnel. Cette seconde prétention n'avait pas été formulée dans la demande initiale mais seulement lors des conclusions.
La CASS a conclu au rejet de l'appel et à la confirmation du jugement de première instance. Les parties ont demandé la substitution de l'audience orale par la procédure écrite de conclusions, déposées aux dates des 9 et 6 mars. L'affaire a ensuite été mise en délibéré.
Question de droit
La juridiction devait trancher deux questions distinctes.
La première portait sur la qualification des lésions. Il s'agissait de déterminer si les atteintes de la colonne vertébrale (rachis cervical et lombaire) relevaient d'une invalidité due à la maladie, comme le soutenait le requérant, ou de séquelles de l
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Treballador de 53 anys, encofrador. Patologia òssia. Les lesions provenen majoritàriament de l'accident de treball. PETICIÓ D'INCREMENT DEL PERCENTATGE D'INVALIDESA EN EL 20 % D'ELEMENT »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 12 de maig del 1998 - ROJ: STSJAD 53/1998 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« PROFESSIONAL. No va ser formulada en la demanda i no va ser objecte de prova ni es va poder donar a la demandada la possibilitat de contradir-la. No és procedent analitzar-la en la segona instància per primera vegada. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 12 mai 1998 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 98-25 DEL 12 DE MAIG DE 1998
CASS. ACCIDENT DE TREBALL I PRETENSIÓ D'INVALIDESA MALALTIA.
Treballador de 53 anys, encofrador. Patologia òssia. Les lesions provenen majoritàriament de l'accident de treball. PETICIÓ D'INCREMENT DEL PERCENTATGE D'INVALIDESA EN EL 20 % D'ELEMENT
PROFESSIONAL. No va ser formulada en la demanda i no va ser objecte de prova ni es va poder donar a la demandada la possibilitat de contradir-la. No és procedent analitzar-la en la segona instància per primera vegada.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Batllia, actuant com a tribunal unipersonal, en la seva sentència núm. 97-84, del 21 de novembre de 1997, va desestimar en tots els seus termes la demanda formulada pel Sr. Cepeda contra una resolució de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de 27 de gener de 1997 en la qual se li reconeixia el dret a percebre una pensió d'invalidesa derivada d'accident de treball en funció d'una minva física del 50%, resolució que havia estat confirmada per una altra dictada el 14 d'abril de 1997, desestimatòria del recurs interposat contra la primera.
2.- Contra la sentència esmentada, la representació processal de la part agent va interposar recurs d'apel·lació, que tingué entrada en la secretaria d'aquesta Sala el 21 de gener de 1998, demanant, com en la primera instància, el reconeixement d'una pensió d'invalidesa malaltia del Grup 2 o, subsidiàriament, la d'accident de treball incrementada en un 20% per aplicació de l'element professional, la qual cosa no havia estat demanada fins el tràmit de conclusions.