STSJAD 37/1999 (ECLI:AD:TSJADAD:1999:37), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 29 janvier 1999
Décision commentée : STSJAD 37/1999, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 29 janvier 1999, recours SS-023-2/97 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un jugement du 9 juin 1998, la Section administrative de la Batllia (tribunal de premier degré) a fait droit à la demande formée par M. Morell contre la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Il lui a reconnu le droit de continuer à percevoir une pension d'invalidité pour maladie du groupe second, avec effet au 1er novembre 1996. En revanche, le premier juge a rejeté la demande tendant à la condamnation de la CASS aux dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur.
M. Morell a interjeté appel le 18 juin 1998, formalisé le 23 juillet suivant. Son recours ne portait que sur le point relatif à la non-imposition des dépens. Il soutenait que ces dépens devaient être appréciés selon le régime de la responsabilité administrative, et que la solution du premier juge méconnaissait le principe d'égalité devant la loi, que l'article 59.3 du Code de l'administration (Codi de l'Administració) range parmi les hypothèses de responsabilité.
La CASS a, de son côté, formé un appel incident, puis s'en est désistée par écrit le 2 septembre 1998. Elle a conclu au rejet de la demande de dépens, en faisant valoir que la représentation par avocat et procureur est facultative dans ce type de procédure et qu'aucune témérité ni mauvaise foi ne justifiait la condamnation.
La vista orale ayant été remplacée par la procédure écrite (tràmit de conclusions), le tribunal a statué sur la base des écritures.
Question de droit
La question posée était double.
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Quel critère gouverne l'imputation des dépens dans le contentieux administratif andorran ? Le critère du succès objectif (venciment objectiu), qui condamne la partie perdante, peut-il être retenu, ou faut-il s'en tenir au critère de la témérité ou de la mauvaise foi ?
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Les règles de la responsabilité administrative (chapitre V du Code de l'administration, articles 58 et suivants) peuvent-elles servir de fondement à la condamnation de l'administration aux dépens ?
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel et confirme intégralement le jugement de première instance. Son raisonnement comporte trois étapes.
En premier lieu, il constate que la question a déjà été tranchée par la même Sala dans plusieurs décisions antérieures (sentences 95-32 du 6 septembre 1995, 95-48 du 19 décembre 1995, 96-04 et 96-05 du 19 janvier 1996). Le critère du succès objectif n'y est pas jugé adéquat en procès contentieux-administratif. La raison tient à la position différente de l'administration et des administrés requérants. Ce critère risquerait en effet de dissuader les
Sentència
SENTÈNCIA 99-04 DE 29 DE GENER DE 1999
CASS. COSTES PROCESSALS: S'aplica el criteri de la temeritat o mala fe. No són aplicables les normes reguladores de la responsabilitat administrativa, ja que la imputació de les despeses produïdes en el marc d'un procés es regeix per les seves pròpies regles.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 9 de juny de 1998 de la Secció Administrativa de la Batllia, a la qual es fa expressa referència quant a l'exposició de fets i les al·legacions de les parts, va estimar la demanda formulada pel Sr. Morell contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, reconeixent-li el dret a seguir gaudint d'una pensió d'invalidesa malaltia del grup segon, amb efectes a partir del 1r. de novembre de 1996, però no va acollir la pretensió de l'agent de que es condemnés la demandada al pagament de les costes processals, inclosos els honoraris d'advocat i procurador.
2n.- La representació del Sr. Morell va interposar recurs d'apel·lació el 18 de juny de 1998, el qual fou formalitzat el 23 de juliol següent davant d'aquest Tribunal Superior de Justícia. La seva impugnació es circumscriu al punt 4t. de la part dispositiva de la sentència apel·lada -relatiu a la no imposició de costes-, que l'agent considera no ajustat a Dret, ja que, al seu entendre, els criteris quant a la condemna en costes han d'establir-se en base a la normativa reguladora de la responsabilitat administrativa, i en aquest cas s'hauria produït un trencament del principi d'igualtat davant la llei, que l'article 59.3 del Codi de l'Administració recull com un dels supòsits determinants d'aquella responsabilitat.
La Caixa Andorrana de la Seguretat Social va contestar el recurs mitjançant escrit presentat el 22 de setembre de 1998, en que argumenta que la imposició de costes resulta improcedent, ja que la intervenció d'advocat i procurador és facultativa en aquest tipus de processos i, a més, no concorre temeritat ni mala fe que la justifiqui.