Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, sentència núm. 99-11 du 17 mars 1999 (ROJ : STSJAD 44/1999 ; ECLI:AD:TSJADAD:1999:44)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, sentència núm. 99-11 du 17 mars 1999, recours SS-039-1/98 (ROJ : STSJAD 44/1999 ; ECLI:AD:TSJADAD:1999:44) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Espada, percevait une pension d'invalidité consécutive à un accident du travail, reconnue au grade I. À l'occasion d'une révision, de grade et de montant, conduite en 1998 par la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS), l'organisme a maintenu le grade mais réduit le montant de la pension à zéro pesetas. La CASS fondait cette réduction sur les revenus perçus par l'assuré en 1997 : une pension d'invalidité de 102 360 pesetas mensuelles, qui, ajoutée à un salaire mensuel moyen de 336 693 pesetas, totalisait 439 053 pesetas, montant supérieur au salaire moyen revalorisé retenu pour le calcul de la pension.
Saisie par l'assuré, la Sección Administrativa del Tribunal de Batlles, statuant en formation unipersonnelle, a par la sentence n° 98-70 du 29 septembre 1998 accueilli la demande en partie. Elle a reconnu le droit de l'assuré à une pension mensuelle de 4 507 pesetas à compter du 1er février 1998.
L'assuré a interjeté appel le 25 novembre 1998, en reprenant les moyens de la demande initiale et en sollicitant le maintien de l'intégralité de la pension. La CASS, dans son mémoire en réponse du 14 décembre 1998, a déclaré se conformer au calcul du premier juge et conclu au rejet de l'appel. Les parties ayant sollicité d'un commun accord le remplacement de l'audience orale par des conclusions écrites, l'affaire a été mise en délibéré après le dépôt des écritures les 7 et 12 janvier 1999.
Le Tribunal supérieur était saisi de la seule question de l'application de l'article 3 du Règlement d'application n° 18 (ci-après « le Règlement »).
Question de droit
La question posée était double.
En premier lieu, il s'agissait de déterminer si la CASS peut réduire le montant d'une pension d'invalidité lorsque la somme de la pension et des revenus du travail perçus par le pensionné excède le salaire mensuel moyen servant de base au calcul de la pension, revalorisé.
En second lieu, il fallait apprécier l'incidence, sur cette réduction, d'une rémunération composée d'une part fixe et d'une part variable, susceptible de diminuer et d'entraîner une baisse des revenus du pensionné. La question était, en substance, de savoir si cette éventualité justifie le rétablissement immédiat de la pension.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur confirme la sentence de première instance et rejette l'appel.
Sur le premier point, la Cour rappelle que l'article 3 du Règlement permet à la CASS de réduire le montant de la pension lorsque son total mensuel, augmenté des revenus de l'activité salariée, excède le salaire mensuel moyen revalorisé. Elle relève que l'excédent n'est pas contesté par les parties. Le seul point litigieux portait sur le calcul du salaire moyen revalorisé à l'année 1997. La CASS l'avait fixé à 243 105 pesetas, tand
Sentència
SENTÈNCIA 99-11 DEL 17 DE MARÇ DE 1999
CASS. PENSIÓ D'INVALIDESA. Reducció de l'import si el total mensual de la mateixa, afegits els revinguts obtinguts pel pensionista excedeixen del salari mensual mitjà.. Retribució pel treball del pensionista en una part fixa i una variable.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- El Sr. Espada era preceptor d'una pensió d'invalidesa derivada d'accident de treball, i a partir d'una revisió, tant de grau com de quantia, duta a terme per la CASS l'any 1998, la parapública va mantenir el grau reconegut (grau I) però va reduir a zero pessetes l'import de la pensió. El motiu de la reducció era que el Sr. Espada va percebre, durant l'any 1997, una pensió d'invalidesa de 102.360 pessetes mensuals, les quals, sumades a les 336.693 de mitjana mensuals cobrades durant el mateix període, totalitzaven una quantitat (439.053 pessetes) superior al salari mig tingut en compte per calcular la pensió, revalorat.
2.- Interposada la corresponent demanda, la Secció administrativa de la Batllia, actuant com a tribunal unipersonal, en la sentència 98-70, de 29 de setembre de 1998, va estimar-la en part i va declarar que l'agent tenia dret a percebre una pensió mensual per invalidesa de 4.507 pessetes des del primer de febrer de 1998.
3.- Contra la sentència esmentada, la representació processal del Sr. Espada va interposar un recurs d'apel·lació, que va tenir entrada en la secretaria d'aquesta Sala el 25 de novembre de 1998, en el qual, utilitzant els mateixos arguments de la demanda, demanava el manteniment de la totalitat de la pensió.
4.- Un cop feta la designació del magistrat ponent, de l'anterior escrit se'n va donar trasllat a la representació processal de la CASS, que en l'escrit de contestació a l'apel·lació presentat el 14 de desembre de 1998 va mostrar la conformitat amb el càlcul fet per la sentència, i va demanar la desestimació del recurs.