I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 76/2001 (ECLI:AD:TSJADAD:2001:76)
Décision commentée : STSJAD 76/2001 (ECLI:AD:TSJADAD:2001:76) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala administrativa du Tribunal superior de justícia d'Andorre (Andorra la Vella), saisie d'un recours d'appel (recurs SS-002-2/2000) formé par la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) contre la sentence n° 2000-85 du 28 septembre 2000 de la Section administrative du Tribunal des batlles. Le magistrat rapporteur est Lluís Saura Lluivia. La décision est une sentence (sentència n° 2001-15) rendue le 9 mars 2001.
En première instance, le Tribunal des batlles a fait droit à la demande de M. Salas, agent ayant réclamé une pension minimale de vieillesse de 5 000 points. Il a annulé les décisions attaquées et reconnu à l'intéressé le droit à cette pension, avec effet au 9 septembre 1999.
Les éléments de fait sont les suivants. La CASS avait d'abord calculé la pension selon l'article 35 du Reglament tècnic, en fonction des cotisations et des points acquis depuis la mise en place du régime de sécurité sociale, soit 4 602 points. Dans son recours administratif, l'assuré invoquait l'article 41 du même règlement et produisait des certificats signés par les représentants de deux employeurs, couvrant des périodes allant de juin 1958 à septembre 1964 et d'octobre 1964 à novembre 1967. Par décision du 20 décembre 1999, la CASS a rejeté ce recours au motif que les cotisations n'avaient pas été versées de manière ininterrompue, sans contester l'allégation d'un travail salarié antérieur au 1er avril 1968.
Devant le Tribunal des batlles, la CASS a soutenu, pour la première fois dans son mémoire en défense, que le salarié n'avait pas rapporté la preuve d'une activité salariée régulière antérieure à la mise en place du régime, et que
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« CASS. PENSIÓ DE VELLESA. ACTIVITAT ASSALARIADA regular abans de la posada en marxa del règim andorrà de Seguretat Social. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 09 de març del 2001 - ROJ: STSJAD 76/2001 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Certificació emesa per l'empresari. No es pot qüestionar per la CASS per primera vegada en contestar la demanda. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 09 mars 2001 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 2001-15 DE 9 DE MARÇ DE 2001
CASS. PENSIÓ DE VELLESA. ACTIVITAT ASSALARIADA regular abans de la posada en marxa del règim andorrà de Seguretat Social.
Certificació emesa per l'empresari. No es pot qüestionar per la CASS per primera vegada en contestar la demanda.
COTITZACIÓ ININTERROMPUDA. No és exigible.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La sentència de la Secció Administrativa de la Batllia número 2000-85, de 28 de setembre de 2000, estima la demanda formulada pel Sr. Salas, anul·la les resolucions recorregudes i declara el dret de l'agent a ésser beneficiari d'una pensió mínima de vellesa de 5.000 punts, amb efectes a partir del 9 de setembre de 1999.
2.- Contra la sentència esmentada ha interposat un recurs d'apel·lació la Caixa Andorrana de Seguretat Social, que ha tingut entrada en aquesta Sala el 24 de novembre de 2000, indicant que no s'ajusta a Dret l'argument de la sentència de no poder oposar, per primera vegada al contestar la demanda, la manca d'acreditació de treball regular abans de la instauració del règim de seguretat social i que no s'interpreta l'article 41 del Reglament Tècnic d'acord amb la seva finalitat.
3.- Un cop feta la designació del magistrat ponent, de l'anterior escrit se n'ha donat trasllat a la representació de la part agent, que l'ha contestat el 4 de desembre de 2000 demanant la confirmació de la sentència.