Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 9 mars 2001 (ROJ STSJAD 77/2001)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 9 mars 2001, ROJ STSJAD 77/2001, ECLI:AD:TSJADAD:2001:77, recours SS-080-2/99 (référence fournie : « Juridiction andorrane, — », complétée d'après les métadonnées du texte) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un salarié, M. Girona, a été victime d'un accident du travail le 23 juin 1995. Par résolution du 28 octobre 1997, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) l'a déclaré médicalement guéri (« alta mèdica »), et les prestations salariales qu'il percevait lui ont été retirées. Le 28 janvier 1998, son employeur a mis fin à l'affiliation, et l'assuré a également cessé de cotiser. La résolution du 28 octobre 1997 est devenue définitive, et M. Girona ne s'est jamais réaffilié au régime.
Le 26 avril 1999, il a sollicité une pension d'invalidité pour accident du travail. La CASS a rejeté sa demande par résolutions des 21 mai et 28 juin 1999.
Saisie du recours, la Secció Administrativa de la Batllia a, par sentence n° 2000-67 du 14 septembre 2000, annulé ces résolutions. Elle a jugé que la seule condition d'ouverture du droit était la survenance de l'accident du travail, tel que défini à l'article 14 du Reglament Tècnic, et lui a reconnu une pension d'invalidité fixée à 48 points.
Les deux parties ont interjeté appel. La CASS soutenait qu'il était indispensable d'être affilié au moment de la demande pour bénéficier des prestations, et contestait l'augmentation de l'élément professionnel de la pension. M. Girona demandait, pour sa part, une pension de 60 points, dont 50 au titre de l'élément objectif et 10 au titre de l'élément professionnel. L'audience s'est tenue le 12 janvier 2001.
Question de droit
La question posée était de savoir si le droit à une pension d'invalidité pour accident du travail peut être reconnu à un assuré qui, après avoir été déclaré médicalement guéri par la CASS et n'avoir pas repris le travail, a cessé d'être affilié au régime, et ne s'y est pas réaffilié, au moment où il présente sa demande.
Il s'agissait, en substance, de déterminer si la condition d'affiliation (estar d'alta en el règim) doit être satisfaite au moment de la survenance de l'accident, comme le soutenait la Batllia, ou aussi lors de la période postérieure à la consolidation et de la demande de prestation, comme le soutenait la CASS.
Le tribunal devait également résoudre une question connexe : celle de l'articulation entre les prestations d'assurance maladie, dont l'ouverture dépend de l'état d'affiliation (articles 19 et 23 du Reglament Tècnic), et la pension d'invalidité pour accident du travail.
Solution et d
Sentència
SENTÈNCIA 2001-16 DE 9 DE MARÇ DE 2001
CASS. PENSIÓ D'INVALIDESA PER ACCIDENT DE TREBALL.
La situació de baixa en el treball acaba quan es dona l'alta mèdica al treballador. La no reincorporació al treball no permet demanar la pensió d'invalidesa per accident de treball.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Secció Administrativa de la Batllia, en la sentència número 2000-67, de 14 de setembre de 2000, va estimar la demanda formulada pel Sr. Girona contra les resolucions de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de 21 de maig i de 28 de juny de 1999 que li havien denegat el dret a obtenir una pensió d'invalidesa derivada d'accident de treball per no estar d'alta en el règim de Seguretat Social. Al mateix temps la sentència reconeix al Sr. Girona el dret a percebre una pensió d'invalidesa per accident de treball, fixada en 48 punts.
2.- Contra la sentència esmentada interposen recurs ambdues parts en litigi. La Caixa Andorrana de Seguretat Social, mitjançant escrit presentat el 31 d'octubre de 2000, estima que és imprescindible estar d'alta de matriculació per poder veure reconegudes les prestacions que presta la parapública. D'altra banda, estima que no correspon a l'agent el dret a percebre l'increment en l'element professional de la pensió reconeguda. Al seu torn, l'agent, en l'escrit d'apel·lació presentat el 25 d'octubre de 2000, demana una pensió de seixanta punts, dels que corresponen cinquanta a l'element objectiu i deu a l'element professional.