Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 6 février 2002 (ROJ STSJAD 31/2002)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 6 février 2002, sentence n° 2002-05 (ROJ STSJAD 31/2002, ECLI:AD:TSJADAD:2002:31) (Lire sur source officielle)
Note méthodologique : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Le requérant, M. Esteban, a sollicité auprès de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) la reconnaissance d'une pension de vieillesse de 5 000 points, sur le fondement de l'article 41, premier alinéa, du Règlement technique de la CASS. Il soutenait avoir résidé et travaillé en Andorre à compter du 15 mai 1961, ce que attestaient un certificat de la commune de Sant Julià de Lòria et celui de son employeur.
Par jugement du 14 mai 2001, la Section administrative de la Batllia a rejeté la demande. Elle a retenu que l'intéressé n'établissait pas une activité salariée régulière pendant les soixante mois précédant la mise en œuvre du régime andorran de sécurité sociale, fixée au 1er avril 1968, dès lors qu'il n'était inscrit aux registres du Service d'immigration qu'à compter du 14 juillet 1965.
M. Esteban a interjeté appel le 31 mai 2001, formalisé le 24 juillet suivant. Il faisait valoir que l'exigence d'une inscription au Service d'immigration constituait une condition supplémentaire, non imposée aux travailleurs andorrans ni aux frontaliers. La CASS a conclu à la confirmation intégrale du jugement, le 13 septembre 2001. La Sala a substitué l'audience orale par une procédure écrite de conclusions, les parties ayant reproduit leurs moyens.
Question de droit
La décision soulève deux questions :
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Question principale : une activité salariée exercée par un ressortissant étranger, sans autorisation administrative d'immigration ou de résidence, peut-elle être qualifiée de « régulière » au sens de l'article 41 du Règlement technique de la CASS ?
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Question subsidiaire : l'exigence de ces formalités administratives constitue-t-elle une discrimination à l'égard des étrangers, dès lors qu'elle ne s'applique pas aux nationaux andorrans ?
Solution et dispositif
La Sala rejette l'appel en s'appuyant sur sa jurisprudence antérieure, citant expressément ses sentences n° 96-46 du 20 novembre 1996, n° 00-28 du 20 juin 2000 et n° 00-50 du 18 octobre 2000. Ces décisions posent que le travail accompli par des étrangers sans autorisations administratives d'immigration ou de résidence « ne peut être computé comme travail régulier » aux fins de l'article 41.
Appliquant ce principe, la Sala retient que, bien que l'intéressé réside au Principat depuis mai 1961, il n'a été inscrit comme résident qu'à compter du 14 juillet 1965. C'est donc à partir de cette date que son activité peut être considérée comme régulière pour l'application de l'article 41. S'agissant de la discrimination alléguée, elle écarte le moyen au motif que « le requisit de la
Sentència
SENTÈNCIA 2002-05 DE 6 DE FEBRER DE 2002
CASS. PENSIÓ DE VELLESA. Article 41 Reglament Tècnic.
Activitat assalariada regular anterior a la posta en marxa de la CASS. Necessitat de les autoritzacions administratives d'immigració o de residència.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La sentència de 14 de maig de 2001 de la Secció Administrativa de la Batllia, a la qual es fa expressa referència quant a l'exposició de fets i les al·legacions de les parts, va desestimar la demanda formulada pel Sr. Esteban contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què sol·licitava el reconeixement d'una pensió de vellesa de 5.000 punts, a l'empara de l'article 41, primer paràgraf, del Reglament Tècnic de la ORG_0 La desestimació es fonamenta en que l'agent no acredita una activitat assalariada regular de seixanta mesos abans la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social, el 1r. d'abril de 1968, ja que no consta inscrit als registres del Servei d'Immigració fins al 14 de juliol de 1965.
2.- Disconforme amb aquesta resolució, l'interessat va interposar recurs d'apel·lació el 31 de maig de 2001, que es va formalitzar davant d'aquesta Sala el 24 de juliol següent. La impugnació es fonamenta en què consta acreditat que l'agent va residir i treballar a Andorra dels del 15 de maig de 1961, com resulta dels certificats de l'Hble. Comú de Sant Julià de Lòria i de l'empresa on va prestar serveis, i en què l'exigència de la inscripció al Servei d'Immigració constitueix un requisit addicional que no es demana als treballadors andorrans ni als fronterers.