STSJAD 44/2002 (ECLI:AD:TSJADAD:2002:44)
Décision commentée : STSJAD 44/2002, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 19 avril 2002 (ECLI:AD:TSJADAD:2002:44) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une assurée, Mme Martin, exerçant la profession de puéricultrice, a été victime d'un accident du travail le 30 mars 1999. Par décisions des 2 octobre et 22 novembre 2000, la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) a statué sur son invalidité. Saisie du recours, la Section administrative de la Batllia, par jugement du 2 octobre 2001, a reconnu à l'intéressée un degré d'incapacité permanente partielle (I.P.P.) de 49,5 %, décomposé en 45 % au titre de l'élément objectif et 4,5 % au titre de l'élément professionnel.
Les deux parties ont interjeté appel, pour des motifs opposés. La CASS soutenait qu'aucun élément professionnel ne devait être retenu, la victime n'ayant pas repris son activité et la perte de rémunération liée à l'accident n'étant pas établie. Mme Martin demandait que l'élément professionnel soit porté à 20 %, conformément à l'article 6 du Règlement d'application n° 18, et qu'il soit ajouté à l'élément objectif plutôt que calculé en pourcentage de celui-ci. L'audience s'est tenue le 11 mars 2002.
La juridiction d'appel était compétente en vertu de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia (décision, premier fondement).
Question de droit
La Sala Administrativa devait trancher trois questions :
- La charge de la preuve de l'élément professionnel de l'incapacité permanente partielle, lorsque l'assuré n'a pas repris son travail, pèse-t-elle sur l'assuré ou sur l'organisme de sécurité sociale ?
- Le critère d'attribution de l'élément professionnel : l'impossibilité d'exercer tout type de travail implique-t-elle nécessairement une perte totale de rémunération ?
- Le mode de quantification : l'élément professionnel (plafonné à 20 %) s'ajoute-t-il à l'élément objectif, ou se calcule-t-il en pourcentage de celui-ci ?
Solution et dispositif
Sur la charge de la preuve, la Cour rappelle une jurisprudence constante de la Sala : il appartient en principe à l'assuré d'établir les éléments de fait fondant l'élément professionnel, dès lors que « l'évaluation de ces éléments requiert une activité probatoire minimale » (références aux arrêts n^os 96-35, 96-46, 97-09, 97-31 et 98-38). Elle admet toutefois une exception : elle s'applique « lorsque les propres rapports médicaux permettent d'apprécier que la pathologie dont souffre l'intéressé l'a empêché de reprendre son activité professionnelle » (arrêt n° 00-37).
Sur le fond, la Cour relève que le rapport des experts médicaux met en évidence des séquelles « altament invalidants », empêchant l'
Sentència
SENTÈNCIA 2002-20 DE 19 D'ABRIL DE 2002
CASS. INVALIDESA PER ACCIDENT DE TREBALL.
Element professional. Càrrega de la prova. La incapacitat per desenvolupar tot tipus de treball implica la pèrdua total de retribucions.
L'element professional incrementa l'element objectiu en un percentatge no superior al 20 per cent. No procedeix la mera addició de les dues magnituds.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència dictada el 2 d'octubre de 2001 per la Secció Administrativa de la Batllia va estimar parcialment la demanda formulada per la Sra. Martin contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, anul·lant les decisions d'aquest organisme de 2 d'octubre i 22 de novembre de 2000 i declarant el dret de la interessada, com a conseqüència de l'accident de treball que va patir el 30 de març de 1999, al reconeixement d'un grau d'I.P.P. del 49'5%, del qual correspon un 45% a l'element objectiu i un 4'5% a l'element professional.
2n.- Ambdúes parts van interposar recurs d'apel·lació contra la sentència esmentada, en manifestar-se disconformes, encara que per motius lògicament oposats, amb la quantificació de l'element professional que realitza el Tribunal a quo. Així, la representació de la C.A.S.S. considera que no s'ha de donar lloc en absolut a l'increment del grau d'I.P.P. per aquest concepte, ja que la interessada no s'ha reincorporat al treball i, en conseqüència, no es pot constatar la pèrdua de retribucions que pugui derivar de l'accident de treball. En sentit contrari, l'agent considera que no ha pogut reprendre la seva activitat habitual per les seqüeles de la lesió que pateix, de manera que l'element professional s'ha de fixar en un 20%, com autoritza l'article 6 del Reglament d'aplicació nº 18. D'altra banda, sosté que aquesta xifra s'ha de sumar a l'element objectiu, en lloc d'aplicar-lo de forma percentual, com fa la sentència apel·lada.