STSJAD ANDORRA, a 19 de setembre del 2002 - ROJ: STSJAD 64/2002
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé19 septembre 2002
NuméroSS-011-2/01
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 64/2002 (ECLI:AD:TSJADAD:2002:64)
> Décision commentée : STSJAD 64/2002 (ECLI:AD:TSJADAD:2002:64) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le litige concerne le régime de révision d'une pension d'invalidité servie à M. Sainz par la Caisse d'assurance sociale (CASS, Andorre). Par une résolution du 30 novembre 2000, la CASS a confirmé en appel sa décision antérieure du 6 juillet 2000, refusant de revaloriser la pension. M. Sainz a saisi le Tribunal de batlles.
Par un jugement du 6 mars 2002, le Tribunal de batlles a fait partiellement droit à la demande. Il a déclaré que M. Sainz avait droit à un complément de pension d'invalidité de 389.286 pesetas (Ptes) pour la période comprise entre décembre 1999 et décembre 2000.
Les deux parties ont interjeté appel devant le Tribunal supérieur de justice, Chambre administrative :
- **M. Sainz** demandait la réformation du jugement en vue d'imposer une révision trimestrielle de la pension, calculée sur la moyenne des salaires perçus.
- **La CASS** soutenait, à titre principal, que la part variable du salaire était totalement déconnectée de la pathologie ayant justifié l'octroi de l'invalidité. À titre subsidiaire, elle contestait le montant alloué. Elle faisait valoir que le Règlement technique n° 18 ne prévoyait ni révision ni liquidation trimestrielles.
Le Tribunal supérieur a rappelé sa compétence au titre de l'article 39-3 de la Loi qualifiée de la Justice (fondement 1). La référence à la jurisprudence antérieure de la même Chambre (sentence n° 99-11 du 17 mars 1999) figure dans les motifs.
## Question de droit
La décision soulève deux questions connexes :
1. **Question principale :** le paragraphe 1 de l'article 3 du Règlement n° 18, relatif à la révision de la pension « en fonction des résultats d'un nouveau contrôle médical », et les paragraphes suivants du même article, fondés sur l'évolution des revenus de l'intéressé, constituent-ils des hypothèses juridiques distinctes ? Dans l'affirmative, quel régime s'applique au cas d'espèce ?
2. **Question subsidiaire :** la juridiction peut-elle imposer à la CASS une révision trimestrielle de la pension lorsque le règlement ne la prévoit pas ?
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur répond par la distinction des deux fondements. Le premier paragraphe de l'article 3 régit la révision fondée sur l'état pathologique : le juge indique que « la révision est totalement liée à l'évolution de l'état pathologique ». Les paragraphes suivants, en revanche, reposent sur un fondement différent : le deuxième paragraphe commence par les mots « Également pourra… » (« També podrà… »), ce qui, selon la Cour, « démontre qu'il s'agit d'une hypothèse différente, fondée sur l'évolution des revenus de l'intéressé, indépendamment de l'évolution de son état pathologique » (traduction de l'auteur).
La Cour relève ensuite que le Tribunal de batlles a correctement appliqué les paragraphes 2 et suivants. Elle soulig
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 19 de setembre del 2002 - ROJ: STSJAD 64/2002
Le litige concerne le régime de révision d'une pension d'invalidité servie à M. Sainz par la Caisse d'assurance sociale (CASS, Andorre). Par une résolution du 30 novembre 2000, la CASS a confirmé en appel sa décision antérieure du 6 juillet 2000, refusant de revaloriser la pension. M. Sainz a saisi le Tribunal de batlles.
Par un jugement du 6 mars 2002, le Tribunal de batlles a fait partiellement droit à la demande. Il a déclaré que M. Sainz avait droit à un complément de pension d'invalidité de 389.286 pesetas (Ptes) pour la période comprise entre décembre 1999 et décembre 2000.
Les deux parties ont interjeté appel devant le Tribunal supérieur de justice, Chambre administrative :
M. Sainz demandait la réformation du jugement en vue d'imposer une révision trimestrielle de la pension, calculée sur la moyenne des salaires perçus.
La CASS soutenait, à titre principal, que la part variable du salaire était totalement déconnectée de la pathologie ayant justifié l'octroi de l'invalidité. À titre subsidiaire, elle contestait le montant alloué. Elle faisait valoir que le Règlement technique n° 18 ne prévoyait ni révision ni liquidation trimestrielles.
Le Tribunal supérieur a rappelé sa compétence au titre de l'article 39-3 de la Loi qualifiée de la Justice (fondement 1). La référence à la jurisprudence antérieure de la même Chambre (sentence n° 99-11 du 17 mars 1999) figure dans les motifs.
Question de droit
La décision soulève deux questions connexes :
Question principale : le paragraphe 1 de l'article 3 du Règlement n° 18, relatif à la révision de la pension « en fonction des résultats d'un nouveau contrôle médical », et les paragraphes suivants du même article, fondés sur l'évolution des revenus de l'intéressé, constituent-ils des hypothèses juridiques distinctes ? Dans l'affirmative, quel régime s'applique au cas d'espèce ?
Question subsidiaire : la juridiction peut-elle imposer à la CASS une révision trimestrielle de la pension lorsque le règlement ne la prévoit pas ?
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur répond par la distinction des deux fondements. Le premier paragraphe de l'article 3 régit la révision fondée sur l'état pathologique : le juge indique que « la révision est totalement liée à l'évolution de l'état pathologique ». Les paragraphes suivants, en revanche, reposent sur un fondement différent : le deuxième paragraphe commence par les mots « Également pourra… » (« També podrà… »), ce qui, selon la Cour, « démontre qu'il s'agit d'une hypothèse différente, fondée sur l'évolution des revenus de l'intéressé, indépendamment de l'évolution de son état pathologique » (traduction de l'auteur).
La Cour relève ensuite que le Tribunal de batlles a correctement appliqué les paragraphes 2 et suivants. Elle soulig
Sentència
SENTÈNCIA 2002-40 DE 19 DE SETEMBRE DE 2002
CASS. Modalitats de la revisió de la pensió en funció dels resultats d'un nou control mèdic.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- El Sr. Sainz va interposar recurs contra la resolució de la CASS de data 30 de novembre de 2000, que confirma en alçada la decisió de 6 de juliol anterior, sol·licitant de revocar la resolució impugnada i procedir a la revaluació de la pensió de l'actor.
2.- En la sentència de 6 de març de 2002, el Tribunal de Batlles ha estimat parcialment la demanda i ha declarat que el Sr. Sainz té dret a percebre 389.286 Ptes en compliment de la pensió d'invalidesa pel període comprès entre el desembre de 1999 i el desembre de 2000.
3.- En el seu recurs d'apel·lació de data 23 d'abril de 2002, el Sr. Sainz demana la revocació de la sentència recorreguda, en el sentit d'ampliar-la imposant a les parts l'obligatorietat de revisió de la pensió de forma trimestral, adeuant-la en cada període segons els càlculs fins ara realitzats, i en funció sempre de la mitja salarial rebuda pel Sr. Sainz.
L'apel·lant ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 6 de juny de 2002.
4.- En el seu recurs d'apel·lació de data 2 de maig de 2002, la CASS manifesta principalment que :
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° SS-011-2/01 — Décision commentée
no existeix discussió en el fet que la part variable del salari està totalment desvinculada de la patologia que motivà al seu dia la concessió de la invalidesa.
subsidiàriament, la CASS discuteix l'import des les sumes atribuïdes al Sr. Sainz per la sentència.
En la seva contesta del recurs d'apel·lació, de data 22 de maig de 2002, la CASS reprèn els argument i precisa que el Reglament Tècnic 18 no preveu cap mena de revisió ni de liquidació trimestrals, per tant aquest argument ha de ser desestimat.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- El Tribunal Superior , Sala Administrativa, es competent per a conèixer del recurs , en aplicació de l'article 39-3 de la Llei qualificada de la Justícia .
Segon.- La CASS estima en el seu recurs d'apel·lació, que «per a què l'import de la pensió pugui tornar a incrementar-se, procedeix apreciar amb caràcter principal que el nivell de revinguts de l'assalariat ha experimentat novament un empitjorament, que aquest eventual empitjorament no és puntual i, amb caràcter principal, que aquest nou empitjorament té com a causa la patologia que provoca la invalidesa».
Però en la sentència del Tribunal de Batlles s'ha seguit la jurisprudència d'aquesta Sala, expressada, concretament, en la sentència 99-11 de 17 de març de 1999 (Recull de jurisprudència, p. 529). Aquesta interpretació és totalment justificada per les disposicions de l'article 3 del Reglament n° 18. En efecte, el paràgraf 1° d'aquest article reglamenta efectivament les modalitats de la revisió de la pensió en funció dels resultats d'un « nou control mèdic » ; en aquest cas, la revisió està totalment lligada a l'evolució de l'estat patològic
Però, en aquest cas, s'han d'aplicar les disposicions dels paràgrafs 2 i següents dels mateix article. Ara bé, aquests paràgrafs tenen un fonament diferent de l'exposat anteriorment pel que fa al primer. D'altra banda és significatiu que el segon paràgraf comenci per les paraules « També podrà... », el que demostra que es tracta d'una hipòtesi diferent, fundada sobre l'evolució dels ingressos de l'interessat, independentment de l'evolució de seu estat patològic.
En aquest cas, la sentència ha aplicat correctament les disposicions dels paràgrafs 2 i següents de l'article 3. Podem remarcar, per això, que l'import del complement de la pensió d'invalidesa admès per la sentència, de 389.286 Ptes, correspon exactament al import previst per la CASS en el seu recurs de primera instància (veure foli. 46).
Per tant, el recurs de la CASS s'ha de desestimar pel que fa a aquest punt.
Tercer .- El reglament no preveu la possibilitat d'imposar a la CASS una revisió de la pensió de forma trimestral. El jutge no pot aleshores substituir a la llei en aquest punt i la demanda presentada pel Sr. Sainz ha de ser desestimada.
Decisio
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer : Desestimar els recursos d'apel·lació presentats per la CASS i pel Sr. Sainz.
Segon : Confirmar la sentència recorreguda i declarar que el Sr. Sainz té dret a percebre 389.286 Ptes de complement de la pensió d'invalidesa pel període comprès entre el desembre de 1999 i el desembre de 2000.
Aquesta sentència es ferma i executiva
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.