STSJAD 78/2002 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 14 octobre 2002)
Décision commentée : STSJAD 78/2002, ECLI:AD:TSJADAD:2002:78, recours SS-098-1/2001 (référence canonique fournie incomplète : « Juridiction andorrane, — ») (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une requête dirigée contre la Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS), Mme Porras sollicitait la reconnaissance d'une pension de vieillesse de 5 000 points, sur le fondement de l'article 41, premier alinéa, du Règlement technique de la CASS.
Par jugement du 4 mars 2002, la Section administrative de la Batllia (tribunal de premier degré) a rejeté la demande. Elle a retenu que l'intéressée ne justifiait pas d'une activité salariée régulière de soixante mois précédant la mise en œuvre du régime andorran de sécurité sociale, fixée au 1er avril 1968. Elle a relevé que l'intéressée n'était inscrite aux registres du Service d'immigration qu'à compter du 26 juin 1964.
Mme Porras a interjeté appel le 19 mars 2002, formalisé le 22 mai suivant. Elle soutenait qu'il était établi qu'elle avait résidé et travaillé en Andorre depuis mars 1960, selon un certificat délivré par le Service de police.
La CASS a conclu, le 13 juin 2002, à la confirmation intégrale du jugement attaqué. Les parties ont été entendues lors de l'audience.
Question de droit
La question posée au Tribunal supérieur était de savoir si une activité salariée exercée en Andorre avant l'inscription au registre d'immigration peut être prise en compte comme « travail régulier » au sens de l'article 41 du Règlement technique, alors que l'intéressée ne disposait pas, pendant cette période, des autorisations administratives requises.
Le Tribunal a dû préalablement établir sa compétence. Il a rappelé qu'il était compétent pour connaître du recours en vertu de l'article 39.3 de la Loi qualifiée de la Justice.
Le titre de la décision et ses descripteurs (« Activité salariée régulière antérieure à la mise en œuvre de la CASS. Nécessité des autorisations administratives d'immigration ou de résidence ») situent précisément le débat sur la régularité administrative de l'activité, et non sur sa réalité matérielle.
Solution et dispositif
Le Tribunal a rejeté l'appel et confirmé le jugement de première instance. Son raisonnement repose sur deux étapes.
En premier lieu, il renvoie à une jurisprudence constante de la Sala, citée dans les fondements sous les références 96-46 (20 novembre 1996), 00-28 (20 juin 2000) et 00-50 (18 octobre 2000). Selon ces arrêts, le travail accompli par des ressortissants étrangers sans les autorisations administratives d'immigration ou de résidence « ne peut être compté comme travail régulier » au sens de l'article 41 du Règlement technique.
En second lieu, il applique ce principe au cas d'espèce. Le Tribunal relève que, bien que l'intéressée ait résidé dans la Principauté depuis mars 1960, « consta acreditat que no es va inscriure com a resident al registre d'immigració fins al 26 de juny de 1964 ». Il en déduit que « és, doncs, des d'aquesta darrera data que s'ha considerat la seva activitat laboral com a regular ». La sentence de première instance est donc jugée conforme au droit.
Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
« Desestimar el recurs d'apel·lació que formula la Sra. Porras contra la sentència imp
Sentència
SENTÈNCIA 2002-54 DE 14 D'OCTUBRE DE 2002
CASS. PENSIÓ DE VELLESA. Article 41 Reglament Tècnic.
Activitat assalariada regular anterior a la posta en marxa de la CASS. Necessitat de les autoritzacions administratives d'immigració o de residència.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 4 de març de 2002 de la Secció Administrativa de la Batllia, a la qual es fa expressa referència quant a l'exposició de fets i les al·legacions de les parts, va desestimar la demanda formulada per la Sra. Porras contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què sol·licitava el reconeixement d'una pensió de vellesa de 5.000 punts, a l'empara de l'article 41, primer paràgraf, del Reglament Tècnic de la ORG_0 La desestimació es fonamenta en que l'agent no acredita una activitat assalariada regular de seixanta mesos abans la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social, el 1r. d'abril de 1968, ja que no consta inscrita als registres del Servei d'Immigració fins al 26 de juny de 1964.
2n.- Disconforme amb aquesta resolució, la interessada va interposar recurs d'apel·lació el 19 de març de 2002, que es va formalitzar davant d'aquesta Sala el 22 de maig següent. La impugnació es fonamenta en què consta acreditat que l'agent va residir i treballar a Andorra des del mes de març de 1960, com resulta del certificat expedit pel Servei de Policia.
3r.- La representació de la ORG_0 va impugnar el recurs mitjançant escrit presentat el 13 de juny de 2002, en què demana la confirmació íntegra de la sentència apel·lada, que considera plenament ajustada a dret.