STSJAD 91/2002, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 17 décembre 2002
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 17 décembre 2002, ROJ STSJAD 91/2002, ECLI:AD:TSJADAD:2002:91, recours AD-084-1/2001 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions figurant dans le texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Une ressortissante étrangère, Mme Sanz, a sollicité auprès du Gouvernement de la Principauté d'Andorre l'acquisition de la nationalité andorrane par naturalisation, sur le fondement de l'article 11 de la Loi qualificée de la nationalité du 5 octobre 1995. Elle soutenait avoir résidé au Principat depuis le 13 juillet 1971, ce que confirmaient, selon elle, les registres du Comú d'Andorra la Vella et du Servei d'Immigració. Elle se prévalait en outre d'une autorisation privilégiée de résidence et de travail, renouvelée le 2 mai 1992.
Saisi d'un recours contre la décision administrative, le Tribunal de batlles a, par sentence du 25 février 2002, rejeté la demande de Mme Sanz tendant à la reconnaissance de son droit à la nationalité. La requérante a interjeté appel le 12 mars 2002, puis formalisé son recours devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia le 29 mai 2002. Le Gouvernement s'est opposé au recours par écrit le 18 juin 2002, soutenant l'absence de résidence effective et principale de l'intéressée, sur la base d'enquêtes de police. L'audience orale a été remplacée par une procédure de conclusions écrites, et les parties ont, pour l'essentiel, réitéré leurs moyens.
Question de droit
La question posée à la Sala Administrativa était de savoir si Mme Sanz avait établi une résidence principale et permanente au Principat pendant les vingt-cinq années précédant sa demande, condition posée par l'article 11 de la Loi qualificada de la nationalité.
Le Tribunal relève d'emblée que le débat porte « essentiellement sur une question de fait ». Il s'agit donc de déterminer, par l'appréciation des preuves versées au dossier administratif et à la procédure judiciaire, si la condition de résidence est remplie. Cette qualification commande la méthode suivie : les éléments probatoires doivent être appréciés « de manière conjointe » afin de former la conviction du juge.
Le cadre normatif estruolement limité. L'article 11 de la Loi qualificada subordonne l'octroi de la naturalisation, accordée à la discrétion du Gouvernement, à trois conditions cumulatives : la preuve d'une résidence principale et permanente durant les vingt-cinq ans précédant la demande, le respect des conditions de l'article 7 de la même loi, et la démonstration d'une intégration à Andorre.
Solution et dispositif
La Sala Administrativa rejette l'appel et confirme intégralement la sentence de première instance. Son raisonnement repose sur une hiérarchisation des éléments de preuve.
**Sur la valeur probante des regist
Sentència
SENTÈNCIA 2002-67 DE 17 DE DESEMBRE DE 2002
NACIONALITAT. Adquisició per naturalització dels residents al Principat durant els 25 anys precedents. No queda acreditada la residència permanent i efectiva a Andorra.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència dictada el 25 de febrer de 2002 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va desestimar la demanda formulada per la Sra. Sanz contra el M.I. Govern, en què sol·licitava el reconeixement del seu dret a adquirir la nacionalitat andorrana, a l'empara de l'article 11 de la Llei qualificada de 5 d'octubre de 1995.
2n.- Disconforme amb aquesta resolució, la interessada va interposar recurs d'apel·lació en data 12 de març de 2002, i el va formalitzar davant d'aquesta Sala el 29 de maig següent. Al·lega en defensa de les seves pretensions que resideix al Principat des del 13 de juliol de 1971, com es desprèn dels registres del Comú d'Andorra la Vella i del Servei d'Immigració, i que disposa d'autorització privilegiada de residència i treball que va ser renovada el 2 de maig de 1992. D'aquestes dades en dedueix que es troba suficientment acreditada la seva residència per un període superior als 25 anys, de manera que procedeix atorgar-li la nacionalitat andorrana, en aplicació de l'article 11 de la Llei qualificada de 5 d'octubre de 1995.
3r.- El Govern va oposar-se al recurs mitjançant escrit presentat el 18 de juny de 2002, que es basa en la manca de residència efectiva i amb caràcter principal de la interessada al Principat, com es desprèn de les enquestes de policia que es van dur a terme, per la qual cosa sol·licita la confirmació íntegra de la sentència apel·lada.