STSJAD 104/2003 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 13 novembre 2003)
Décision commentée : STSJAD 104/2003, ECLI:AD:TSJADAD:2003:104 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société « Salamanca », fournisseur de matériaux de construction, a introduit une action en paiement contre « Alvarado » devant le Tribunal de Batlles, selon la procédure ordinaire (dossier n° 157-4/99). Le jugement de première instance, rendu le 17 avril (année non précisée dans la décision), a partiellement accueilli la demande et condamné le défendeur à payer la somme de 40 149,23 euros, majorée des intérêts légaux à compter de la date à laquelle le jugement est devenu définitif, ainsi que les dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur.
Le défendeur a interjeté appel. Son grief principal, tel que le formule la Cour, tient à ce que le Tribunal de Batlles se serait écarté du rapport de l'expert, l'architecte M. Peña, désigné par le juge lui-même comme expert impartial et extérieur aux parties. Le rapport proposait des déductions sur le montant réclamé.
La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia est composée du président Jean Louis Vuillemin et des magistrats Antoni Bruguera Manté (rapporteur) et Joan Manel Abril Campoy. Elle statue en appel par une sentence unique.
Question de droit
La question posée à la Cour est double :
- Le juge de première instance peut-il s'écarter des conclusions d'un rapport d'expertise qu'il a lui-même ordonné, et dans quelles conditions ?
- L'appelant, qui conteste une telle divergence sans démontrer l'erreur des motifs retenus, peut-il obtenir la réformation du jugement ?
La Cour rappelle le principe selon lequel « les juges ne sont pas tenus de soumettre leurs décisions aux rapports d'expertise ». Elle en déduit que la question n'est pas de savoir si le jugement suit l'expert, mais si la motivation du premier juge est raisonnée et raisonnable.
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel après un examen point par point des motifs du jugement entrepris. Elle relève que la décision de première instance :
- refuse de déduire le montant des « ingletes » (coupes d'angle) au motif qu'elles ne figuraient pas au devis, point que l'appelant ne conteste pas ;
- refuse de déduire 896 000 pesetas de main-d'œuvre au titre de pièces défectueuses, faute de preuve de leur existence, affirmation non contestée en appel ;
- retient la livraison effective de la marchandise facturée, les bons de réception ayant été signés par le personnel du défendeur, ce qui impose le paiement.
El
Sentència
SENTÈNCIA de 13 de novembre de 2003
Prova pericial.- Valoració de la prova
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En els autes de núm. 157-4/99, tramitats pel procediment ordinari, en reclamació de quantitat, seguit per la mercantil "Salamanca" contra "Alvarado", el dia 17 d'abril d'aquest any l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar una Sentència en què va estimar parcialment la demanda i va condemnar la darrera a pagar l'import de 40.149,23 Euros més interessos legals a comptar de la data de fermesa de la Sentència i costes judicials amb inclusió dels honoraris d'advocat i procurador.
II.- "Alvarado" ha interposat recurs d'apel·lació contra la resolució anterior. El recurs ha estat tramitat d'acord amb la llei.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté.
FONAMENTS DE DRET
I.- L'únic greuge que al·lega la subministradora del material de construcció "Salamanca" és que la Sentència dels Batlles s'ha apartat del contingut del dictamen emès per l'Arquitecte Sr. Peña malgrat que havia estat nomenat pel mateix Batlle com a perit imparcial aliè a les parts; al·legació rebutjable, perquè com l'apel·lant no ignora, els jutges no han de subjectar les seves resolucions als dictàmens pericials, i en aquest cas la Sentència apel·lada explica perquè no accepta els descomptes que proposa el Sr. Peña en el dictamen (foli 1057 pàg. 20). La Sentència ho fa de manera raonada i raonable, sense que la recurrent contradigui els seus fonaments els quals romanen per consegüent intactes, ço que determina la desestimació del recurs. En efecte, la Sentència dels Hbles. Batlles exposa: