I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 123/2003 (ECLI:AD:TSJADAD:2003:123)
Décision commentée : STSJAD 123/2003, Tribunal Superior de Justicia d'Andorra, Sala Administrativa, 24 mars 2003, recours n° SS-0006-2/2002 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Sanz, a sollicité une pension de vieillesse de 5 000 points auprès de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS). Le conseil d'administration de la CASS a rejeté sa demande par des décisions dont le texte mentionne les dates du 29 octobre 2002 et du 23 janvier (le millésime indiqué dans le texte est « 2002 », vraisemblablement erroné, la date n'étant pas vérifiable à la lecture de la décision).
Saisie du recours, la Secció Administrativa de la Batllia a rejeté la demande par la sentence n° 2002-80 du 23 octobre 2002. Elle a retenu que l'assuré n'avait pas justifié d'une activité salariée régulière pendant les soixante mois précédant la mise en œuvre du régime andorran de sécurité sociale, fixée au 1er avril 1968. Selon cette juridiction, il n'était pas inscrit aux registres du Service d'immigration avant le 22 mai 1963.
M. Sanz a interjeté appel le 16 décembre 2002. Il soutenait que son séjour et son travail au Principat entre le 23 mars 1963, date de son arrivée, et le 22 mai 1963 n'avaient pas revêtu un caractère clandestin, et il demandait la révocation du jugement de première instance et la reconnaissance de son droit à la pension.
La CASS a conclu au rejet de l'appel le 16 janvier 2003. Elle faisait valoir que l'activité exercée sans autorisation de résidence et de travail délivrée par l'autorité compétente ne pouvait être qualifiée de salariée régulière. L'aud
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL. Article 41 del Reglament Tècnic. Acreditació de la regularitat en el treball abans de la implantació del règim de Seguretat Social al Principat; document anomenat "passe blanc". »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 24 de març del 2003 - ROJ: STSJAD 123/2003 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« 1.- La Secció Administrativa de la Batllia, en la sentència número 2002-80, de 23 d'octubre de 2002, va desestimar la demanda interposada pel Sr. Sanz contra les resolucions del consell d'administració de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de 29 d'octubre de 2002 i de 23 de gener de 2002, que li denegaren la pensió de vellesa de 5.000 punts. La resolució judicial objecte d'aquesta apel·lació es fonamenta en que l'agent no acredita una activitat assalariada regular de seixanta mesos abans de la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social, l'1 d'abril de 1.968, j… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 24 mars 2003 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 2003-08 DE 24 DE MARÇ DE 2003
CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL. Article 41 del Reglament Tècnic. Acreditació de la regularitat en el treball abans de la implantació del règim de Seguretat Social al Principat; document anomenat "passe blanc".
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Secció Administrativa de la Batllia, en la sentència número 2002-80, de 23 d'octubre de 2002, va desestimar la demanda interposada pel Sr. Sanz contra les resolucions del consell d'administració de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de 29 d'octubre de 2002 i de 23 de gener de 2002, que li denegaren la pensió de vellesa de 5.000 punts. La resolució judicial objecte d'aquesta apel·lació es fonamenta en que l'agent no acredita una activitat assalariada regular de seixanta mesos abans de la posta en marxa del règim andorrà de seguretat social, l'1 d'abril de 1.968, ja que no consta inscrit als registres del Servei d'Immigració fins el 22 de maig de 1.963.
2.- Contra la sentència citada, el Sr. Sanz va interposar un recurs d'apel·lació que va tenir entrada en la secretaria d'aquesta Sala el 16 de desembre de 2002. Basa l'escrit en què l'estada i treball del Sr. Sanz al Principat d'Andorra entre el 23 de març de 1963 (data d'arribada) i el 22 de maig de 1963 no han estat clandestins i sol·licita la revocació de la sentència amb el reconeixement del dret a percebre la pensió de vellesa de 5.000 punts.
3.- De l'anterior escrit se'n donà trasllat a la representació processal de la CASS, que el va impugnar el 16 de gener de 2003, adduint que l'assegurat no ha acreditat activitat assalariada regular perquè no es pot considerar com a tal la duta a terme sense autorització de residència i treball atorgada per l'autoritat competent.