STSJAD ANDORRA, a 22 de setembre del 2003 - ROJ: STSJAD 151/2003
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé22 septembre 2003
NuméroAD-013-2/2002
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 151/2003 (ECLI:AD:TSJADAD:2003:151)
> Décision commentée : STSJAD 151/2003 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La société Gomila a sollicité l'établissement de son droit à réaliser un projet de construction sur un terrain dont elle était propriétaire. Le Govern (Gouvernement andorran) a rejeté ses prétentions par une décision n° 14330/2002 du 20 février 2002, confirmant sur recours gracieux (*reposició*) la décision antérieure n° 12402/2001 du 8 novembre 2001.
Saisi d'un recours, le Tribunal de Batlles a, par jugement du 6 février 2003, rejeté la demande et déclaré la décision gouvernementale conforme au droit. La société Gomila a interjeté appel le 1er avril 2003, puis produit des conclusions complémentaires le 15 mai 2003. Le Govern a conclu au rejet de l'appel, en soutenant que la suspension de l'octroi des licences prévue par la disposition transitoire seconde de la LGOTU (*Llei general d'ordenació territorial i urbanística*) était applicable à la société.
Le Tribunal superior de justícia, Sala administrativa, a été saisi du recours (AD-013-2/2002), le rapporteur étant M. Bernard Plagnet. La date de présentation du recours d'appel et le détail de la procédure antérieure à la décision gouvernementale ne sont pas tous précisés dans la décision.
## Question de droit
La décision pose, au fond, la question de savoir si la suspension provisoire et cautelaire de l'octroi des licences, prévue par la disposition transitoire seconde, apartat 2, de la LGOTU, est applicable à un projet de construction portant sur un terrain que la société requérante estimait constructible. Plus précisément, la juridiction devait déterminer :
- si la disposition transitoire seconde demeure applicable à un litige engagé avant sa perte de vigueur alléguée, au regard du principe *tempus regit actum* ;
- si l'abstention du Govern à proroger la suspension peut être qualifiée d'acte propre ;
- selon quels critères un terrain doit être regardé comme constructible, entre les règles des ordonnances générales et communales et les critères de l'article 25 de la LGOTU.
Le tribunal soulève, à titre subsidiaire, une question de procédure : l'incongruité de la décision administrative, non relevée ici comme moyen fondé.
## Solution et dispositif
Le Tribunal superior rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Sur le plan procédural, il écarte le moyen tiré de l'incongruence et de la violation du principe d'équilibre processuel : les autorités publiques ne sont pas limitées dans la motivation de la décision prise après un recours d'alçada, et la société n'a pas été privée de son droit de contradiction, de sorte qu'elle ne se trouvait pas en état d'indéfense.
Sur le fond, le raisonnement s'articule en plusieurs temps.
**1. Sur l'application dans le temps.** Le tribunal rappelle que la loi en vigueur à la date de présentation de la demande s'applique en principe. La disposition transitoire seconde étant en vigueur à cette date, elle régit le litige. L'application immédiate de la loi plus favorable n'est admise, selon la juridiction, qu'en matière de droit répressif, en tant que règle issue du droit pénal ; elle ne saurait donc être invoquée ici.
**2. Sur l'acte propre.** La possibilité de proroger la suspension, prévue par la disposition transitoire quatrième, constitue une simple faculté et non une obligation. Le Govern a pu justifier
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 22 de setembre del 2003 - ROJ: STSJAD 151/2003
La société Gomila a sollicité l'établissement de son droit à réaliser un projet de construction sur un terrain dont elle était propriétaire. Le Govern (Gouvernement andorran) a rejeté ses prétentions par une décision n° 14330/2002 du 20 février 2002, confirmant sur recours gracieux (reposició) la décision antérieure n° 12402/2001 du 8 novembre 2001.
Saisi d'un recours, le Tribunal de Batlles a, par jugement du 6 février 2003, rejeté la demande et déclaré la décision gouvernementale conforme au droit. La société Gomila a interjeté appel le 1er avril 2003, puis produit des conclusions complémentaires le 15 mai 2003. Le Govern a conclu au rejet de l'appel, en soutenant que la suspension de l'octroi des licences prévue par la disposition transitoire seconde de la LGOTU (Llei general d'ordenació territorial i urbanística) était applicable à la société.
Le Tribunal superior de justícia, Sala administrativa, a été saisi du recours (AD-013-2/2002), le rapporteur étant M. Bernard Plagnet. La date de présentation du recours d'appel et le détail de la procédure antérieure à la décision gouvernementale ne sont pas tous précisés dans la décision.
Question de droit
La décision pose, au fond, la question de savoir si la suspension provisoire et cautelaire de l'octroi des licences, prévue par la disposition transitoire seconde, apartat 2, de la LGOTU, est applicable à un projet de construction portant sur un terrain que la société requérante estimait constructible. Plus précisément, la juridiction devait déterminer :
si la disposition transitoire seconde demeure applicable à un litige engagé avant sa perte de vigueur alléguée, au regard du principe tempus regit actum ;
si l'abstention du Govern à proroger la suspension peut être qualifiée d'acte propre ;
selon quels critères un terrain doit être regardé comme constructible, entre les règles des ordonnances générales et communales et les critères de l'article 25 de la LGOTU.
Le tribunal soulève, à titre subsidiaire, une question de procédure : l'incongruité de la décision administrative, non relevée ici comme moyen fondé.
Solution et dispositif
Le Tribunal superior rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Sur le plan procédural, il écarte le moyen tiré de l'incongruence et de la violation du principe d'équilibre processuel : les autorités publiques ne sont pas limitées dans la motivation de la décision prise après un recours d'alçada, et la société n'a pas été privée de son droit de contradiction, de sorte qu'elle ne se trouvait pas en état d'indéfense.
Sur le fond, le raisonnement s'articule en plusieurs temps.
1. Sur l'application dans le temps. Le tribunal rappelle que la loi en vigueur à la date de présentation de la demande s'applique en principe. La disposition transitoire seconde étant en vigueur à cette date, elle régit le litige. L'application immédiate de la loi plus favorable n'est admise, selon la juridiction, qu'en matière de droit répressif, en tant que règle issue du droit pénal ; elle ne saurait donc être invoquée ici.
2. Sur l'acte propre. La possibilité de proroger la suspension, prévue par la disposition transitoire quatrième, constitue une simple faculté et non une obligation. Le Govern a pu justifier
Sentència
SENTÈNCIA 2003-36 DE 22 DE SETEMBRE DE 2003
DRET URBANISTIC
Contingut de la disposició transitòria segona de la LGOTU - apreciació de caràcter edificable de terreny i aplicació del article 25 de la LGOTU
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- Gomila va interposar recurs contra el Decret del Govern núm. 14330 de data 20 de febrer de 2002, desestimatori del recurs formulat contra el Decret del Govern núm. 12402 de 8 de novembre del 2001, sol·licitant, en resum, d'establir el dret de la societat demandant a la realització del projecte constructiu, en els termes i condicions en què fou sotmès al Govern
2.- En la sentencia de 6 de febrer de 2003, el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda formulada per Gomila i ha declarat que la resolució del Govern núm. 14330/2002 de 20 de febrer de 2002 és conforme a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
3.- En el seu recurs d'apel·lació de data 1 d'abril de 2003 i en el seu escrit de conclusions de 15 de maig de 2003, la societat Gomila ha presentat els seus arguments, que seran examinats en detall en els fonaments de dret.
4.- En la seva contesta de data 22 d'abril de 2003 i en el seu escrit de conclusions de data 28 d'abril de 2003, el MI Govern manifesta principalment que la decisió de data 20 de febrer de 2002 es conforme a dret, en la mesura on la suspensió de l'atorgament de llicencies està prevista per la disposició transitòria segona de la LGOTU, i aquest text és aplicable a la societat Gomila.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° AD-013-2/2002 — Décision commentée
El Tribunal Superior, Sala Administrativa, és competent per a conèixer del recurs, en aplicació de l'article 39-3 de la Llei qualificada de la Justícia .
Segon.- En el seu recurs d'apel·lació i en el seu escrit de conclusions, la societat Gomila, suscita a títol subsidiari, greuges de caràcter processal, referent a la resolució del MI Govern de data 20 de febrer de 2002 (núm. 14330) :
« per incongruència de pronunciament en no haver resolt totes i cadascuna de les peticions formulades per la meva representada » :
El problema principal que suscita el recurs presentat el 27 de novembre de 2001 és saber si la disposició transitòria segona, apartat 2 era o no aplicable al litigi en curs. Es tractava en particular d'interpretar el contingut d'aquesta disposició que preveu la suspensió de llicències « en terrenys tant privats com públics, i tots els projectes, sigui quina en sigui la denominació, promoguts per la iniciativa privada, que comportin dotar d'edificabilitat terrenys que no la tenen segons l'article 25 ». La societat manifesta que els terrenys en curs complien les condicions previstes en l'article 25. Sobre aquest punt central de la contesta, la resolució del Govern aporta una resposta argumentada (veure foli 345 i 346) i està per tant puntualment motivada:
« per infracció del principi d'equilibri processal de les parts, en modificar unilateralment els fonaments de la resolució administrativa en reposició ».
Les autoritats públiques no estan sotmeses a cap limitació en quan a la motivació d'una decisió intervinguda desprès d'un recurs d'alçada. Podem afegir dues observacions: les autoritats públiques estan sotmeses a l'obligació de preservar l'interès general i per tant han d'aportar tots els arguments jurídics que permetin justificar una decisió conforme a la recerca d'aquest objectiu; a més la societat Gomila no ha estat privada del dret de contradir aquesta decisió i no s'ha trobat per tant en posició d'indefensió.
Per tant s'han de rebutjar les pretensions presentades per la societat Gomila.
Tercer.- Sobre el fons, la demanda exposa principalment el problema jurídic que ja ha estat invocat, és a dir el contingut de la disposició transitòria segona de la LGOTU.
Cal, en primer lloc, procedir a una anàlisi dels texts aplicables, abans de pronunciar-se sobre els arguments presentats per les parts.
La disposició transitòria segona de la LGOTU exposa, en el seu apartat 2, un principi general de suspensió de llicencies : « A partir de l'entrada en vigor de la present Llei, i fins a la data de suspensió de llicencies comunals prevista en els articles 90, si es decreta, i 91 queda suspès provisionalment i cautelarment l'atorgament de llicencies per a nous avantprojectes d'urbanització, plans parcials i especials, parcel.lacions i reparcel.lacions, en terrenys tant privats com públics, i tots els projectes, sigui quina en sigui la denominació, promoguts per la iniciativa privada, que comportin dotar d'edificabilitat terrenys que no la tenen segons l'article 25 »
Aquesta mesura de suspensió general estava en vigor al moment de la presentació de la demanda de la llicència per la societat Gomila. Ara bé, segons un principi general de dret, convé d'aplicar, en principi, la legislació en vigor al moment de la presentació de la demanda. Partint d'aquest principi, convé examinar els arguments presentats per la societat Gomila en el seu recurs d'apel·lació. La demandant ha resumit aquests arguments a la pàgina 53 del seu recurs d'apel·lació, que seran objecte d'anàlisi a continuació.
Quart.- S'al·lega en primer lloc que « la pèrdua de vigència durant la tramitació del present litigi de la disposició transitòria segona, apartat segon, de la LGOTU, determina un règim normatiu més favorable a les pretensions d'aquesta part, quin extrem d'acord amb la doctrina invocada faculta la seva aplicació a l'objecte del present litigi, en derogació del principi tempus regit actum ».
Com ja s'ha indicat amb anterioritat, el principi general és l'aplicació de la legislació en vigor a la data de la presentació de la demanda. La demandant demana l'aplicació immediata de la legislació la més favorable. Però aquest principi només és aplicable en dret sancionador, ja que depèn d'una regla general de dret penal. Per tant aquesta excepció no és aplicable en aquest cas i aquest primer argument s'ha de rebutjar.
Cinquè.- En segon lloc, s'argumenta que « el govern no ha utilitzat les seves facultats suspensives que li atorga la LGOTU, per tant no pot anar en contra dels seus propis actes ».
La possibilitat de prorrogar la suspensió està prevista a la disposició transitòria quarta. Cal remarcar que aquest text preveu una simple possibilitat i no una obligació pel Govern. El Govern ha justificat la seva abstenció al estimar que la pròrroga prevista en la disposició transitòria segona tenia un caràcter general i que, en conseqüència, la pròrroga era inútil (veure pàgina 6 de la seva contesta). De tota manera com ja s'ha indicat anteriorment, la suspensió era aplicable en el cas de la societat Gomila des del moment que aquesta disposició transitòria segona estès en vigor en el moment de la presentació de la seva demanda. En aquestes condicions, l'abstenció del Govern no es pot analitzar com un « acte propi » que comprometi al Govern.
Aquest argument s'ha de rebutjar
Sisè.- El altres arguments presentats per la societat Gomila es poden resumir com segueix : els terrenys han de considerar-se com « edificables » en aplicació de les ordinacions generals i comunals; des d'aleshores, la disposició transitòria segona no seria aplicable, segons la interpretació a contrario del final d'aquesta disposició, « que comportin dotar d'edificabilitat terrenys que no la tenen segons l'article 25 ».
La societat es refereix principalment a l'atribució de la llicència acordada a l'anterior propietari (veure foli 320) i manifesta que aquesta decisió confirma que el terreny era edificable: « Així doncs si d'acord amb les ordinacions generals i comunals el Govern l'any 1991 va entendre que el terreny avui propietat de la meva principal estava urbanitzat, i per aquest motiu li va concedir una llicencia d 'edificació, sota el mateix règim normatiu el terreny ha de ser igualment edificable....el fet que el terreny disposi d'accés rodat, subministrament d'aigua potable i electricitat i evacuació d'aigües residuals, és directament edificable, segons les ordinacions generals i comunals, així com la LGOTU »
Però cal remarcar que el decret n° F/91/283 de data 30 d'abril de 1991 preveia que « l'autorització caducarà en el termini d'un any des de la data del present Decret, en cas de no haver-se iniciat l'obra » (veure foli 322).
L'atribució de la llicencia està per tant actualment caducada.
A més l'apreciació de caràcter edificable de terreny s'ha d'apreciar en funció dels principis previstos a l'article 25 de la LGOTU, com ho precisa expressament la disposició transitòria segona, apartat 2, més amunt citat, i no en funció de les regles previstes per les ordinacions generals i comunals. En efecte, l'aplicació d'aquestes ordinacions queda suspesa per la societat Gomila, per la disposició transitòria segona. Aquesta mesura de suspensió evidentment no pot tenir per efecte deixar en vigor les ordinacions anteriors, ja que precisament la mesura de suspensió té per objecte no aplicar aquests, fins aconseguir l'aplicació del Pla d'ordenació i urbanisme de les parròquies. La solució del present litigi no es pot per tant recercar en les disposicions de les ordinacions anteriors, com ho demana varies vegades la societat Gomila.
Cal per tant examinar, si les condicions previstes per l'article 25 de la LGOTU es compleixen en aquest cas :
L'article 25 disposa : « Constitueixen sol urbà, i així han de ser qualificats pel Pla d'ordenació i urbanisme parroquial, tots aquells terrenys que disposin almenys d'accés rodat i dels serveis d'aigua potable, evacuació d'aigües residuals o un sistema homologat de depuració i subministrament d'energia elèctrica, per servir les necessitats de les edificacions o instal·lacions previstes en la Planificació segons la normativa vigent del moment ».
L'article 27 de la Llei aporta una precisió important : « Els terrenys qualificats de sol urbà, els treballs d'urbanització dels quals ja hagin estat executats i que disposin efectivament de tots els serveis enumerats à l'article 25 (les negretes son nostres) són immediatament edificables de conformitat amb les condicions i la normativa establertes per a la unitat d'actuació respectiva, una vegada obtingut el dret a edificar materialitzat per la llicencia d'edificació ».
Ara bé, es desprèn clarament de l'informe del Govern de data 8 de febrer de 2002 (veure foli 342) que els « terrenys no es troben en l'actualitat urbanitzats, i respecte dels quals no existeix cap avantprojecte o projecte d'urbanització aprovat i en vigència ».
És igualment cert que la societat Gomila. no es troba en la situació prevista en l'article 31 de la Llei que permet, en certs casos, una « urbanització i edificació simultànies » : « Quan motivacions tècniques o econòmiques ho aconsellin, el Comú pot atorgar la llicencia d'edificació simultàniament amb l'aprovació dels treballs d'urbanització, sempre que els interessats prestin aval bancari suficient per garantir l'execució total d'aquests treballs ».
La conclusió de l'informe de 8 de febrer de 2002, ja mencionat és per tant conforme a l'anàlisi dels texts : « Per tant, i atès que el projecte presentat per la societat recorrent preten realitzar una nova urbanització dels terrenys, el mateix no pot ésser autoritzat, essent-li d'aplicació la suspensió provisional i cautelar d'atorgament de llicencies prevista per la LGOTU » (veure foli 342 i 343).
Els arguments presentats par la societat Gomila s'han de rebutjar.
Setè .- La société Gomila manifesta en el seu recurs d'appel.lacio : « La suspensió de llicencies suposa una limitació al dret de propietat que s'ha d'interpretar restrictivament. »
Un text de llei clar ha de ser aplicat de manera literal pel jutge. En aquest cas, la disposició transitòria segona comporta disposicions que no presenten cap dificultat d'interpretació: preveu la suspensió de l'acord de llicències excepte si els terrenys compleixen les condicions previstes per l'article 25 de la Llei. Com ja s'ha dit abans, els terrenys en curs no compleixen aquestes condicions i la suspensió és per tant aplicable. No es tracta d'una interpretació sinó d'una aplicació pura i simple dels termes mateixos de la llei.
Vuitè.- Resulta de les consideracions anteriors que la decisió del Govern núm.14330/ 2002 de data 20 de febrer de 2002 (veure foli. 346) es conforme a dret.
Novè.- La desestimació de la demanda d'anul·lació de la resolució impugnada, fa innecessari l'examen de la pretensió indemnitzadora.
Desè.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instancia.
Decisio
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer : Desestimar el recurs d'apel·lació presentat per la societat Gomila
Segon : Confirmar la sentencia recorreguda i declarar que la resolució del Govern num.14330/ 2002 del 20 de febrer de 2002, ratificant en reposició la decisió de 8 de novembre de 2001, amb el núm. 12402/ 2001, és conforme a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer : De no efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.