STSJAD 152/2003
Décision commentée : STSJAD 152/2003, Tribunal superior de justícia d'Andorra (Sala administrativa), 22 septembre 2003, ECLI:AD:TSJADAD:2003:152 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société « Badía » a obtenu d'un Quart (entité infra-communale andorrane) une autorisation de construire, moyennant le paiement d'un « canon ». Estimant ce versement indu, elle a saisi le Tribunal de batlles de demandes accumulées dirigées contre les Quarts d'Ordino et de Sornàs. Ces demandes tendaient à l'annulation des décisions tacites de rejet de ses sollicitations et à la restitution des sommes versées.
Par jugement du 7 février 2003, la Section administrative du Tribunal de batlles a fait droit à ces demandes. Elle a annulé les décisions tacites et reconnu à la société le droit au remboursement des sommes indûment acquittées. Le juge de première instance fondait essentiellement sa décision sur l'absence de compétence des Quarts pour percevoir des tributs, compétence que la Sala administrativa avait déjà écartée dans un arrêt du 20 juin 2000 (n° 00-21).
Le Quart de Sornàs a interjeté appel le 24 février 2003, puis a formalisé son recours le 22 avril 2003. Il soutenait que la jurisprudence avait reconnu la compétence urbanistique des Quarts et que la Corporation n'avait pas créé de tribut nouveau, se bornant à percevoir un canon établi antérieurement à l'entrée en vigueur de la Constitution et périodiquement actualisé. La société, par écrit du 8 mai 2003, a conclu au rejet intégral de l'appel. Le Quart d'Ordino s'est déclaré d'accord avec les prétentions de l'appelant. Les parties ont été entendues à l'audience (vista oral). La date exacte de l'entrée en vigueur de la Constitution n'est pas précisée dans la décision.
Question de droit
La Cour devait résoudre deux questions liées.
La première porte sur la qualification juridique de l'exaction : le « canon » perçu à l'occasion d'une autorisation de construire relève-t-il de la catégorie des tributs, ou constitue-t-il une simple contrepartie d'un service, échappant ainsi au régime tributaire ? La réponse conditionne l'examen de la compétence de l'entité qui le perçoit.
La seconde porte sur la compétence en matière tributaire des Quarts, après l'entrée en vigueur de la Constitution. Il s'agissait de savoir si les dispositions postérieures à la Constitution avaient attribué aux Quarts un pouvoir d'établissement ou d'exaction de tributs, ou si ce pouvoir demeurait réservé à d'autres niveaux institutionnels, et si la perception d'un canon préexistant pouvait fonder, à elle seule, une « cobertura legal ».
Solution et dispositif
Sur la qualification. La Cour écarte la dénomination de « canon » retenue par la Corporation appelante. Elle juge que l'exaction doit être «
Sentència
SENTÈNCIA 2003-37 DE 22 DE SETEMBRE DE 2003
TRIBUTS. Cànon per l'atorgament d'una autorització de construcció : naturalesa tributària. QUARTS. Manca de competència en matèria tributària.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 7 de febrer de 2003 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va estimar les demandes acumulades que havia formulat l'entitat "Badía" contra els Quarts d'Ordino i de Sornàs i, prèvia anul·lació de les decisions tàcites que havien desestimat les sol·licituds presentades per l'agent, va declarar el seu dret al retorn de les quantitats indegudament satisfetes en concepte de cànon per l'atorgament d'una autorització de construcció. La resolució del Tribunal a quo es fonamenta, essencialment, en la manca de competència dels Quarts per a l'exacció de tributs, que ja havia estat declarada per aquesta Sala en sentència de 20 de juny de 2000.
2n.- La representació del Quart de Sornàs va interposar recurs d'apel·lació en data 24 de febrer de 2003 i el va formalitzar davant d'aquest Tribunal el 22 d'abril de 2003, al·legant que la jurisprudència ha reconegut la competència urbanística dels Quarts i, d'altra banda, que la Corporació no ha creat cap tipus de tribut, sinó que s'ha limitat a percebre un cànon ja establert amb anterioritat a l'entrada en vigor de la Constitució, i periòdicament actualitzat.
3r.- L'entitat agent va impugnar el recurs mitjançant escrit presentat el 8 de maig de 2003, en el qual sol·licita la seva íntegra desestimació, en considerar que la sentència apel·lada ha realitzat una adequada interpretació de les normes aplicables al cas. Per la seva banda, el Quart d'Ordino ha manifestat la seva conformitat amb les pretensions deduïdes al recurs d'apel·lació.