STSJAD 162/2003 (Andorre, Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, 17 novembre 2003)
Décision commentée : STSJAD 162/2003, ECLI:AD:TSJADAD:2003:162 (Lire sur source officielle)
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Faits et procédure
Le requérant, M. Duque, a sollicité une autorisation de résidence et de travail auprès des autorités andorranes. Par deux résolutions administratives des 11 mars et 9 avril 2003, cette demande a été refusée. Il a alors saisi la Sección Administrativa du Tribunal de Batlles d'un recours tendant à l'annulation de ces décisions. Par jugement du 25 juin 2003, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande dirigée contre le Govern.
L'intéressé a interjeté appel. Il faisait valoir une expérience professionnelle d'aide-cuisinier dans plusieurs restaurants de son pays d'origine, une offre d'emploi dont la rémunération était presque double du salaire minimum légal, ainsi que la présence sur le territoire principautaire, depuis plus de vingt ans, de son frère, de l'épouse et des filles de celui-ci. Le Govern a conclu à la confirmation du jugement de première instance, au motif que celui-ci était conforme à l'article 40.2 de la Llei qualificada d'immigració.
Aucune mesure d'instruction n'ayant été demandée devant la Sala, l'affaire a été mise en délibéré. La présente décision est une sentence (n° 2003-47) rendue par la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia, sous la présidence du magistrat ponent M. Albert Andrés Pereira. Le titre retenu est : « Estrangers. Autorització de residència i treball. Quota general fixada pel Govern ».
Question de droit
La question posée à la Cour était de savoir si un ressortissant d'un État ne bénéficiant pas du principe de priorité peut obtenir une autorisation de résidence et de travail lorsqu'il ne démontre ni une haute spécialisation ni une expérience professionnelle suffisante pour le poste visé.
Le juge devait en outre déterminer la charge de la preuve de ces conditions et la portée de l'examen qu'il exerce sur l'appréciation administrative, dans le cadre d'un contentieux d'appel contre un jugement confirmant un refus.
Le fondement normatif est double. D'une part, l'article 40.2 de la Llei qualificada d'immigració (du 14 mai 2002) pose le principe selon lequel les ressortissants des États ne bénéficiant pas du principe de priorité prévu à l'article 39 de la loi « només poden obtenir una autorització d'immigració » s'ils établissent leur haute spécialisation et/ou leur expérience professionnelle pour l'emploi visé, ou s'ils perçoivent un salaire en rapport avec la qualification acquise, à condition que cela soit justifié par les besoins du marché du travail. D'autre part, l'article 2.2 du Reglament de quota general d'autoritzacions de residència i treball (décret du 13 novembre 2002) encadre les autorisations délivrées dans la limite des quotas fixées par le Govern.
Solution et dispositif
La Sala rejette l'appel. Elle retient que « l'examen du dossier administratif et des documents produits » permet de conclure, comme l'avait fait le premier juge, que le requérant ne dispose pas d'une haute spécialisation, dès lors qu'il ne produit qu'un certificat de formation professionnelle d'aide
Sentència
SENTÈNCIA 2003-47 DE 17 DE NOVEMBRE DE 2003
ESTRANGERS. Autorització de residència i treball. Quota general fixada pel Govern. Els nacionals dels Estats que no es beneficien del principi de prioritat només poden obtenir una autorització si acrediten una alta especialització i/o experiència professional.
Antecedents de fet
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 25 de juny de 2003 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va desestimar la demanda formulada pel Sr. Duque contra el M.I. Govern, en què demanava l'anul·lació de les resolucions administratives d'11 de març i 9 d'abril de 2003, que van denegar la sol·licitud d'autorització de residència i treball formulada per l'interessat.
2n.- La representació de l'agent va interposar recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, argumentant que disposa d'experiència professional com a ajudant de cuina en diversos restaurants del seu país d'origen, i d'una oferta de treball amb un sou que gairebé duplica el salari mínim legal. A més, el seu germà i l'esposa i filles d'aquest resideixen al Principat des de fa més de vint anys.
3r.- La representació del Govern va contestar el recurs, al·legant que la sentència apel·lada s'ajusta perfectament al contingut de l'article 40.2 de la Llei qualificada d'immigració, de manera que havia de ser confirmada en els seus propis termes.
4t.- Un cop elevades les actuacions a aquesta Sala, es va designar Magistrat ponent i, en no haver-se sol·licitat la pràctica de proves en aquesta instància, el recurs va quedar conclòs per a deliberació i decisió.