I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil, 22 décembre 2004 (STSJAD 26/2004)
Décision commentée : STSJAD 26/2004, Tribunal superior de justícia d'Andorre, Sala civil, 22 décembre 2004, recours n° 154/04 (ECLI:AD:TSJADAD:2004:26) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un litige locatif opposait Mme Cañellas, demanderesse en première instance, à la société Marcos, défenderesse. La demande portait sur un contrat de sous-location, dont la production n'a pas été faite dans la première instance. Une sentence de la Batllia du 26 avril 2001, devenue ferme, avait rejeté cette demande au fond pour défaut de preuve de son fondement contractuel. Mme Cañellas a introduit un second procès, portant sur le même objet, entre les mêmes parties.
Par arrêt rendu en appel (recours n° 154/04), la Sala civil du Tribunal superior de justícia a accueilli l'exception de chose jugée soulevée par la société Marcos. Elle a infirmé le jugement de première instance sur le rejet de cette exception et sur la condamnation aux dépens de la période de mai à septembre 1999, a déclaré irrecevable l'appel de la demanderesse, et a maintenu la résolution du contrat.
Mme Cañellas a alors formé un recours en nullité (recurs de nul·litat) sur le fondement de l'article 18 bis, 3, de la loi modifiant la transitoire des procédures judiciaires. Elle soutenait que l'arrêt avait méconnu son droit à la juridiction (dret a la jurisdicció). Elle sollicitait également la suspension des effets de cet arrêt. La société Marcos a conclu au rejet.
La décision est signée par Antoni Bruguera Manté (magistrat rapporteur), Joan Manel Abril Campoy et Jean Louis Vuillemin (président). Elle est qualifiée à l'en-tête d'aute (ordonnance) daté du 22 décembre 2004, tandis que la métadonnée et l'intitulé la rangent parmi les sentences (sentència). La date de l'arrêt attaqué est indiquée comme le 21 octobre dans les antécédents et comme le 31 octobre dans le dispositif (non précisé dans la décision lequel est exact).
Question de droit
Deux questions sont posées au juge de
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 22 de desembre del 2004 - ROJ: STSJAD 26/2004 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En resoldre el recurs d'apel·lació núm. 154/04, interposat per la mercantil Marcos, derivat del judici civil sobre arrendaments urbans instat per la Sra. Cañellas (part agent) contra la mercantil esmentada (part defenent), el 21 d'octubre últim aquesta Sala va dictar una Sentència en la qual va decidir: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés un testimoniatge a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 22 décembre 2004 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
AUTE DE 22 DE DESEMBRE DE 2004
Nul·litat d'actuacions : improcedència.- Cosa jutjada : requisits
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En resoldre el recurs d'apel·lació núm. 154/04, interposat per la mercantil Marcos, derivat del judici civil sobre arrendaments urbans instat per la Sra. Cañellas (part agent) contra la mercantil esmentada (part defenent), el 21 d'octubre últim aquesta Sala va dictar una Sentència en la qual va decidir:
"ESTIMAR el recurs d'apel·lació de la mercantil ENTITY_5; REVOCAR la Sentència apel·lada pel que fa als pronunciaments de rebuig de l'excepció de cosa judicada i de condemna al pagament de les despeses generals del despatx pel període de maig de 1999 a setembre del mateix any 1999; ANUL.LAR tals pronunciaments i ESTIMAR l'esmentada excepció; MANTENIR la declaració de resolució del contracte; IMPOSAR a l'agent les costes de la primera instància amb inclusió d'honoraris de procurador i advocat de la defenent; no fer declaració de les costes del recurs d'apel·lació d'aquesta darrera, i DECLARAR INADMISSIBLE el recurs d'apel·lació de l'agent; sense fer declaració sobre les costes d'aquest últim recurs."
II.- La Sra. Cañellas ha fet ús de l'art. 18 bis, 3 de la Llei de modificació de la transitòria de procediments judicials i formula contra la Sentència esmentada un recurs de nul·litat al qual donarà resposta aquesta resolució.