I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD, Civil, 8 janvier 2004 (ROJ : STSJAD 28/2004 – ECLI:AD:TSJADAD:2004:28)
Décision commentée : Tribunal superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 janvier 2004, recours n° 97/03, ROJ STSJAD 28/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:28 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 12 avril 2000, M. Rius confie à Mme Seco, titulaire du négoce ORG_0, le mandat de vendre un véhicule de marque Cherokee appartenant à son fils. Le mandat est formalisé par une lettre signée des deux parties. Au mois d'octobre 2000, un acquéreur potentiel, M. Carranza, se manifeste auprès du négoce, utilise le véhicule un week-end, puis indique son intention de conclure la vente. Le 25 octobre, M. Rius retire le véhicule du magasin en déclarant ne plus vouloir le vendre, puis le cède en réalité directement à M. Carranza.
Mme Seco saisit la Batllia d'une demande de 244 106 pesetas, assortie des intérêts légaux. Cette somme se décompose en une commission sur la vente (107 500 pesetas) et en diverses dépenses exposées pendant la période de mise en vente (136 606 pesetas). M. Rius soulève une exception de défaut de légitimation passive, au motif qu'il n'était pas propriétaire du véhicule, et conteste le fond, en imputant la responsabilité de l'inexécution à M. Carranza.
Par jugement du 21 mai 2003, le Tribunal unipersonnel des Batlles, section civile, fait partiellement droit à la demande et condamne M. Rius à payer 323,04 euros, avec intérêts depuis la demande, sans condamnation aux dépens. Mme Seco interjette appel.
Devant la Sala Civil, l'appelante soutient que l'usage pratiqué dans le secteur fixe la commission à
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Contracte de corretatge: determinació de l'import de la comissió.- Improcedència de la reclamació per part de l'intermediari d'altres quantitats en concepte de publicitat i pupil·latge »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 08 de gener del 2004 - ROJ: STSJAD 28/2004 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 08 janvier 2004 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA de 8 de gener de 2004
Contracte de corretatge: determinació de l'import de la comissió.- Improcedència de la reclamació per part de l'intermediari d'altres quantitats en concepte de publicitat i pupil·latge
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- El dia 12 d'abril del 2000 el Sr. Rius va donar mandat de vendre el vehicle marca CHEROKEE matrícula XXXX, propietat del seu fill, al negoci ORG_0 del qual n'és titular la Sra. Seco. El dia 20 d'octubre va venir a la botiga de ORG_0 el Sr. Carranza que es va interessar pel vehicle i desprès d'haver-lo utilitzat ell mateix el cap de setmana, va manifestar que volia formalitzar la compra venda. El dia 25 d'octubre el Sr. Rius va venir buscar el vehicle a la botiga dient que no el volia més vendre, però en realitat al va vendre directament al Sr. Carranza.
II.- La Sra. Seco, propietària del negoci ORG_0 va presentar davant de l'Honorable Batllia, demanda contra el Sr. Rius en reclamació de la quantitat de 244.106 pta. més els interessos legals, en concepte de comissió, per la compra venda del vehicle (107.500 pta.) i de diverses despeses generades durant el temps que el vehicle va estar a la venda (136.606 pta).
III.- El Sr. Rius va plantejar l'excepció peremptòria de manca de legitimació passiva pel motiu que no era el propietari del vehicle litigiós i sobre el fons es va oposar a la demanda, contestant que la responsabilitat de l'incompliment del suposat contracte de corretatge, ha d'imputar-se al Sr. Carranza.