I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 4 mars 2004 (ROJ STSJAD 55/2004)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 4 mars 2004, ROJ STSJAD 55/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:55, recours n° 170/03 (Lire sur source officielle). La référence fournie à l'origine (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions du texte intégral.
Faits et procédure
Le litige porte sur un hôtel-résidence, dénommé « Mola Parc », loué en vertu d'un contrat conclu le 1er mai 1975 et modifié le 1er octobre 1995. M. Catalá, bailleur, s'oppose à M. Canales et M. Barberà, preneurs.
Un premier litige opposait déjà les mêmes parties. Le bailleur y demandait l'extinction du bail à l'arrivée du terme. Par jugement du 24 septembre 2001, devenu ferme car accepté par les deux parties, la Batllia a rejeté cette demande. Elle a retenu la possibilité d'une reconduction tacite, le bail ayant été prorogé pour deux ans, jusqu'au 30 septembre 2002, faute de dénonciation dans les délais prévus par les parties et par l'article 54.4 de la loi du 30 juin 1999 sur les baux de biens immeubles urbains.
Le bailleur a ensuite manifesté à plusieurs reprises sa volonté de mettre fin au contrat : par requête du 18 décembre 1999, reçue par les preneurs le 21 février 2000 ; par la procédure engagée le 12 décembre 2000 ; enfin par acte notarié du 1er octobre 2001. Il a introduit une nouvelle demande d'expulsion le 10 octobre 2002.
Par jugement du 21 juillet 2003, le Batlle, statuant en formation unipersonnelle, a :
- déclaré résolu le contrat à compter du 1er octobre 2002 ;
- ordonné aux défendeurs de libérer les locaux, sous peine d'expulsion forcée ;
- condamné les défendeurs au paiement d'une indemnité d'occupation indue de 4 170
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Contracte d'arrendament de finques urbanes: voluntat de l'arrendador contrària a la reconducció tàcita del contracte.- Obligació de l'arrendatari de pagar els desperfectes no acreditats: no es pot fixar en el període d'execució de sentència.- Drets de l'arrendador per ocupació de la finca objecte del contracte després de la seva extinció: determinació del seu import »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 04 de març del 2004 - ROJ: STSJAD 55/2004 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 04 mars 2004 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA de 4 de març de 2004
Contracte d'arrendament de finques urbanes: voluntat de l'arrendador contrària a la reconducció tàcita del contracte.- Obligació de l'arrendatari de pagar els desperfectes no acreditats: no es pot fixar en el període d'execució de sentència.- Drets de l'arrendador per ocupació de la finca objecte del contracte després de la seva extinció: determinació del seu import
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En els autes del judici civil núm. B-1287- 1/02, tramitats pel procediment establert a la Disposició Addicional segona de la llei d'arrendaments de finques urbanes de 30 de juny de 1999, el 21 de juliol de 2003 l'Hble. Batlle, actuant en Tribunal Unipersonal, va dictar la seva Sentència en la qual va decidir:
"Que estimant en part la demanda formulada pel Sr. Catalá contra els consorts Srs. Canales i Barberá, ha de declarar i declara resolt el contracte d'arrendament de data 1er. de maig de 1975 modificat en data 1r. D'octubre de 1995, sobre els locals on es troba ubicat l'ORG_0, amb efectes a comptar des del dia 1 d'octubre del 2002, i ha de condemnar i condemna els demandats a:
Primer.- Deixar lliures, vàcues i expedites, i a disposició de l'agent les coses arrendades, baix apercebiment de llançament si no les desocupen voluntàriament.