jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 21 d'octubre del 2004 - ROJ: STSJAD 140/2004
Résumé
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 21 octobre 2004 (ROJ STSJAD 140/2004) > Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 21 octobre 2004, ROJ STSJAD 140/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:140, recours n° 84/04 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Les parents d'une enfant mineure, née le 25 mars 1998, se sont séparés. Par une sentence du 13 mars (année non précisée dans la décision), rendue par le Batlle agissant en tribunal unipersonnel dans le cadre d'une procédure civile abrégée relative aux mesures de régulation des relations paterno-filiales, le juge de première instance a notamment : - maintenu l'autorité parentale conjointe ; - attribué la garde de l'enfant à la mère ; - fixé à la charge du père une pension alimentaire de 300 euros mensuels, payable les dix premiers jours de chaque mois, révisable annuellement selon l'indice des prix à la consommation publié par le Gouvernement, le père contribuant à hauteur de 50 % aux dépenses extraordinaires ; - organisé un droit de visite et d'hébergement (week-ends alternés, partage des vacances scolaires, répartition des fêtes et anniversaires) ; - décidé de ne pas faire d'imposition spéciale des dépens. Le père n'a contesté que le point 3 de la décision, relatif à la pension alimentaire, et a interjeté appel. Il demandait la réduction de la contribution à 230 euros mensuels. La mère s'y opposait. Le ministère public concluait au maintien de la somme de 300 euros et au rejet de l'appel. Le juge d'appel relève qu'un accord écrit (« Conveni ») avait été conclu entre les parties le 29 juillet 2003. Son pacte troisième fixait la pension à 300,51 euros mensuels. Ce point n'était pas contesté dans les écritures des deux instances. ## Question de droit La question posée était de savoir si le débiteur d'une pension alimentaire fixée par un juge pouvait obtenir une réduction de celle-ci alors que le montant litigieux correspondait à une somme qu'il avait librement acceptée dans une convention antérieure, sans qu'une aggravation de sa situation économique ne soit établie. Le requérant soutenait, en substance, que la contribution devait être réduite. La décision ne mentionne toutefois aucun argument distinct tiré d'un changement de circonstances, ni aucune disposition précise relative à la révision des aliments. Le débat porte donc uniquement sur l'appréciation des éléments de fait invoqués au soutien de la demande de réduction. ## Solution et dispositif La Sala Civil écarte la demande de réduction. Son raisonnement repose sur deux constats : 1. le caractère « libre et volontaire » (« lliurament i voluntària ») de l'engagement pris par le père dans le Conveni du 29 juillet 2003 ; 2. l'absence d'éléments permettant d'établir une dégradation de sa situation économique entre cette convention et l'introduction de l'instance, intervenue « un peu plus d'un mois » après la signature. Le juge d'appel en déduit que rien ne justifie de « rebaisser » le montant d'une pension que le père avait lui-même consenti à verser à l'enfant
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