jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 22 de desembre del 2004 - ROJ: STSJAD 159/2004
Résumé
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 159/2004) > Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ STSJAD 159/2004 ; ECLI:AD:TSJADAD:2004:159) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure La décision émane de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, statuant le 22 décembre 2004 (recours n° 81/04, rapporteur M. Jean Louis Vuillemin). Elle est classée sous les descripteurs « exequatur », « divorce » et « convention réglementant les effets du divorce ». Par une décision du 27 mai 1994, le tribunal de première instance et d'instruction de la Seu d'Urgell a prononcé le divorce des époux Ropero et Manso, avec l'ensemble de ses effets légaux, et a approuvé la convention réglementaire abrégée conclue par les époux le 5 mai 1992. La date de la décision fait l'objet d'une divergence dans le texte, qui la qualifie tantôt de « sentence » du 27 mai 1994, tantôt de décision « déclarée » à la même date (dispositif). Mme Ropero a saisi le Tribunal Superior de Justícia d'une demande tendant à ce que cette décision étrangère soit déclarée exécutoire en Andorre. M. Manso, régulièrement cité le 11 mai 2004, n'a pas comparu et a été déclaré en défaut par ordonnance du 26 juillet 2004. Le ministère public a conclu à l'octroi de l'exequatur. Le texte ne précise pas la nationalité des parties, le lieu de résidence de chacune d'elles à la date de la demande, ni le droit espagnol appliqué par le juge de la Seu d'Urgell. Il ne mentionne pas non plus les modalités de notification de la demande en exequatur ni l'éventuelle existence d'un recours contre la décision étrangère. ## Question de droit La question posée était de savoir si une décision étrangère prononçant un divorce, rendue dans une procédure contradictoire où l'un des époux n'a pas comparu, satisfait aux conditions posées par l'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, pour être déclarée exécutoire en Andorre. Le texte rappelle que ce contrôle porte sur cinq exigences cumulatives : la compétence de la juridiction ayant statué ; la régularité de la procédure suivie ; l'application de la loi désignée par les règles nationales de conflit de lois ; la conformité à l'ordre public national et international ; l'absence de fraude à la loi nationale. ## Solution et dispositif Le Tribunal Superior de Justícia a estimé que la décision satisfaisait à l'ensemble de ces exigences. Il énonce, dans ses fondements, que la décision : - a été rendue par une juridiction compétente ; - a été prononcée à l'issue d'une procédure régulière ; - applique la loi désignée par les règles nationales de conflit ; - est conforme à l'ordre public national et international ; - ne comporte aucune fraude à la loi nationale. Il en déduit que la demande doit être accueillie. S'agissant des dépens, il relève qu'« en matière d'exequatur, il est d'usage de ne pas prononcer de condamnation spéciale aux dépens ». Le dispositif, rendu au visa « de la législation en vigueur et des usages et coutumes applicables », est reproduit ci-après dans une tradu
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