STSJAD 212/2004 : tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala Administrativa, 18 octobre 2004
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 212/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2004:212, recours AD-058-1/2004) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). Les éléments d'identification ci-dessus sont extraits des métadonnées de la décision elle-même. La décision est rédigée en catalan ; les citations du dispositif sont des traductions libres.
Faits et procédure
Le requérant, M. Anaya, ressortissant étranger, sollicitait le renouvellement de son autorisation de résidence et de travail en Principauté d'Andorre. Par une résolution du ministre de la Justice et de l'Intérieur du 31 mars 2003, confirmée par une décision postérieure du Gouvernement du 2 juin 2004, l'administration a rejeté cette demande. Le dossier administratif comprenait des enquêtes policières, dont les sources d'information n'étaient pas identifiées.
Saisie par l'intéressé, la Section administrative du Tribunal de batlles a rejeté le recours par une sentence n° 2004-89 du 28 juillet 2004. Elle a déclaré la résolution ministérielle conforme au droit.
M. Anaya a interjeté appel. Il soutenait que les données des enquêtes avaient été recueillies de manière irrégulière, que la notification de sa situation était nulle et que les preuves obtenues en phase administrative, n'ayant pas été soumises à la contradiction, étaient dépourvues de valeur. Il affirmait travailler et vivre en Principauté.
Le Gouvernement concluait à la confirmation du jugement. Il relevait que l'appelant ne rapportait aucune preuve de sa résidence andorrane, alors même qu'il ne contestait pas y travailler. Il invoquait en outre l'article 38 du règlement du service de police, qui impose la confidentialité des sources.
La Sala Administrativa du Tribunal supérieur de justice a été saisie sur le fondement de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Question de droit
La décision soulève principalement trois questions :
- La valeur probante des enquêtes policières réalisées en phase administrative, lorsque les informateurs ne sont pas identifiés et que la personne concernée n'a pas participé à leur élaboration.
- Le respect du principe de contradiction lorsque l'administré a pu présenter des observations et des preuves après la rédaction des enquêtes, mais non pendant leur réalisation.
- La répartition de la charge de la preuve s'agissant d'un fait négatif, à savoir l'absence de résidence ou de travail au Principat.
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel et confirme la sentence de première instance. Son raisonnement comporte quatre temps.
(a) Sur la valeur des enquêtes. Le Tribunal estime que l'article 38 du règlement du service de police impose au service de garder la plus grande réserve sur les confidences reçues. Compte tenu de la qualité d'agents de l'autorité des personnes qui recueillent l'information préliminaire, les données consignées dans les procès-verbaux « reflètent la réalité de ce qui leur a été déclaré », que ces déclarations
Sentència
SENTÈNCIA 2004-52 DE 18 D'OCTUBRE DE 2004
ESTRANGERS. Desestimació de sol·licitud d'autorització de residència i treball. CÀRREGA DE LA PROVA. Quan l'Administració constata un fet com a negatiu.
Principi de facilitat de prova. ENQUESTES POLICIALS. Principi de contradicció. Confidencialitat sobre l'origen de les dades obtingudes.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, en la sentència número 2004-89, de 28 de juliol de 2004, va desestimar la demanda formulada per la representació processal del Sr. Anaya i va declarar ajustada al dret la resolució del Ministre de Justícia i Interior de 31 de març de 2003, confirmada per la posterior del Govern de 2 de juny de 2004, que desestimaven la seva sol·licitud de renovació de l'autorització de residència i treball.
2.- Contra la resolució esmentada interposa la part demandant un recurs d'apel·lació, en el que addueix una incorrecta obtenció de les dades que recullen les enquestes que serveixen de base a la denegació de la renovació, indica que treballa i viu al Principat, i que la notificació de la seva situació irregular és nul·la, així com que les proves obtingudes en via administrativa no tenen valor perquè no són contradictòries.
3.- De l'anterior escrit se'n dona trasllat a la representació del Govern que el contesta demanant la desestimació del recurs d'apel·lació i la confirmació de la sentència per tal com la part apel·lant no ha aportat cap prova que acrediti que efectivament viu al Principat, tot i que no es discuteix que hi treballi; i pel que fa a la no indicació en les enquestes de les persones que faciliten dades als enquestadors, així ho estableix l'article 38 del Reglament del servei de Policia, per garantir la reserva de la informació.