STSJAD ANDORRA, a 10 de gener del 2005 - ROJ: STSJAD 10/2005
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé10 janvier 2005
Numéro110/04
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (STSJAD 10/2005)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 10/2005, ECLI:AD:TSJADAD:2005:10) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le litige porte sur l'achat d'un véhicule d'occasion. Le 12 octobre 2000, M. Pino (l'acquéreur, appelant) a acquis auprès de M. A.M. un véhicule Nissan Terrano pour 1 200 000 pesetas. Le véhicule comptait alors 152 024 kilomètres. Après environ 314 kilomètres, il est tombé en panne et a dû être remorqué jusqu'à un garage. La facture de réparation s'élevait à 476 946 pesetas.
Par demande du 12 octobre 2001, l'acquéreur a assigné la venderesse, Mme Viñas, et M. Pombo, dont le rôle exact dans l'opération n'est pas précisé dans la décision. Il sollicitait la condamnation des défendeurs à une réduction du prix, à hauteur du montant de la réparation, assortie des intérêts légaux depuis le 14 juin 2001 et des dépens. Les défendeurs ont conclu au rejet de la demande.
Par jugement du 20 avril 2004, le Batlle, siégeant en juge unique, a rejeté la demande et absous les défendeurs, sans condamnation aux dépens. L'acquéreur a interjeté appel, et les intimés ont conclu à la confirmation. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, avec MM. Antoni Bruguera Mantè et Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur), a statué dans le cadre du recours n° 110/04.
Le dossier fait apparaître plusieurs éléments de fait. Le véhicule avait été présenté au contrôle technique (ITV) et révisé, les freins arrière ayant notamment été réparés, peu avant la vente, et il a réussi le contrôle en juillet 2001. La date de la panne est discutée : l'appelant soutient qu'elle s'est produite le jour même de l'achat, tandis que le jugement de première instance la situait trente-deux jours après. La Cour relève que, selon les pièces, le véhicule comptait 152 338 kilomètres au moment de la panne.
## Question de droit
La décision soulève principalement trois questions :
1. **La charge de la preuve** : dans une action estimatoire (*quanti minoris*) fondée sur un vice caché, incombe-t-elle à l'acquéreur, et doit-il établir l'existence du défaut lui-même ou seulement la survenance de désordres ?
2. **La preuve par présomptions** : une panne intervenue peu après l'achat, à faible kilométrage, permet-elle d'inférer l'existence d'un vice antérieur à la vente ?
3. **L'incidence des éléments techniques** : l'impossibilité alléguée d'une expertise en raison du démontage du moteur, la valeur du contrôle technique et les maximes d'expérience peuvent-elles suppléer à la carence probatoire
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 10 de gener del 2005 - ROJ: STSJAD 10/2005
Le litige porte sur l'achat d'un véhicule d'occasion. Le 12 octobre 2000, M. Pino (l'acquéreur, appelant) a acquis auprès de M. A.M. un véhicule Nissan Terrano pour 1 200 000 pesetas. Le véhicule comptait alors 152 024 kilomètres. Après environ 314 kilomètres, il est tombé en panne et a dû être remorqué jusqu'à un garage. La facture de réparation s'élevait à 476 946 pesetas.
Par demande du 12 octobre 2001, l'acquéreur a assigné la venderesse, Mme Viñas, et M. Pombo, dont le rôle exact dans l'opération n'est pas précisé dans la décision. Il sollicitait la condamnation des défendeurs à une réduction du prix, à hauteur du montant de la réparation, assortie des intérêts légaux depuis le 14 juin 2001 et des dépens. Les défendeurs ont conclu au rejet de la demande.
Par jugement du 20 avril 2004, le Batlle, siégeant en juge unique, a rejeté la demande et absous les défendeurs, sans condamnation aux dépens. L'acquéreur a interjeté appel, et les intimés ont conclu à la confirmation. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, sous la présidence de M. Jean Louis Vuillemin, avec MM. Antoni Bruguera Mantè et Joan Manel Abril Campoy (magistrat rapporteur), a statué dans le cadre du recours n° 110/04.
Le dossier fait apparaître plusieurs éléments de fait. Le véhicule avait été présenté au contrôle technique (ITV) et révisé, les freins arrière ayant notamment été réparés, peu avant la vente, et il a réussi le contrôle en juillet 2001. La date de la panne est discutée : l'appelant soutient qu'elle s'est produite le jour même de l'achat, tandis que le jugement de première instance la situait trente-deux jours après. La Cour relève que, selon les pièces, le véhicule comptait 152 338 kilomètres au moment de la panne.
Question de droit
La décision soulève principalement trois questions :
La charge de la preuve : dans une action estimatoire (quanti minoris) fondée sur un vice caché, incombe-t-elle à l'acquéreur, et doit-il établir l'existence du défaut lui-même ou seulement la survenance de désordres ?
La preuve par présomptions : une panne intervenue peu après l'achat, à faible kilométrage, permet-elle d'inférer l'existence d'un vice antérieur à la vente ?
L'incidence des éléments techniques : l'impossibilité alléguée d'une expertise en raison du démontage du moteur, la valeur du contrôle technique et les maximes d'expérience peuvent-elles suppléer à la carence probatoire
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« Contracte de compravenda: sanejament per vicis ocults.- Acció estimatòria o quanti minoris: càrrega de la prova dels vicis ocults.- Prova de presumpcions »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 10 de gener del 2005 - ROJ: STSJAD 10/2005 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 10 janvier 2005 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA DE 10 DE GENER DE 2005
Contracte de compravenda: sanejament per vicis ocults.- Acció estimatòria o quanti minoris: càrrega de la prova dels vicis ocults.- Prova de presumpcions
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal del Sr. Pino va formular demanda, de data 12-10-2001, envers la Sra. Viñas i el Sr. Pombo, i va sol·licitar que es condemni a satisfer en concepte de rebaixa del preu del vehicle Nissan Terrano, matrícula XXXX, la quantitat de 476-946 ptes, amb més els interessos legals a comptar des de la data de 14-6-2001 i amb imposició de les costes processals.
La representació processal del Sr. Pombo i de la Sra. Viñas van oposar-se a la demanda, per sengles escrits de data 26-10-2001, i van sol·licitar la desestimació de la demanda i la imposició de les costes del procés a la part agent.
II.- L'Honorable Batlle, constituït en Tribunal unipersonal, va dictar sentència, de data 20-4-2004, i va establir: "DECIDEIX: que ha de desestimar i desestima la demanda interposada pel Sr. Pino i ha d'absoldre i absol el Sr. Pombo i la Sra. Viñas, de les pretensions de la part agent, sense fer especial imposició de costes".
III.- La representació processal de la part agent va interposar recurs d'apel·lació contra la sentència d'instància i, en data 7-9-2004, va presentar llur escrit de conclusions, en virtut del qual i pels arguments continguts en el mateix, demanava la revocació de la sentència dictada a la instància.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 110/04 — Décision commentée
Per el contrari, en dates 4-10 i 5-10-2004, respectivament, la representació processal del Sr. Pombo i de la Sra. Viñas, van formular llurs escrits de contesta a les conclusions i van sol·licitar la confirmació de la sentència i la imposició de les costes processals a la part recurrent.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- La part agent fonamenta el seu recurs d'apel·lació contra la sentència d'instància en diferents greuges o motius d'apel·lació, els quals parteixen dels següents fets. Resta provat que la part agent va adquirir, en data 12-10-2000, a A.M. el vehicle NISSAN TERRANO, matrícula XXXX pel preu de 1.200.000 ptes. L'esmentat vehicle era un vehicle d'ocasió que comptava en el moment de la venda amb 152.024 Quilòmetres. Una volta el vehicle havia recorregut 314 quilòmetres més va patir una avaria que va fer necessari que fos remolcat fins el taller. Consta també a les actuacions acreditat que la factura per la reparació del vehicle venut ascendeix a la quantitat de 476.946 ptes.
Davant d'aquests fets, la sentència d'instància refusa la demanda de la part agent i aquest s'alça contra la sentència perquè entén, en primer terme, que la falla mecànica va tenir lloc el mateix dia que fou adquirit el vehicle i no 32 dies després de la seva adquisició com s'assenyala a la sentència. Afirma que l'avaria es va produir després d'haver recorregut només 314 quilòmetres amb el vehicle. En segon terme, considera que les màximes d'experiència proven el mal estat del vehicle (vida útil d'un motor de gas-oil, la revisió del vehicle i els pocs quilòmetres recorreguts entre la compra i la important avaria) i que la sentència no aplica la prova de presumpcions per entendre acreditats els vicis ocults. I, en tercer terme, manifesta que per el triomf de l'acció redhibitòria no cal acreditar la causa última dels vicis ocults, sinó només els mateixos, a la vegada que la rellevant avaria que va patir el vehicle després d'haver recorregut només 300 quilòmetres justifica la procedència de l'acció exercitada i que la prova dels danys era de difícil determinació pericial, atès que el motor original s'ha destruït o desmembrat. Essent d'impossible compliment. Afegeix que la sola factura del garatge Sport prova l'existència dels vicis ocults i que la revisió a la ITV només consten revisats els frens i el tub d'escapament, sense que suposi la inexistència de vicis ocults, com ho assenyala l'informe del Sr. D..
II.- Quant a les manifestacions relatives al fet que el vehicle es va avariar el mateix dia de la compra i que solament havia recorregut uns 300 quilòmetres des de la seva compra, convé indicar el que segueix. El fet que, a diferència del que manifesta la sentència i el propi agent, en el seu escrit de demanda, l'avaria tingués lloc el mateix dia i no 32 dies després no té transcendència revocatòria en el present cas, tota vegada que la data objectiva rellevant rau en el fet que entre l'adquisició del vehicle i l'avaria que va patir només es van recórrer uns tres cents quilòmetres. En efecte, de la prova que es troba a les actuacions s'extreu que, en data 20-7-2000 el vehicle havia estat portat a ORG_0 per a ser revisat i poder superar la ITV i que s'havien revisat i reparat els frens de darrera i s'havia procedit al canvi del silenciós. Consta que en aquella data el vehicle constava amb 152.001 Quilòmetres. Així mateix, s'extreu de les actuacions que, en data 28-7-2001, va superar la ITV i comptava amb 152.024 Qm i que, en la data de l'avaria comptava amb 152.338 QM.
Aquests fets resten provats a les actuacions, però per si sols no signifiquen que la demanda de la part agent i, per consegüent, el recurs hagi de triomfar. En efecte, l'agent exercita una acció estimatòria o quanti minoris, en virtut de la qual assenyala que el vehicle comprat tenia un defecte o vici ocult que el feia inapte per l'ús al qual havia de ser destinat i, en conseqüència, sol·licita que es condemni a la part defenent i venedora a l'abonament de l'import de la greu reparació, com a rebaixa del preu de la venda. Aquesta acció constitueix una de les accions edilícies que van ser reconegudes pel Digest 21,1,1 i pel Codi 4,58. Pel que fa a les accions orientades a l'exigència del sanejament per vicis ocults i, concretament en relació a l'acció quanti minoris (cfr. Digest 21,1,61 i Codi 4,58,2), correspon la prova dels defectes o vicis ocults a aquell que al·lega la seva existència i articula l'acció redhibitòria o la quanti minoris, com s'esdevé de la jurisprudència existent al respecte ((STSM de 25 d'abril de 1979 i 5 de desembre de 1983, 12 de juny de 1990 i 1 de juny de 1991 i STSJA de 27 de març de 1997).
III.- Si les anteriors consideracions les traslladem al litigi que ara ens ocupa, resulta que els arguments de la part recurrent no poden ésser acollits. En efecte, per una banda manifesta que no cal provar la causa última dels vicis i que la prova d'aquesta esdevé impossible, atès que el motor es troba desmembrat i desmuntat, a més que posa en relleu que la revisió de la ITV no permet acreditar l'absència de vicis ocults i que la rellevant avaria ja prova l'existència dels mateixos.
Aquesta Sala no pot convenir amb les anteriors afirmacions perquè, en primer terme, correspon com a càrrega probatòria de la part compradora que exercita una acció quanti minoris la prova que el bé adquirit pateix un vici o defecte ocult, tota vegada que els aparents no justifiquen la reclamació envers el venedor, i de tal entitat que impedeixi que el bé sigui apte o idoni per a cercar la finalitat pel qual fou adquirit. En el cas present, no es dubta de la rellevància de l'avaria ni del fet que la mateixa es va produir quan el vehicle havia recorregut tan sols 300 quilòmetres des de la compra, però aquests fets per sí sols no proven que l'esmentat vehicle tingués un defecte ocult. Així, l'avaria que va patir el vehicle i que va precisar del seu trasllat es podia derivar, en línia d'hipòtesis, d'una inadequada conducció o utilització del mateix, d'una incorrecta revisió o manteniment per part del taller o bé d'una falla interna del vehicle. I de totes aquestes hipòtesis, li corresponia a la part agent provar que l'avaria responia, precisament, a un defecte ocult que existia en el vehicle i aquest extrem no resta provat.
En efecte, consta l'avaria i els diferents conceptes que inclou, que pel gran nombre de peces canviades i la seva heterogeneïtat sembla respondre a una avaria important, però de la factura que s'aporta en cap moment consta quina pot ser la causa que la va originar (cfr. folis 23 i 24). I no es pot admetre l'argument del recurrent que la prova pericial esdevenia impossible, tota vegada que, esdevinguda l'avaria, el vehicle va estar en un taller francès fins que fou traslladat a les Valls d'Andorra, sense que res hagués impedit al propietari del vehicle practicar la corresponent pericial per què es concretés si l'esmentada avaria responia a un vici ocult com l'agent sustenta en la seva demanda. Evidentment, l'esmentada prova s'havia de realitzar per l'agent abans de procedir al desmuntatge del motor i de les peces afectades, per tal que d'aquesta forma s'hagués pogut determinar amb certesa i sotmetre-ho al procés judicial l'abast del defecte i en què consistia el mateix.
Per altra part, encara que, com assenyala la part recurrent, la inspecció tècnica de vehicles no garanteix l'absència de defectes ocults en el vehicle, en el present cas, consta acreditat a les actuacions que l'esmentada prova es va superar satisfactòriament i que tant el gerent de la venedora A.M. com el cap de taller de ORG_0 van asseverar que el vehicle es trobava en correctes condicions de funcionament i que el vehicle realitzava les oportunes revisions de manteniment (cfr. folis 86 i 87). Per tant, cap de les proves existents a les actuacions abona la tesis de l'existència d'un defecte o vici ocult, sinó solament de l'avaria partida, sense que consti que la mateixa es derivi d'un pretès defecte i en què consistiria aquest.
IV.- Per últim, respecte de les màximes d'experiència a les quals addueix el recurrent, d'aquestes no es pot derivar necessàriament l'existència del vici o defecte ocult. Així, per molt que la vida útil d'un motor de gas-oil sigui superior als 150.000 Qm., que s'hagi trencat després de ser revisat i quan només havia recorregut uns 300 quilòmetres, aquests extrems i màximes posen de manifest que ha existit algun motiu o causa que ha provocat l'avaria del motor, però per si mateixos no acrediten que el vehicle tingués un defecte ocult, igual que per si mateixos tampoc permetrien sustentar al Tribunal que la revisió del vehicle havia estat la causa de l'avaria o que fou la conducció inadequada o el sobre esforç al qual es va sotmetre al motor el detonant de l'avaria. Les esmentades màximes no permeten mantenir la conclusió que vol extreure la part recurrent, com és la prova del vici ocult.
I la mateixa sort desestimatòria ha de córrer l'argument que el jutjador no ha tingut en compte les proves de presumpcions. Així, la prova de presumpcions parteix d'una afirmació base i d'una afirmació presumpta, de forma que entre aquesta i aquella ha d'existir un nexe o enllaç que ha de ser precís i directe (cfr. STSJA 21-3- 1996). En el cas que ara s'analitza, l'afirmació base es troba constituïda per l'avaria del vehicle quan només havia recorregut 300 quilòmetres des de la seva venda i l'afirmació presumpta que vol obtenir el recurrent és l'existència del vici o defecte ocult en el vehicle. Però com s'ha raonat amb antelació, manca l'enllaç precís entre l'afirmació base i la presumpta, atès que l'avaria del vehicle es pot deure a altres causes esmentades, sense que a les actuacions s'hagi portat a terme cap activitat probatòria per a provar sobre les mateixes.
A més, s'ha de tenir en compte que les tesis sobre la facilitat i proximitat probatòria tampoc beneficien a la part recurrent, tota vegada que , com a propietari del vehicle, estava a la seva mà fer analitzar el motor del vehicle per detectar l'existència del pretès vici o defecte ocult.
V.- La desestimació del recurs d'apel·lació s'ha de traduir en la imposició de les costes processals d'aquesta alçada a la part recurrent.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Pino contra la sentència, de data 20-4-2004, dictada per l'Honorable Batlle i confirmar íntegrament la seva part dispositiva, amb imposició de les costes processals a la part recurrent.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.-