STSJAD 35/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2005:35), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 janvier 2005
Décision commentée : STSJAD 35/2005, 20 janvier 2005, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil (ECLI:AD:TSJADAD:2005:35) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte authentique du 24 avril 2001, les époux Conde et Amorós (les cédants) cédèrent à MM. Moliner et Gutierrez un fonds de commerce de teinturerie situé à XXXX. Le prix de cession était de 800 000 FF, soit 20 320 000 PTA. Il était payable pour 16 510 000 PTA au comptant, le solde de 3 810 000 PTA étant réglé en vingt-quatre mensualités de 160 000 PTA, avec un intérêt annuel de 2 %, à compter du 1er juin 2001.
Les mensualités de juillet et août 2001 demeurèrent impayées. Par lettre du 29 novembre 2002, M. Moliner informa les cédants que, estimant le contrat « trompeur », il ne acquitterait pas les mensualités restantes. Il est précisé dans la décision que Mme Gutierrez, co-acquéreuse, est décédée le 23 janvier 2002 et que sa fille unique, mineure, lui a succédé. (La décision ne précise pas le nom de la partie désignée comme « ENTITY_6 » dans le dispositif, qui apparaît sous forme anonymisée.)
Saisi par les cédants d'une demande en paiement des mensualités échues et à échoir, ainsi que des frais bancaires, le Tribunal unipersonnel des Batlles fit droit à la demande par jugement du 28 mai 2004. Il condamna les défendeurs au paiement de 8 654,58 EUR augmentés des intérêts légaux, de 10,50 EUR de frais bancaires, des mensualités de 961,62 EUR à échoir jusqu'à extinction de la dette, ainsi que des dépens.
M. Moliner interjeta appel. Le Tribunal supérieur de justice, Sala Civil, composé de MM. Jean Louis Vuillemin (magistrat rapporteur), Joan Manel Abril Campoy et Antoni Bruguera Mantè, confirma le jugement entrepris.
Question de droit
La décision pose deux questions principales :
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Les vices cachés affectant l'objet du contrat de cession de fonds de commerce (machines et installations prétendument défectueuses ou vétustes) peuvent-ils justifier l'inexécution de l'obligation de payer le prix ? Le juge doit notamment déterminer quelle action est ouverte à l'acquéreur, et dans quel délai.
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Les vices du consentement, erreur ou dol, peuvent-ils être retenus pour écarter le contrat, alors que l'appelant ne sollicite pas la nullité de celui-ci ?
Une troisième question, plus incidente, concerne la qualification de l'argumentation de l'appelant. L'acquéreur n'avait pas expressément invoqué l'action pour vices cachés dans son mémoire en défense.
Solution et dispositif
Sur les vices cachés. La Cour écarte la position de l'appelant mais requalifie son moyen. Bien que l'action pour vices cachés ne soit pas nommément invoquée, l'opposition à la dem
Sentència
SENTÈNCIA DE 20 DE GENER DE 2005
Contracte de traspàs d'un fons de comerç: inexistència de vicis ocults.- Acció quanti minoris: determinació del termini de prescripció- Error i dol com a vicis del consentiment contractual: inexistència
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Els Srs Conde i Amorós han presentat davant de l'Honorable Batllia, demanda contra el Sr. Moliner i els ignorats hereus de la Sra. Gutierrez, en reclamació de la quantitat de 8.654,58EUR en concepte de mensualitats impagades; de la quantitat de 10,50 EUR en concepte de despeses bancàries; i de les mensualitats impagades per un import mensual de 961,62 EUR i que vagin vencent; així com les despeses bancàries corresponents.
II.- El Sr. Moliner, actuant en nom propi i en nom de la seva filla menor, Canales, única filla i hereva de la seva mare, Sra. Gutierrez, es varen oposar a les pretensions de les parts actores, manifestant que si el cert és que va haver un contracte, un preu, un objecte i una voluntat, en canvi, l'objecte estava viciat, la voluntat fou donada sobre un objecte i unes condicions que no eren les reals i el preu no correspon realment al que els actors pretenen pel seu negoci.
III.- Per sentència de data 28 de maig del 2004, l'Honorable Tribunal Unipersonal de Batlles, secció civil, donant lloc a la demanda, va condemnar les parts defenents a pagar als Srs Conde i Amorós, l'import de 8.654,58 EUR, augmentat pels interessos legals meritats a comptar de la data de venciment de cada rebut mensual; la quantitat de 10,50 EUR augmentada pels interessos legals meritats a comptar del 13 de desembre del 2002; i a abonar les mensualitats de 961,62 EUR, que vagin vencent fins a l'extinció del deute, amb els interessos legals guanyats a comptar del venciment de cada rebut mensual si no són abonats en el moment prevists als creditors, i amb les despeses bancàries que generin el retorn dels rebuts; així com el pagament de les costes processals causades.