I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 102/2005
Décision commentée : STSJAD 102/2005, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Civil, 9 juin 2005, ECLI:AD:TSJADAD:2005:102 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision (ROJ STSJAD 102/2005 ; recours n° 244/04).
Faits et procédure
La société ORG_1 a introduit devant le Tribunal de batlles une action en recouvrement de créance contre M. Esparza, titulaire de l'entreprise « MAGATZEMS T. », selon la procédure ordinaire en réclamation de quantité. Par sentence du 9 novembre (année non précisée dans la décision), le Tribunal de batlles a fait droit à la demande et condamné le défendeur au paiement de 23 731,85 euros, majorés des intérêts légaux à compter de la date de la contestation de la demande, ainsi qu'aux dépens.
Le défendeur a interjeté appel. Le Tribunal superior de justícia, Sala civil, était saisi du recours n° 244/04. Le magistrat rapporteur était M. Antoni Bruguera Mantè ; la formation comprenait également MM. Joan Manel Abril Campoy et Jean Louis Vuillemin, ce dernier présidant la formation.
Le litige porte sur l'imputation d'une facture. Par un document du 16 mai 2001 (f° 17), l'appelant reconnaissait devoir à ORG_1 la somme de 5 948 648 pesetas. Il soutenait que cette somme devait être diminuée du montant de la facture n° 044-01 du 18 juin 2001, d'un montant de 1 753 864 pesetas (f° 33), en se fondant sur un télécopieur du 18 juillet 2001 émanant de la société « M. S.A. » (f° 32).
Les juges du fond ont retenu que les travaux visés par la facture devaient être payés par « M. S.A. » à « TALLER L. S.L. », avec laquelle elle avait contracté. M. Esparza était, selon eux, un sous-traitant de « TALLER L. S.L. » sur ce chantier, et la relation directe évoquée dans les télécopies n'a pas été réalisée. Ces constatations s'appuient sur les déclarations des représentants légaux de « TALLER L. S.L. », MM. Escudero et Cepeda (f° 538 et s., f° 540 et s.). La Cour relève par ailleurs qu'un litige distinct opposait « TALLER L. S.L. » à M. Esparza (n° 110-6/01), dont le jugement, produit par le recourant, indiquait que ce dernier n'avait pas achevé le montage faute de fourniture de matériel par « TALLER L. S.L. » à compter de mai 2001.
Question de droit
La question soumise à la Sala civil ne porte pas sur l'interprétation d'une règle de droit positif, la décision ne citant aucune disposition précise. Elle tient à l'appréciation de la preuve : le sous-traitant peut-il imputer, sur la somme qu'il reconnaît devoir à la société créancière, le montant d'une
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 09 de juny del 2005 - ROJ: STSJAD 102/2005 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En els autes de núm. 0017-2/02, tramitats pel procediment ordinari en reclamació de quantitat, instat per la mercantil ORG_1 contra el Sr. Esparza, el 9 de novembre darrer l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar una Sentència en la qual va decidir estimar la demanda i condemnar el demandat, titular del negoci ORG_0, a pagar a la societat agent l'import de 23.731,85 euros, més els interessos legals a partir de la data de contesta a la demanda amb imposició de costes a l'esmentat defenent. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés un testimoniatge a l'Hble. President de la Batllia per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 09 juin 2005 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA DE 9 DE JUNY DE 2005
Valoració de la prova
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En els autes de núm. 0017-2/02, tramitats pel procediment ordinari en reclamació de quantitat, instat per la mercantil ORG_1 contra el Sr. Esparza, el 9 de novembre darrer l'Hble. Tribunal de Batlles va dictar una Sentència en la qual va decidir estimar la demanda i condemnar el demandat, titular del negoci ORG_0, a pagar a la societat agent l'import de 23.731,85 euros, més els interessos legals a partir de la data de contesta a la demanda amb imposició de costes a l'esmentat defenent.
II.- Disconforme aquest darrer amb tal resolució, va interposar aquest recurs d'apel·lació el qual ha estat tramitat tal com ordenen les disposicions legals.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté.
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- El defenent-apel·lant insisteix en aquesta instància que dels 5.948.648,-Ptes que va reconèixer deure a ORG_1 en el document de 16 de maig de 2001 (foli 17) se li ha de descomptar la factura 044-01 de 18 de juny de 2001 de 1.753.864,-Ptes (foli 33) segons va assenyalar el Fax de 18 de juliol de 2001 que "M. S.A." li va adreçar (foli 32).