STSJAD 119/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2005:119)
Décision commentée : STSJAD 119/2005, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), 14 juillet 2005, ECLI:AD:TSJADAD:2005:119 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans la demande (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Par une sentence du 21 février 1994, le Jutge de Primera Instància de La Seu d'Urgell a prononcé la dissolution, pour cause de divorce, du mariage contracté entre M. Noguès et Mme Sandoval. Cette décision étant étrangère (espagnole, selon le ressort de la juridiction qui l'a rendue), Mme Sandoval a saisi le Tribunal Superior de Justícia d'Andorre d'une demande tendant à son exécution dans la Principauté, c'est-à-dire à l'octroi de l'exequàtur.
La procédure présente trois éléments caractéristiques :
- Défaut du défendeur. M. Noguès, « malgré avoir été dûment cité », n'a pas comparu. Il a été déclaré en défaut (rebel·lia processal) par ordonnance du 17 mars 2005.
- Position du ministère public. Le Ministeri Fiscal ne s'est pas opposé à l'octroi de l'exequàtur sollicité.
- Composition. La Sala Civil était présidée par M. Jean Louis Vuillemin, rapporteur, assisté de MM. Antoni Bruguera Mantè et Joan Manel Abril Campoy.
La date et les modalités de la citation du défendeur ne sont pas précisées dans la décision (non précisé dans la décision).
Question de droit
Le litige posait une question procédurale et substantielle : à quelles conditions une décision de divorce rendue par une juridiction étrangère, en l'absence du défendeur, peut-elle recevoir force exécutoire en Andorre ?
Le Tribunal articule sa réponse autour de l'article 49 de la Llei Transitòria dels Procediments Judicials, dont il énonce les exigences cumulatives. La décision doit :
- avoir été rendue par une juridiction compétente ;
- résulter d'une procédure régulière ;
- avoir appliqué la loi désignée par les règles nationales de conflit de lois ;
- ne pas procéder d'une fraude à la loi nationale ;
- être pleinement conforme à l'ordre public national et international.
La question de droit est donc double : vérifier la réunion de ces cinq conditions, et apprécier l'incidence du défaut du défendeur sur la régularité de la procédure d'origine.
Solution et dispositif
Le Tribunal relève que la sentence « satisfait cumulativement » les exigences de l'article 49, et accueille la demande. Il rappelle par ailleurs qu'en matière d'exequàtur il est d'usage de ne pas prononcer de condamnation spécifique aux dépens.
Le dispositif est reproduit dans
Sentència
SENTÈNCIA DE 14 DE JULIOL DE 2005
Execució de sentències estrangeres en el Principat d'Andorra: requisits
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Antoni Bruguera Manté i M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La Sra. Sandoval, ha presentat davant d'aquest Tribunal Superior de Justícia, demanda contra el Sr. Nogués, en execució al Principat d'Andorra, d'una sentència dictada el dia 21 de febrer de 1994 pel Jutge de Primera Instància de la Seu D'Urgell, que va declarar dissolt per divorci, el matrimoni contret per les parts.
II.- El Sr. Nogués, malgrat haver estat degudament citat, no ha comparegut i fou declarat en rebel·lia processal, per Providència de data 17 de març del 2005.
III.- El Ministeri Fiscal no s'oposa a l'atorgament de l'exequàtur sol·licitat.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Jean Louis Vuillemin.