I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 214/2005 (Tribunal superior de justice d'Andorre, Chambre administrative, 26 mai 2005)
Décision commentée : STSJAD 214/2005, Tribunal superior de justice d'Andorre, Chambre administrative, 26 mai 2005, recours n° AD-0042-1/2004, ECLI:AD:TSJADAD:2005:214 (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique fournie dans les métadonnées de la saisie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue ci-dessus est celle figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours).
Faits et procédure
Par une liquidation du 20 janvier 2004, la Commune d'Andorre-la-Vieille (ci-après « le Comú ») a réclamé à la société Cano deux sommes : 81 837,29 euros au titre de l'ouverture de l'établissement, et 104 929,71 euros au titre de divers prélèvements afférents à l'exercice de l'activité au cours de l'année 2004. L'ouverture avait été autorisée le 15 janvier 2004, l'autorisation remise à la société le 11 février 2004, et les sommes acquittées à la même date par l'établissement bancaire. L'activité a débuté le 22 mars 2004 (fundam-3).
Le Comú a adopté, le 23 décembre 2003, une ordonnance fiscale communale, publiée au BOPA le 7 janvier 2004 et entrée en vigueur le 28 janvier 2004. Le litige oppose deux régimes : selon le Comú et le Gouvernement, les liquidations devaient être établies selon le régime antérieur à l'entrée en vigueur de cette ordonnance ; selon le jugement de première instance, la nouvelle norme était applicable (fundam-5).
Par jugement n° 2004-111 du 7 octobre 2004, la Section administrative du Tribunal de batlles a partiellement accueilli la demande de la société Cano. Il a déclaré la liquidation conforme au droit et ordonné la restitution de 160 236,22 euros, assortie des intérêts légaux. Le Comú a interjeté appel en invoquant, d'une part, la prescription du droit de la société à former un recours administratif contre la liquidation et, d'autre part, une application erronée du régime juridique applicable au fond. Le Gouvernement a demandé la révocation du jugement. Une audience s'est tenue le 15 mars 2005.
Question de droit
La Chambre administrative devait trancher deux questions.
La première est une question de recevabilité : un moyen tiré de la prescription du droit de recours administratif, présenté pour la première fois en appel, peut-il être accueilli ? La juridiction répond par la négative, au motif que les termes du litige et les prétentions des parties se délimitent dans les écrits principaux de la première instance (fundam-6).
La seconde porte sur le fond : quel régime juridique gouverne les taxes et impôts litigieux, et plus précisément quel est le moment pertinent pour déterminer la loi applicable ? Cette question suppose de fixer le moment du fait générateur et celui du mérite (meritament) de l'obligation fiscale. Le Tribunal rappelle que le mérite est « le moment où la loi considère perf
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« TRIBUTS. Comú d'Andorra la Vella. Ordinació tributària comunal de 23 de desembre de 2003. Règim aplicable a les liquidacions per taxa de radicació i per l'impost de radicació d'activitats comercials, empresarials i professionals. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 26 de maig del 2005 - ROJ: STSJAD 214/2005 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« ORG_0. MERITAMENT DEL TRIBUT. Moment en què es produeix. Tributs instantanis i tributs periòdics. QÜESTIÓ NOVA. En segona instància. Al·legació de l'excepció de prescripció del dret a interposar recurs jurisdiccional. Moment processal en que es delimiten les pretensions de les parts. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 mai 2005 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
SENTÈNCIA 2005-27 DE 26 DE MAIG DE 2005
TRIBUTS. Comú d'Andorra la Vella. Ordinació tributària comunal de 23 de desembre de 2003. Règim aplicable a les liquidacions per taxa de radicació i per l'impost de radicació d'activitats comercials, empresarials i professionals.
ORG_0. MERITAMENT DEL TRIBUT. Moment en què es produeix. Tributs instantanis i tributs periòdics. QÜESTIÓ NOVA. En segona instància. Al·legació de l'excepció de prescripció del dret a interposar recurs jurisdiccional. Moment processal en que es delimiten les pretensions de les parts.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, en la sentència número 2004-111, de 7 d'octubre de 2004, va estimar parcialment la demanda promoguda por la societat Cano i va declarar ajustada al Dret la liquidació tributària del Comú d'Andorra La Vella de 20 de gener de 2004, ordenant al Comú la devolució a la demandant de la suma de 160.236,22 EUR més els interessos legals d'aquesta quantitat des de la data de l'ingrés indegut fins la data de la seva devolució efectiva.
2.- Contra la sentència formula un recurs d'apel·lació la representació del Comú adduint prescripció del dret de la demandant a recórrer en via administrativa i pel que fa al fons que la sentència no aplica al supòsit d'autes la normativa que correspon.
3.- De l'escrit anterior se'n donà trasllat a la representació d'Cano, que s'oposa a l'apel·lació demanant la desestimació del recurs i la confirmació de la sentència.