STSJAD 297/2005 (ECLI:AD:TSJADAD:2005:297)
Décision commentée : STSJAD 297/2005, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 16 décembre 2005, recours n° AD-0072-2/2003 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
La société Plana bénéficiait d'une concession portant sur certains biens communaux de la paroisse d'Encamp. Par décret n° 281/03 du 30 avril 2003, le Comú d'Encamp avait autorisé l'installation d'un télésiège dénommé « Telecadira de Coma Estremera », d'une longueur totale de 1 520 mètres, avec une station d'arrivée à la cote 2 442 mètres.
Saisi par Plana, le Tribunal de batlles, Section administrative, a, par jugement du 19 janvier 2005, annulé ce décret. Il a ordonné la rétroaction des actes administratifs au moment immédiatement antérieur à l'adoption de l'acte annulé, afin que le Comú se prononce sur l'ensemble de la demande, qui portait sur un tronçon supplémentaire d'environ 968 mètres, jusqu'à la cote 2 640 mètres.
Plana a interjeté appel. Elle soulevait, d'une part, des moyens de nature procédurale : le défaut de communication des conclusions du Comú et l'introduction, dans ces conclusions, d'une motivation nouvelle de la décision administrative. Sur le fond, elle soutenait que l'autorisation constituait un acte lié, dès lors que l'ensemble de l'installation se situait dans les terrains concédés, et qu'elle avait donc droit à la réalisation intégrale du projet.
Le Comú d'Encamp s'opposait à l'appel. Il faisait valoir que la station d'arrivée se trouvait à la limite des terrains concédés, de sorte que les skieurs auraient dû pénétrer sur des terrains extérieurs à la zone d'exploitation, ce qui reviendrait à une extension de fait de cette zone.
Les parties ayant substitué les conclusions écrites à l'audience orale, la Sala Administrativa a rendu sa sentence.
Question de droit
La décision soulève deux questions, l'une procédurale, l'autre de fond.
Sur le terrain procédural, il fallait déterminer si les irrégularités alléguées (absence de communication des conclusions adverses et introduction de moyens nouveaux) justifiaient une annulation, alors même que le jugement de première instance avait déjà ordonné une rétroaction des actes.
Sur le fond, la question était de savoir si l'autorisation d'installer un télésiège sur des biens communaux relève d'un pouvoir lié, comme le soutenait l'appelant, ou d'un pouvoir discrétionnaire de l'administration, et, par voie de conséquence, si le particulier dispose d'un droit à l'obtention de l'autorisation sollicitée dans son intégralité.
Solution et dispositif
Motifs retenus
1. Sur les moyens procéduraux. La Sala rappelle que le caractère contradictoire de la procédure, consacré par l'article 27 de la Loi de la juridiction administrative et fiscale, impose la communication des conclusions adverses. Elle admet également qu'un mémoire de conclusions ne peut introduire de questions nouvelles lorsque la partie adverse n'a plus la possibilité de les contester. Elle écarte toutefois ces moyens pour un motif d'économie procédurale : le jugement de première instance ayant déjà ordonné la rétroaction des actes, une éventuelle annulation pour vice de procédure n'aurait conduit qu'à une nouvelle rétroaction, sans effet utile. Le débat est donc recentré sur le fond.
2. Sur la nature de l'autorisation. La Sala distingue deux catégories d'autorisations administratives. La première, illustrée par les autorisations de construire, consiste dans l'enlèvement d'un obstacle à l'exercice d'un droit préexistant de l'int
Sentència
SENTÈNCIA 2005-74 DE 16 DE DESEMBRE DE 2005
BÉNS PÚBLICPlana Instal·lació d'un telecadira en terrenys comunals : no es tracta d'un acte reglat, sinó discrecional. PROCÉS ADMINISTRATIU. Caràcter contradictori del procés : retroacció d'actuacions.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1r.- La sentència de 19 de gener de 2005 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles va estimar la demanda formulada per l'entitat Plana contra l'Hble. Comú d'Encamp, anul·lant el Decret núm. 281/03, de 30 d'abril de 2003, que havia autoritzat la instal·lació d'un telecadira anomenat "Telecadira de Coma Estremera", de 1.520 metres de llargada total i amb arribada fins a la cota de 2.442 metres. El Tribunal a quo va acordar retrotraure les actuacions administratives al moment immediatament anterior a l'adopció de l'acord anul·lat, a fi de què el Comú es pronunciés sobre la totalitat de la demanda formulada per Plana, que comprenia un tram superior del telecadira, d'una llargada d'uns altres 968 metres, fins a la cota de 2.640 metres.
2n.- La representació de Plana va interposar recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, en el qual es posen primerament de relleu determinades consideracions de tipus formal, relatives al fet de què hom no li ha donat trasllat de l'escrit de conclusions del Comú i a què en el mateix s'introdueix una nova motivació de la decisió administrativa. Quant al fons, considera que retrotraure les actuacions suposa en definitiva un benefici per al Comú que ha donat lloc a què s'anul·li l'acte impugnat per manca de motivació, i que l'agent té dret a què es concedeixi íntegrament al projecte que va presentar, ja que l'autorització administrativa constitueix un acte reglat i no hi ha obstacles que n'impedeixin l'atorgament, ja que el conjunt de la instal·lació es troba dins dels terrenys comunals que van ser objecte de concessió a Plana.