jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 25 d'octubre del 2006 - ROJ: STSJAD 69/2006
Résumé
# STSJAD 69/2006 (Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, 25 octobre 2006) > Décision commentée : STSJAD 69/2006, ECLI:AD:TSJADAD:2006:69 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note de référence : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la citation ci-dessus reprend le numéro ROJ et l'identifiant ECLI figurant dans le texte intégral.* ## Faits et procédure Un salarié, M. Farré, a été victime d'un accident du travail ayant laissé une séquelle au poignet droit, dominant chez lui. La Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) lui a attribué un taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 5 %, décision confirmée sur recours gracieux. M. Farré soutenait que son taux devait être de 15 %. Saisi du litige, le Tribunal de Batlles, par jugement du 3 avril 2006, a estimé partiellement la demande et reconnu à l'intéressé le droit à une pension d'invalidité pour accident du travail correspondant à une minoration totale de 10 %. La CASS et M. Farré ont interjeté appel devant le Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa (recours n° 62/06). La CASS invoquait une appréciation erronée du rapport d'expertise médicale et une mauvaise évaluation de la pathologie, au regard de la Guia Barem de Padovani, qui retiendrait un taux de 5 %. M. Farré faisait valoir que la rigidité de son poignet relevait de la catégorie des « rigidités sévères en extension sans atteinte de la pronosupination », soit un taux de 15 % pour un membre dominant. Les éléments médicaux versés au dossier divergeaient. L'assesseur médical de la CASS retenait la rubrique « rigidité articulaire du poignet, rigidités légères avec mouvements conservés dans le secteur favorable », soit 5 %. L'expert désigné par le juge de première instance estimait qu'il s'agissait d'une rigidité particulière du poignet dominant, qui ne pouvait être qualifiée de légère puisqu'elle affectait 50 % de la mobilité articulaire, sans pouvoir non plus être tenue pour importante, et proposait un IPP de 10 %. Le médecin traitant décrivait un poignet douloureux, déficitaire en force, avec limitation de la flexion et de l'extension, et évaluait la séquelle à 15 % selon le barème. ## Question de droit La question posée à la juridiction d'appel était, en substance, de déterminer le taux d'IPP applicable à une séquelle de rigidité du poignet dominant lorsque les rapports d'expertise divergent quant à la qualification de la rigidité au regard de la Guia Barem de Padovani. Plus précisément, il s'agissait de savoir : - si le juge est lié par les conclusions des experts médicaux ; - si le barème doit être appliqué littéralement ; - à quelle méthode d'évaluation le juge peut recourir lorsque la séquelle ne rentre exactement dans aucune des catégories prévues. ## Solution et dispositif Le Tribunal rejette les deux appels et confirme le jugement entrepris. Son raisonnement repose sur trois propositions : 1. **Force probante des expertises.** « Com ja ha jutjat varies vegades aquesta Sala, els informes dels perits no vinculen el Tribunal, però si constitueixen un element important d'informació » (fondement Quart). Les rapports d'experts ne lient donc pas le juge, mais constituent un élément d'information important. 2. **Statut du barème.** La Guia Barem de Padovani est qualifiée d'« élément de référence essentiel » dans l'appréciation des pourcentages d'IPP. Toutefois, « el jutge no està obligat a aplicar literalment els elements que figuren en aquesta guia » (fondement Quart). Le barème guide l'appréciation sans lier le juge. 3. **Méthode d'évaluation.** Le Tribunal retient qu'il est « equitatiu » de fixer le taux à 10 %, celui-ci se situant, selon la décision de première instance reprise par la Cour, « à mi-chemin entre les rigidités légères (10 points) et les rigidités plus importantes en extension (15 points) ». La solution procède ainsi d'une appréciation d'équité fondée sur le diagnostic des experts, et non d'une application mécanique d
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.