jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 24 de gener del 2006 - ROJ: STSJAD 87/2006
Résumé
# STSJAD 87/2006 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 24 janvier 2006) > Décision commentée : STSJAD 87/2006 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:87) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Par un acte du 6 novembre 1996, le Comú de Canillo (Andorre) a ordonné l'arrêt des travaux d'installation d'un téléski. Il estimait que l'ouvrage était implanté sur un terrain indivis de La Concordia et que le permis dont disposait la société exploitante était, sur ce point, insuffisant. Le Tribunal Superior de Justícia a annulé cet acte par une sentence du 29 mai 2001. Cette décision réservait toutefois à la société Julián le droit d'obtenir une indemnisation. La société a présenté une demande d'indemnisation le 17 mai 2002. Cette demande a été rejetée par silence de l'administration. Un recours a ensuite été formé devant le Gouvernement le 22 juillet 2002, lequel a également été rejeté par silence. Saisi du litige, le Tribunal de Batlles a rejeté la demande par une sentence du 21 septembre 2005. La société Julián a interjeté appel le 19 septembre 2005. Elle soutenait qu'aucune cause d'exonération (force majeure, cas fortuit, fait d'un tiers) ne pouvait être retenue, que le dommage aurait pu être évité par la commune et que l'erreur de délimitation des terrains communaux constituait un exercice défectueux de compétence. La commune, de son côté, soutenait qu'aucune faute ne lui était imputable et que l'erreur de délimitation constituait en tout état de cause une erreur invincible, assimilable à la force majeure. Elle contestait également le montant du préjudice, qu'elle évaluait au maximum à 55 413,31 EUR. Le Tribunal Superior a été saisi en appel dans le cadre des actuations AD-0069-2/02. Le magistrat rapporteur était M. Bernard Plagnet. ## Question de droit La juridiction devait trancher deux points : 1. **Les conditions de la responsabilité administrative** de la commune sont-elles réunies ? Plus précisément, l'annulation d'un acte administratif pour incompétence *ratione loci* suffit-elle à caractériser une faute de service, au sens de l'article 59 du Codi de l'administració, et la commune peut-elle invoquer une cause d'exonération ? 2. **L'évaluation du préjudice** : quels postes de dommage sont indemnisables, selon les principes de l'article 60 du même code, et pour quel montant ? ## Solution et dispositif Le Tribunal relève d'abord que l'acte du 6 novembre 1996 a été reconnu illégal par la sentence du 29 mai 2001. Il rappelle qu'une décision similaire adoptée par une autre commune avait déjà été annulée (sentence n° 98-49 du 20 octobre 1998). Selon la juridiction, cette illégalité, fondée sur une incompétence *ratione loci*, constitue en soi une faute de service. La sentence de la Sala civil du Tribunal Superior du 10 novembre 2000, invoquée par les parties, n'a pas d'incidence sur ce point. Les conditions de la responsabilité administrative sont donc réunies. S'agissant du préjudice, le Tribunal écarte le manque à gagner pour la saison 1996-1997, faute de justification suffisante des évaluations présentées par les experts désignés par la société, fondées selon la juridiction sur des hypothèses. Il relève ensuite que la société a modifié le tracé et remplacé le téléski par deux télésièges. Selon les experts, ce changement aurait été rendu nécessaire par la construction du Funicamp, indépendamment de la décision communale ; il constituait en outre une amélioration de l
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