STSJAD ANDORRA, a 02 de novembre del 2006 - ROJ: STSJAD 153/2006
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé2 novembre 2006
Numéro25/06
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 153/2006 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 2 novembre 2006)
> Décision commentée : STSJAD 153/2006 (ECLI:AD:TSJADAD:2006:153) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par jugement du 21 avril 2006, le Tribunal de Corts (tribunal de première instance) a condamné M. Vaquero, de nationalité portugaise et sans antécédents judiciaires, pour un délit majeur de lésions dolosives commises avec une brutalité notoire (*lesions doloses causades amb notòria brutalitat*). Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis (*pena de presó condicional*) et à payer les frais de procédure. Au titre de la responsabilité civile, il devait indemniser la CASS (caisse d'assurance maladie) à hauteur de 51,31 euros, correspondant aux frais médicaux exposés pour sa fille mineure. La victime avait renoncé à toute autre réclamation.
Les faits déclarés prouvés sont les suivants. Le 23 novembre 2003, vers 17h50, au domicile familial, le prévenu a engagé une dispute avec sa fille mineure, à propos de son absentéisme scolaire et d'une relation sentimentale qu'elle entretenait avec un jeune homme qui ne lui agréait pas. Dans l'emportement, il l'a giflée à deux reprises, puis a frappé à plusieurs reprises le corps de sa fille avec la boucle d'une ceinture. Les constats médicaux font état de plusieurs plaies, ecchymoses et érosions (dont une plaie incisivo-contuse à la main droite), nécessitant six jours de consolidation.
Le prévenu a interjeté appel. Il sollicitait l'acquittement en invoquant quatre moyens : une motivation insuffisante des faits prouvés et une erreur d'appréciation de la preuve ; la violation de la présomption d'innocence ; l'application de l'exemption de responsabilité pénale tirée de l'exercice d'un droit ou d'un devoir (art. 27.2 du Code pénal, ou art. 19.5 de l'ancien Code pénal) ; à titre subsidiaire, la requalification des faits en contravention (art. 348.4 de l'ancien Code pénal). Le ministère public a conclu au rejet de l'appel.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia, en formation composée de Mme Marie Conte (rapporteure), M. Yves Picod et M. Josep Maria Pijuan Canadell, a statué le 2 novembre 2006 (rôle n° 25/06, cause n° 270-4/03, sentence n° 31-06).
## Question de droit
La décision soulève plusieurs questions, dont les deux principales sont les suivantes :
1. **Le droit de correction paternelle peut-il fonder une exemption de responsabilité pénale** lorsque l'exercice de l'autorité parentale a produit des lésions corporelles, et l'auteur peut-il invoquer le devoir d'éducation qui lui incombe ?
2. **L'appréciation des faits et de la preuve** (aveu, témoignages, constats médicaux) est-elle compatible avec la présomption d'innocence, et la qualification de lésions dolosives avec brutalité notoire doit-elle être maintenue, plutôt que requalifiée en contravention ?
Accessoirement, la juridiction devait déterminer si les circonstances atténuantes retenues par le premier juge étaient correctement prises en compte dans la fixation de la peine.
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme intégralement la décision de première instance. Les moyens sont écartés successivement.
**Sur l'erreur d'appréciation de la preuve**, la Cour considère le moyen « totalement dépourvu de sérieux », le premier juge n'ayant pas trahi la pensée du prévenu, qui avait affirmé tout au long de la procédure que l'absentéisme et la relation de sa fille ne lui agréaient pas.
**Sur la présomption d'innocence**, la Cour relève que le prévenu a reconnu avoir frappé sa fille au moyen d'une ceinture, que son épouse et la victime ont décrit de manière concordante le déroulement des faits, et que ces déclarations sont corroborées par les examens médicaux du Service de médecine légale et de médecine légale. La culpabilité pouvait donc être retenue sans méconnaître ce principe.
**Sur l'exemption fondée sur le droit de correction**, la Cour retient que les violences, commises à l'aide d'une ceinture dont la boucle en particulier a causé des lésions importantes, excèdent le droit de correction paternelle et ne relèvent pas d'un simple
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 02 de novembre del 2006 - ROJ: STSJAD 153/2006
STSJAD 153/2006 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, 2 novembre 2006)
Par jugement du 21 avril 2006, le Tribunal de Corts (tribunal de première instance) a condamné M. Vaquero, de nationalité portugaise et sans antécédents judiciaires, pour un délit majeur de lésions dolosives commises avec une brutalité notoire (lesions doloses causades amb notòria brutalitat). Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis (pena de presó condicional) et à payer les frais de procédure. Au titre de la responsabilité civile, il devait indemniser la CASS (caisse d'assurance maladie) à hauteur de 51,31 euros, correspondant aux frais médicaux exposés pour sa fille mineure. La victime avait renoncé à toute autre réclamation.
Les faits déclarés prouvés sont les suivants. Le 23 novembre 2003, vers 17h50, au domicile familial, le prévenu a engagé une dispute avec sa fille mineure, à propos de son absentéisme scolaire et d'une relation sentimentale qu'elle entretenait avec un jeune homme qui ne lui agréait pas. Dans l'emportement, il l'a giflée à deux reprises, puis a frappé à plusieurs reprises le corps de sa fille avec la boucle d'une ceinture. Les constats médicaux font état de plusieurs plaies, ecchymoses et érosions (dont une plaie incisivo-contuse à la main droite), nécessitant six jours de consolidation.
Le prévenu a interjeté appel. Il sollicitait l'acquittement en invoquant quatre moyens : une motivation insuffisante des faits prouvés et une erreur d'appréciation de la preuve ; la violation de la présomption d'innocence ; l'application de l'exemption de responsabilité pénale tirée de l'exercice d'un droit ou d'un devoir (art. 27.2 du Code pénal, ou art. 19.5 de l'ancien Code pénal) ; à titre subsidiaire, la requalification des faits en contravention (art. 348.4 de l'ancien Code pénal). Le ministère public a conclu au rejet de l'appel.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia, en formation composée de Mme Marie Conte (rapporteure), M. Yves Picod et M. Josep Maria Pijuan Canadell, a statué le 2 novembre 2006 (rôle n° 25/06, cause n° 270-4/03, sentence n° 31-06).
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions, dont les deux principales sont les suivantes :
Le droit de correction paternelle peut-il fonder une exemption de responsabilité pénale lorsque l'exercice de l'autorité parentale a produit des lésions corporelles, et l'auteur peut-il invoquer le devoir d'éducation qui lui incombe ?
L'appréciation des faits et de la preuve (aveu, témoignages, constats médicaux) est-elle compatible avec la présomption d'innocence, et la qualification de lésions dolosives avec brutalité notoire doit-elle être maintenue, plutôt que requalifiée en contravention ?
Accessoirement, la juridiction devait déterminer si les circonstances atténuantes retenues par le premier juge étaient correctement prises en compte dans la fixation de la peine.
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme intégralement la décision de première instance. Les moyens sont écartés successivement.
Sur l'erreur d'appréciation de la preuve, la Cour considère le moyen « totalement dépourvu de sérieux », le premier juge n'ayant pas trahi la pensée du prévenu, qui avait affirmé tout au long de la procédure que l'absentéisme et la relation de sa fille ne lui agréaient pas.
Sur la présomption d'innocence, la Cour relève que le prévenu a reconnu avoir frappé sa fille au moyen d'une ceinture, que son épouse et la victime ont décrit de manière concordante le déroulement des faits, et que ces déclarations sont corroborées par les examens médicaux du Service de médecine légale et de médecine légale. La culpabilité pouvait donc être retenue sans méconnaître ce principe.
Sur l'exemption fondée sur le droit de correction, la Cour retient que les violences, commises à l'aide d'une ceinture dont la boucle en particulier a causé des lésions importantes, excèdent le droit de correction paternelle et ne relèvent pas d'un simple
Sentència
Concepte : Lesions doloses causades amb notòria brutalitat
Rotlle núm. 25/06 Causa núm. 270-4/03 Sentència núm. 31-06
Ponent M.I. Sra. Marie Conte
S E N T È N C I A
Magistrats M.I. Srs.
Josep Maria Pijuan Canadell Marie Conte
Yves Picod
Andorra la Vella, a dos de novembre de dos mil sis. En el recurs d'apel·lació interposat pel Lletrat Castrillo en defensa i representació de Vaquero contra la sentència de data 21 d'abril de 2006 dictada pel M. Iltre. Tribunal de Corts en la Causa i Rotlle de referència, per un delicte major de lesions doloses causades amb notòria brutalitat. Sent part el Magfc. Ministeri fiscal. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M. Iltre. Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.-RESULTANT: Que el Tribunal de Corts dictà sentència de data 21 d'abril de 2006, amb la següent part dispositiva : "FALLEM: que, hem de condemnar i condemnem Vaquero, com a responsable en concepte d'autor del delicte major de lesions doloses causades amb notòria brutalitat, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena de 18 mesos de presó condicional, i al pagament de les despeses processals causades.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 25/06 — Décision commentée
En concepte de responsabilitat civil el processat haurà d'indemnitzar a la CASS en la quantitat de 51,31 euros per les despeses mèdiques abonades de la menor."
II.-RESULTANT: Que la sentència es recolza en els següents fets que declara provats en el seu primer Resultant: "Són fets provats i així es declara, que el dia 23 de novembre de 2003, vers les 17h50, el processat Vaquero, nascut el dia 4 de novembre de 1964, de nacionalitat portuguesa i sense antecedents penals, trobant-se al seu domicili radicat a l'XXXX, inicià una discussió amb la seva filla menor Macias, nascuda el 4 de maig de 1988, a rel del seu absentisme escolar i de la relació sentimental que la nena mantenia amb un jove que no era del seu grat, que exaltant-se li propinà dues bufetades amb la mà oberta, per posteriorment proveir-se d'un cinturó amb el quin fuetejà amb la sivella en diverses ocasions el cos de la seva filla menor.
Conseqüència de l'agressió, la menor resultà amb una ferida inciso-contusa en el dors de la mà dreta; dues ferides contuses en l'avantbraç dret; dues ferides contuses en forma de semilluna en el braç dret; una màcula vermell-blavosa de 6 x 5 cm en la galta i pòmul esquerre amb erosió superficial i equimosi; una erosió superficial de 2 cm de llargada sobre l'escàpula dreta i una màcula vermell-blavosa de 7 x 6 cm situada al nivell del gluti dret amb erosions superficials sagnants, que requeriren un termini de consolidació de 6 dies.
La perjudicada ha renunciat a res reclamar, restant la CASS que presenta un reclamació d'un import de 51,31 euros."
III.-RESULTANT: contra l'esmentada sentència interposa recurs d'apel·lació el lletrat Castrillo, actuant en representació de Vaquero, el qual demana l'absolució del processat.
Reprotxa en primer lloc a la sentència de no contenir la narració precisa de forma objectiva dels fets que es consideren provats. Observa que solament es relaten els fets esdevinguts el 23-11-03, excloent els esdeveniments que els explicaven i justificaven, a saber la relació mantinguda des de uns mesos per la filla del processat amb un noi de 16 anys, el seu desinterès pels estudis, els consells i advertiments donats en va a la filla i la preocupació ocasionada als seus pares pel seu comportament.
Estima que la sentència comporta un error en l'apreciació de la prova per quan no valora o valora erròniament el motiu de l'actuació de Vaquero envers la seva filla, deixant pensar falsament que si el menor hagués estat del seu grat, hauria consentit a la relació amb la seva filla.
Al·lega una vulneració del dret a la presumpció d'innocència i sosté que el Tribunal de Corts no ha pres en consideració la condició de pare de la perjudicada ni els motius que el van portar a adoptar aquell càstig com era el de corregir la conducta de la seva filla menor d'edat, així com l'interès de la resta de membres de la família si continuava aquest tipus de conducta de la menor.
Invoca finalment la infracció d'una norma penal substantiva per la seva interpretació errònia o per la seva inadequada aplicació. Pretén que el processat va estar motivat pel sentiment de responsabilitat que té tot bon pare de família i la necessitat d'acomplir el seu deure i en dedueix que ha de beneficiar-se de l'eximent de l'art. 27.2 del Codi Penal o del 19.5 del Codi Penal antic.
Subsidiàriament, compte tingut de la poca gravetat de les lesions sol·licita la desqualificació de la infracció en contravenció penal de l'art. 348.4 de l'antic Codi Penal.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs, demanant la confirmació de la sentència, basant- se en la següent argumentació:
els fets exposats pel recurrent en el primer apartat del cos de l'escrit de recurs no afecten als elements conformadors del tipus penal pel quin va ser processat Vaquero.
el dret de correcció paternofilial no pot emparar la brutal pallissa que el processat donà a la seva filla.
el processat reconegué els fets tal i com resulten expressats en el resultant de fets provats.
el propi raonament de la sentència impugnada comporta la impossibilitat de sostenir l'aplicació de l'eximent previst a l'art. 19.5 CP, tota vegada que el dret de correcció vers els fills no pot incloure la producció de lesions en els menors.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: que els fets provats retinguts en la sentència penal, resideixen en les dades objectives que permeten caracteritzar els elements constitutius de la infracció. Que el Tribunal no ha d'incloure en els fets provats les circumstàncies anteriors, objectives o subjectives, la successió dels quals va conduir el processat a cometre el delicte que li és reprotxat, i que, si be no permeten caracteritzar la reunió dels elements constitutius de la infracció, han estat presos en consideració en el marc de l'apreciació del grau de responsabilitat penal o de la pena a imposar.
II.-CONSIDERANT: altrament el recurrent basa el seu segon motiu de recurs, en un error en l'apreciació de la prova, consistint sobre una interpretació arbitraria i arriscada de la sentència. Aquest retret està totalment desproveït de seriositat, solament cal constatar que el Tribunal de Corts en afirmar que l'absentisme escolar de la menor i la relació que mantenia amb un jove no eren "del grat" del processat, no ha traït el pensament d'aquest, que ho ha afirmat tot al llarg del procés.
III.-CONSIDERANT: essent un eventual error en l'apreciació de la prova, que Vaquero ha reconegut haver pegat la seva filla pel mitjà d'un cinturó, que la seva esposa Vélez i la seva filla perjudicada, han exposat, de manera concordant el desenvolupament dels fets, i les circumstàncies que van conduir a la seva producció, que aquestes declaracions han estat confirmades per les exploracions mèdiques practicades pel Servei de Medicina Legal i Forense. Que en l'acta del judici oral el processat va declarar que "li donà unes bufetades, s'enerva molt, es va treure el cinturó i li dona cops amb aquest vàries vegades".
Per tant el Tribunal no ha comès cap vulneració de la presumpció d'innocència en retenir la culpabilitat d'un processat, que mai ha contestat els fets reprotxats, els ha relatat de manera detallada, i la confessió del qual està confirmada per les declaracions dels testimonis de la víctima, i pel resultat de les investigacions medices realitzades en el decurs de la investigació i d'instrucció.
En reprotxar al Tribunal de Corts de no haver tingut en compte la condició de pare de la perjudicada del processat que l'investeix de la missió de vetllar per l'educació de la seva filla, aquest pretén beneficiar-se de la circumstància d'eximent de la responsabilitat criminal de l'art. 19.5 del Codi Penal.
Ara bé, la sentència recorreguda amb bon criteri ha rebutjat aquesta pretensió posant de relleu que les violències exercides sobre la menor, que a més a més amb l'ajut d'un cinturó, l'anella del qual especialment, va ocasionar a la víctima importants lesions, excedeixen el dret de correcció paternofilial i que no poden en cap cas permetre considerar que els cops i les lesions d'aquesta índole relleven d'un simple exercici de l'autoritat parental i del deure d'educació dels pares.
IV.-CONSIDERANT: finalment, sobre la infracció d'una norma penal substantiva invocada pel processat, convé observar la confusió operada pel recurrent entre el mòbil, la intenció, fins i tot sobre l'element material del delicte.
No ha estat contestat que Vaquero hagués tingut la intenció d'exercir violències sobre la seva filla.
Aquestes violències, comeses amb l'ajut d'un cinturó, sostingut pel costat oposat a l'anella han comportat múltiples lesions produïdes segons el metge forense per "un objecte rom-punxant", pel processat que va admetre que no es controlava més al moment dels fets, "havent perdut els nervis".
La víctima va precisar que es protegia la cara amb els braços, que tenia amb sang, i que els cops havien cessat quan es va escapar, en roba de nit.
En aquestes condicions, el delicte previst i castigat per l'art. 195 CP està constituït i no dóna lloc a requalificar els fets en contravenció.
Finalment convé posar de relleu que el delicte de lesions causades amb notòria brutalitat està castigat amb una pena de presó de fins a cinc anys, i que el Tribunal de Corts, en imposar al processat una pena de 18 mesos de presó condicional, necessàriament ha retingut en el seu benefici circumstàncies atenuants consistents en l'absència d'antecedents judicials, el mòbil i l'estat psicològic de Vaquero que el van conduir a cometre aquest delicte, a saber la preocupació de veure la seva filla descuidar els seus estudis en profit d'una relació sentimental, i la seva impotència per a impedir- li o almenys imaginar un mitjà menys coercitiu.
V.-CONSIDERANT: en conseqüència la sentència recorreguda ha de ser íntegrament confirmada.
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
La Sala Penal del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
D E C I D I M
1.- Desestimar el recurs d'apel·lació interposat per Vaquero.
2.- Confirmar íntegrament la sentència dictada pel Tribunal de corts en la causa 270-4/03 de data 21 d'abril de 2006.
3.- Condemnar al recurrent al pagament de les despeses processals causades pel recurs.
4.- Retornar la Causa al M. Iltre. Tribunal de Corts, amb certificació de la present Sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.