I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD, Civil, 22 octobre 2009 (ROJ STSJAD 266/2009, ECLI:AD:TSJADAD:2009:266)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 22 octobre 2009, recours n° 108/09 (ROJ STSJAD 266/2009 ; ECLI:AD:TSJADAD:2009:266) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des métadonnées du texte intégral.
Faits et procédure
La société « Téllez », fournisseur de téléviseurs, a conclu avec la société « Ribes », exploitante d'un hôtel, un contrat de vente de téléviseurs destinés à équiper les chambres de l'établissement, pour un montant de 18.804,06 euros après modification du devis initial. « Ribes » a acquitté une partie du prix et demeurait redevable de 12.608,24 euros.
Le devis avait été accepté par « Ribes » sous une réserve figurant au bas du document : l'acceptation était subordonnée à la résolution du contrat de location préalablement conclu entre « Ribes » et la société « Arcos ». Ce contrat, d'une durée de six ans, portait sur quarante téléviseurs et des magnétoscopes ; il avait été conclu en 1999 avec une société propriétaire de l'hôtel « Miró », puis remplacé en 2000 par un contrat de même contenu conclu avec « Arcos Location ». La décision ne précise pas de manière certaine la qualité de propriétaire de l'hôtel « Miró » : l'antécédent I le rattache à « Ribes », tandis que le fondement I le présente comme propriété de l'agent (non précisé dans la décision, sur ce point, de façon univoque).
« Téllez » a assigné « Ribes » le 11 mai 2005 en paiement du solde. « Ribes » a contesté la demande, soutenant que la vente était soumise à la condition de la résolution du contrat de location avec « Arcos », et a formé une demande reconventionnelle tendant à la restitution des sommes versées, subsidiairement à la nullité du contrat, ainsi qu'au paiement par « Téllez » de la somme de 38.633,66 euros réclamée par « Arcos ».
Par jugement du 8 avril 2009, le Tribunal de Batlles a fait droit intégralement à la demande et rejeté la reconvention. « Ribes » a interjeté appel.
Question de droit
La Sala Civil était saisie de deux questions principales :
- La clause subordonnant la vente à la résolution d'un contrat de location préexistant entre l'acheteur et un tiers constitue-t-elle une condition résolutoire, et son défaut de réalisation entraîne-t-il la résolution de la vente, alors que la réalisation de l'événement ne dépendait pas du vendeur lui-même ?
- La demande re
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 22 d'octubre del 2009 - ROJ: STSJAD 266/2009 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- La representació processal de la societat "Téllez" va formular demanda contra "Ribes" en data 11 de maig del 2005 en reclamació de la suma de 12.608,24 euros, import restant del cost total de una sèrie de televisors que la seva mandant havia subministrat per tal que fossin instal·lats a les habitacions de l'hotel propietat de la defenent i que aquesta no havia satisfet. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 22 octobre 2009 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC- 108/09
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, a 22 d'octubre de 2009
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la societat "Téllez" va formular demanda contra "Ribes" en data 11 de maig del 2005 en reclamació de la suma de 12.608,24 euros, import restant del cost total de una sèrie de televisors que la seva mandant havia subministrat per tal que fossin instal·lats a les habitacions de l'hotel propietat de la defenent i que aquesta no havia satisfet.
II.- En data 15 de juny del 2005 la representació processal de la societat "Ribes" va contestar a la demanda oposant-se a la mateixa amb l'argument que el contracte de compravenda dels televisors objecte de litigi estava sotmès a la condició de que es resolgués el que la seva mandant mantenia amb l'empresa "Arcos" i en virtut del qual aquesta li havia arrendat un sistema de televisors que es trobaven a les habitacions de l'hotel de la seva propietat. Atès que aquest contracte no s'havia resolt i "Arcos" li havia reclamat l'import de 38.633,66 euros pel deute generat per l'arrendament, la defenent s'oposava a la demanda sol·licitant que. si es considerava que la condició a la què es supeditava el contracte era resolutòria, es condemnés a les parts a restituir-se recíprocament les coses objecte del contracte o, si es considerava que era suspensiva, que es declarés la nul·litat del contracte, estimant a més la demanda reconvencional i condemnant a l'adversa a pagar a la seva mandant la suma de 38.633,66 euros que "Arcos" li reclamava, imposant en tot cas a l'adversa les costes del procediment.