STSJAD ANDORRA, a 03 de març del 2010 - ROJ: STSJAD 16/2010
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé3 mars 2010
Numéro10/10
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 3 mars 2010, n° 10-2010 (ROJ STSJAD 16/2010)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 3 mars 2010, n° 10-2010, ROJ STSJAD 16/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:16 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une résolution du 21 janvier 2008, la Commission technique d'urbanisme a statué sur une demande concernant une unité d'actuation. Le requérant en première instance, M. Ropero, a saisi le Tribunal de batlles. Celui-ci, par une sentence du 17 novembre 2008, a partiellement fait droit à sa demande. Il a annulé la résolution de la Commission technique et déclaré la nullité des articles 36.5 et 37.5 des Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària i de rehabilitació d'edificis, approuvées par le Comú d'Ordino le 26 octobre 2007.
Selon le juge de première instance, ces dispositions méconnaissaient l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme. À la différence de la réglementation antérieure, elles ne fixaient pas la fondària édifiable applicable à la zone urbaine 1 (clau U1) et à la zone urbaine 2 (clau U2).
Le Gouvernement d'Andorre a interjeté appel. Il soutenait, en premier lieu, que l'omission de la fondària édifiable était peu relevante. Selon lui, cette donnée se déduisait nécessairement de la surface maximale et de la longueur de façade, et la combinaison des autres paramètres de l'Ordinacions satisfaisait déjà aux exigences légales. En second lieu, il faisait valoir que la fixation de cette fondària relevait du pouvoir discrétionnaire du Comú, de sorte que la Commission technique ne exerçait qu'un contrôle de légalité.
M. Ropero a conclu au rejet de l'appel. Il a estimé que la fixation d'une profondeur maximale constituait un paramètre indispensable, afin de prévenir l'insécurité juridique dans les zones urbaines et dans le centre ancien. Le Comú d'Ordino n'a pas formalisé d'opposition.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, était compétent en vertu de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
## Question de droit
La question posée était de savoir si la fixation d'une fondària maximale des édifices constitue l'un des « paramètres relatifs à l'occupation du sol » que les Ordinacions reguladores doivent nécessairement inclure, en application de l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme.
Cette question en appelait une seconde, relative à l'étendue du pouvoir d'appréciation de la commune : une fois admis que le paramètre doit figurer dans l'instrument, la commune demeure-t-elle libre de l'omettre, ou seulement de choisir sa valeur ?
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur répond par l'affirmative à la première question. Il relève que la fondària maximale édifiable est l'une des magnitudes qui déterminent l'occupation du sol au sein de chaque unité d'actuation, au même titre que la surface maximale en plan, la longueur maximale de façade, l'occupation maximale de la parcelle, les distances minimales aux limites parcellaires ou entre constructions, ou encore la hauteur maximale (fundament 6).
Il estime que l'argument tiré de la déduction combinée des autres paramètres ne saurait être retenu. Selon le tribunal, « no es pot negar que la indefinició sobre l'element litigiós [...] incideix de forma negativa sobre la seguretat jurídica i pot donar lloc a situacions indesitjades » dans les zones urbaines concernées (fundament 7).
S'agissant du pouvoir discrétionnaire, le tribunal opère une distinction. Il précise que
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 03 de març del 2010 - ROJ: STSJAD 16/2010
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 3 mars 2010, n° 10-2010 (ROJ STSJAD 16/2010)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 3 mars 2010, n° 10-2010, ROJ STSJAD 16/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:16 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une résolution du 21 janvier 2008, la Commission technique d'urbanisme a statué sur une demande concernant une unité d'actuation. Le requérant en première instance, M. Ropero, a saisi le Tribunal de batlles. Celui-ci, par une sentence du 17 novembre 2008, a partiellement fait droit à sa demande. Il a annulé la résolution de la Commission technique et déclaré la nullité des articles 36.5 et 37.5 des Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària i de rehabilitació d'edificis, approuvées par le Comú d'Ordino le 26 octobre 2007.
Selon le juge de première instance, ces dispositions méconnaissaient l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme. À la différence de la réglementation antérieure, elles ne fixaient pas la fondària édifiable applicable à la zone urbaine 1 (clau U1) et à la zone urbaine 2 (clau U2).
Le Gouvernement d'Andorre a interjeté appel. Il soutenait, en premier lieu, que l'omission de la fondària édifiable était peu relevante. Selon lui, cette donnée se déduisait nécessairement de la surface maximale et de la longueur de façade, et la combinaison des autres paramètres de l'Ordinacions satisfaisait déjà aux exigences légales. En second lieu, il faisait valoir que la fixation de cette fondària relevait du pouvoir discrétionnaire du Comú, de sorte que la Commission technique ne exerçait qu'un contrôle de légalité.
M. Ropero a conclu au rejet de l'appel. Il a estimé que la fixation d'une profondeur maximale constituait un paramètre indispensable, afin de prévenir l'insécurité juridique dans les zones urbaines et dans le centre ancien. Le Comú d'Ordino n'a pas formalisé d'opposition.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, était compétent en vertu de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia.
Question de droit
La question posée était de savoir si la fixation d'une fondària maximale des édifices constitue l'un des « paramètres relatifs à l'occupation du sol » que les Ordinacions reguladores doivent nécessairement inclure, en application de l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme.
Cette question en appelait une seconde, relative à l'étendue du pouvoir d'appréciation de la commune : une fois admis que le paramètre doit figurer dans l'instrument, la commune demeure-t-elle libre de l'omettre, ou seulement de choisir sa valeur ?
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur répond par l'affirmative à la première question. Il relève que la fondària maximale édifiable est l'une des magnitudes qui déterminent l'occupation du sol au sein de chaque unité d'actuation, au même titre que la surface maximale en plan, la longueur maximale de façade, l'occupation maximale de la parcelle, les distances minimales aux limites parcellaires ou entre constructions, ou encore la hauteur maximale (fundament 6).
Il estime que l'argument tiré de la déduction combinée des autres paramètres ne saurait être retenu. Selon le tribunal, « no es pot negar que la indefinició sobre l'element litigiós [...] incideix de forma negativa sobre la seguretat jurídica i pot donar lloc a situacions indesitjades » dans les zones urbaines concernées (fundament 7).
S'agissant du pouvoir discrétionnaire, le tribunal opère une distinction. Il précise que
Sentència
Núm. de Protocol: AD-0107-2/08 TSA: 05/09
S E N T È N C I A NÚM. 10-2010
PARTS:
Apel·lant: M.I. GOVERN
Representant: S.V.
Advocat: Conde
Apel·lada: Ropero
Representant: Sarabia
Advocat : Sancho
Apel·lada: HBLE. COMÚ D'ORDINO
Representant: Águila
Advocat: Badía
A la vila d'Andorra la Vella, el 3 de març de 2010
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0107-2/08.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 10/10 — Décision commentée
1r.- La sentència de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles de 17 de novembre de 2008 va estimar parcialment la demanda formulada pel Sr. Ropero contra el M.I. GOVERN i l'HBLE. COMÚ D'ORDINO, i va anul·lar la resolució de la Comissió Tècnica d'Urbanisme de 21 de gener de 2008, declarant així mateix la nul·litat dels articles 36.5 i 37.5 de les Ordenacions reguladores de la normativa subsidiària i de rehabilitació d'edificis, que havien estat aprovades pel Comú d'Ordino en data 26 d'octubre de 2007.
La precitada sentència va considerar que el contingut d'aquests preceptes vulnerava l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme, ja que no fixaven -a diferència de la normativa anterior- la fondària edificable que s'havia de respectar en la zona urbana 1, clau U1, i en la zona urbana 2, clau U2.
2n.- La representació del GOVERN va interposar recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, que es fonamenta, en síntesi, en dos arguments fonamentals. En el primer dels mateixos, es defensa que la supressió de la referència a la fondària edificable en els preceptes impugnats és poc rellevant, ja que queda determinada en definitiva per la superfície màxima i la llargada de la façana, i que la combinació dels altres paràmetres d'edificació que resulten de les pròpies Ordinacions ja cobreix els requisits de l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme. En segon lloc, s'al·lega que la determinació d'una fondària màxima edificable és una qüestió d'oportunitat que s'inscriu dins de les potestats discrecionals del Comú, que la Comissió Tècnica d'Urbanisme ha respectat, ja que només li correspon un control de legalitat sobre la decisió comunal.
3r.- La representació del Sr. Ropero va oposar-se al recurs formulat pel GOVERN, en considerar que la sentència apel·lada havia fet una correcta interpretació de les normes aplicables al cas, ja que la fixació d'una profunditat màxima dels edificis resulta un paràmetre indispensable d'acord amb la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme, per tal d'evitar situacions de manca de seguretat jurídica, especialment quan es tracta, com en aquest cas, de zones urbanes i de casc antic.
Per la seva banda, l'HBLE. COMÚ D'ORDINO no va formalitzar oposició al recurs del GOVERN.
4t.- En l'acte de la vista oral, les parts van exposar les consideracions que van considerar més adients a la defensa de llurs interessos.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- L'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme regula les Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària aplicable a cada unitat d'actuació i estableix que aquests instruments d'ordenació dels comuns han de definir, amb el grau de precisió necessari per a què es puguin executar, tots els paràmetres relatius a l'ocupació del sòl, percentatges de terreny de cessió obligatòria, superfície mínima de les parcel·les, coeficients d'edificabilitat, alçades i volums màxims dels edificis, voladissos, cobertes i tractaments de façanes.
Del tenor literal d'aquest precepte es desprèn que la Llei atribueix a aquest tipus d'ordinacions la funció de definir "tots els paràmetres relatius a l'ocupació del sòl", i això ho han de fer "amb el grau de precisió necessari" per tal de què es puguin desenvolupar les unitats d'actuació. Com resulta de l'article 85 de la pròpia Llei, es tracta d'un instrument que desenvolupa i complementa les previsions establertes al Pla d'ordenació i urbanisme parroquial.
En el mateix sentit, l'article 48 del Reglament urbanístic determina que les Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària han de definir els paràmetres necessaris per al desenvolupament urbanístic del P.O.U.P.
Tercer.- La qüestió litigiosa que es planteja en aquest recurs consisteix en determinar si la fixació d'una fondària màxima dels edificis és un dels paràmetres relatius a l'ocupació del sòl que han de ser inclosos necessàriament en les Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària.
Resulta evident que una de les magnituds que prefiguren l'ocupació del sòl en l'àmbit de cadascuna de les unitats d'actuació és precisament la fondària màxima edificable, com també ho són altres paràmetres, tals com la superfície màxima en planta, la llargada màxima de façana, l'ocupació màxima de parcel·la, les distàncies mínimes als límits de parcel·la o entre edificacions, l'alçada màxima o d'altres de similar naturalesa.
De fet, la part apel·lant no discuteix la importància d'aquest paràmetre, però considera que es pot deduir en aquest cas de l'aplicació combinada dels altres elements que contemplen les Ordinacions impugnades. Tanmateix, no es pot negar que la indefinició sobre l'element litigiós que resulta de l'actual redacció d'aquest instrument d'ordenació incideix de forma negativa sobre la seguretat jurídica i pot donar lloc a situacions indesitjades dins de les zones urbanes a què es refereixen els preceptes impugnats.
En conseqüència, s'han de confirmar els pronunciaments de la sentència apel·lada, segons els quals la manca de determinació d'una fondària màxima edificable infringeix les previsions de l'article 86 de la Llei general d'ordenació del territori i urbanisme, segons les quals les Ordinacions reguladores de la normativa subsidiària aplicable a cada unitat d'actuació han de definir, amb el grau de precisió necessari, "tots els paràmetres relatius a l'ocupació del sòl".
Quart.- La part apel·lant argumenta en segon lloc que la fixació o no d'una profunditat màxima de les edificacions és una decisió discrecional del Comú, que no pot ser revisada en el marc del control de legalitat que duu a terme la Comissió Tècnica d'Urbanisme i, posteriorment, els òrgans d'aquesta Jurisdicció.
En realitat, convé precisar que la discrecionalitat recau només en la definició d'un o altre paràmetre, és a dir, en la determinació de quina hagi de ser la fondària màxima edificable en cada cas, que pot ser de major o menor magnitud. Tanmateix, allò que no és discrecional és el fet de què s'ha de definir en les Ordinacions, "amb el grau de precisió necessari", la decisió adoptada en aquest punt per l'Administració comunal, ja que així ho exigeix l'article 86 de la Llei d'ordenació del territori i urbanisme.
En conseqüència, procedeix desestimar íntegrament aquest recurs d'apel·lació, i confirmar la sentència impugnada en els seus propis termes, sense fer un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la representació del M.I. GOVERN contra la sentència dictada el 17 de novembre de 2008 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es confirma en els seus propis termes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.