jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 10 de maig del 2010 - ROJ: STSJAD 89/2010
Résumé
# STSJAD 89/2010 (ECLI:AD:TSJADAD:2010:89) > Décision commentée : STSJAD 89/2010, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 10 mai 2010 (ECLI:AD:TSJADAD:2010:89) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Un ressortissant espagnol, M. Miró, résidait en Principauté d'Andorre. Il a fait l'objet de poursuites pénales à deux reprises, en décembre 2005 pour consommation de cocaïne, puis en mars 2008 pour trafic de stupéfiants. Par jugement du Tribunal de Corts du 25 février 2009, confirmé par la Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia le 18 juin 2009, il a été condamné à quatre ans d'emprisonnement ferme et à une amende de six mille euros, pour un délit majeur continu de trafic de cocaïne en grande quantité et un délit mineur continu de consommation. Une proposition d'expulsion pour une durée de cinq ans lui a été notifiée le 9 mars 2009. Par décision du 10 juillet 2009, le ministre de l'Intérieur a ordonné son expulsion du territoire national pour cinq ans. Le Gouvernement, par résolution du 4 novembre 2009, a rejeté le recours administratif formé contre cette décision. Le Tribunal de Batlles a rejeté le recours de M. Miró par jugement du 3 mars 2010. Celui-ci a interjeté appel le 19 mars 2010, en soutenant, pour l'essentiel, qu'une procédure d'avertissement préalable à l'expulsion aurait dû être engagée, que le ministère public avait lui-même sollicité puis vu rejeter la demande d'expulsion dans le cadre pénal, et qu'il résidait en Principauté depuis plus de quarante ans. Le Gouvernement a conclu au rejet de l'appel. La chronologie du dossier présente des zones d'incertitude. La date d'annulation d'un titre de séjour (29 janvier 2007) est antérieure à la période de validité du titre initial (22 novembre 2007 au 22 novembre 2008) mentionnée dans le rapport de police. La décision ne tranche pas ce point. ## Question de droit Le litige soulève trois questions principales. **La première** porte sur la nécessité d'un avertissement d'expulsion préalable. Aux termes de l'article 119-5 de la Llei qualificada d'immigració du 14 mai 2002, l'avertissement est un préalable nécessaire à l'ouverture d'une procédure d'expulsion administrative contre un étranger ayant la qualité de résident, sauf lorsque l'expulsion constitue une mesure d'exécution forcée ou qu'il existe un risque grave pour la sécurité de l'État, des personnes ou des biens, ou pour l'ordre public. Il fallait donc déterminer si M. Miró avait la qualité de résident et, dans l'affirmative, si l'exception était applicable. **La deuxième** tient à l'articulation entre la décision pénale de rejet de la demande d'expulsion et la mesure administrative. Le juge devait apprécier si le refus de la juridiction pénale faisait obstacle à une expulsion prise sur le fondement de la police administrative. **La troisième** concerne la proportionnalité de la mesure et l'application de l'article 109.c de la même loi, qui protège l'étranger résidant légalement et de manière ininterrompue depuis au moins vingt ans, sauf en cas de « nécessité impérieuse » tenant à la sécurité de l'État, des personnes ou des biens, ou à l'ordre public. ## Solution et dispositif Le Tribunal Superior de Justícia rejette l'appel sur les trois points. **Sur l'avertissement préalable**, la Cour relève que la qualité de résident de l'intéressé n'est pas « clairement établie » au vu du dossier. Elle ajoute que, à supposer cette qualité acquise, l'exception de l'article 119-5 est en tout état de cause applicable, la mesure re
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