Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 13 de maig del 2010 - ROJ: STSJAD 116/2010
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
- [1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 130/10 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
Aperçu PDF Korpus premium. Téléchargez ou utilisez Ctrl+P / Cmd+P.
Korpus
Doctrine juridique scientifique
Document exporté
5 novembre 2026
Jurisprudence
cassation_totale
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 13 mai 2010, STSJAD 116/2010 > Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 13 mai 2010, STSJAD 116/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:116 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) *Note : la référence canonique fournie dans les métadonnées de la fiche est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La référence ci-dessus reprend les éléments figurant dans le texte intégral de la décision (ROJ et ECLI).* ## Faits et procédure Par un écrit présenté le 29 avril 2010, Mme Calderón a formé une demande d'exequatur d'un jugement rendu le 18 juin 2007 par le Jutjat de Primera Instància núm. 2 de La Seu d'Urgell (Espagne). Elle sollicitait qu'il soit déclaré exécutoire en Principauté d'Andorre. Le défendeur, M. Garzón, a formulé un *aplanament* à la demande. Ce terme catalan renvoie, dans la terminologie procédurale, à l'acquiescement du défendeur aux prétentions du demandeur. La décision ne précise toutefois ni les conditions de cet acte ni ses effets sur l'issue de l'instance (non précisé dans la décision). Le Ministère public a estimé qu'il y avait lieu de faire droit à la procédure engagée. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, présidée par M. Jean Louis Vuillemin, magistrat rapporteur, et composée de MM. Joan Manel Abril Campoy et Mme Eulàlia Amat Llari, a statué par une sentence du 13 mai 2010 (recurs n° 130/10). La décision est intitulée « Exequàtur - aplanament ». ## Question de droit La question posée était de savoir si un jugement étranger, en l'espèce espagnol, pouvait recevoir force exécutoire en Andorre. Le juge devait vérifier que ce jugement satisfaisait aux conditions fixées par l'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, seul texte mentionné dans les fondements de la décision et dans la liste de législation rattachée au document. Selon le premier fondement, la sentence étrangère devait remplir cinq exigences cumulatives : 1. la juridiction qui a rendu la décision était compétente ; 2. la procédure suivie devant elle était régulière ; 3. la loi applicable avait été appliquée conformément aux règles nationales de conflit de lois ; 4. la décision était conforme à l'ordre public national et international ; 5. aucune fraude à la loi nationale n'était établie. ## Solution et dispositif Le tribunal a estimé que ces conditions étaient réunies. Il a constaté que la sentence étrangère « compleix tots els requisits establerts en l'art. 49 » de la loi transitoire et a déclaré le jugement exécutoire. Le dispositif est rédigé ainsi : > « Estimar la demanda d'exequàtur de la Sra. Calderón, decretar executiva la sentència dictada el dia 18 de juny de 2007 pel Jutjat de Primera Instància núm. 2 de La Seu d'Urgell, Espanya ; Sense fer especial condemna en costes judicials. » *Traduction fidèle :* > « Faire droit à la demande d'exequatur de Mme Calderón, déclarer exécutoire le jugement rendu le 18 juin 2007 par le Jutjat de Primera Instància núm. 2 de La Seu d'Urgell, Espagne ; sans condamnation spéciale aux dépens. » Le tribunal ne prononce donc aucune condamnation aux dépens, le second fondement rappelant qu'« en matière d'exequatur, il est d'usage de ne pas prononcer de condamnation spéciale aux dépens ». ## Portée et enseignement pratique **1. Un contrôle des conditions de l'exequatur formulé de manière synthétique.** La décision applique les critères de l'article 49 de la loi transitoire sans les développer. Elle ne détaille p
Korpus — Jurisprudence
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 130/10 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra