jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 25 de novembre del 2010 - ROJ: STSJAD 250/2010
Résumé
# STSJAD 250/2010 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 25 novembre 2010) > Décision commentée : STSJAD 250/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:250, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 25 novembre 2010, recours n° 96/10 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure La société Pombo SA a saisi la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra d'une demande d'exequatur d'une ordonnance rendue le 24 mars 2009 par le président du Tribunal de grande instance de Paris. Cette décision condamnait la société Puig à payer à la demanderesse la somme de 32 171,45 EUR, taxes comprises, assortie des intérêts légaux à compter du 6 décembre 2008, ainsi que 1 200 EUR au titre de l'article 700 du Code de procédure civile français, outre les dépens. La défenderesse s'oppose à la demande. Elle soutient que la notification de la procédure par les autorités judiciaires françaises n'a pas été régulièrement effectuée : elle n'aurait jamais été notifiée, ni mise en mesure de se défendre, ce qui la placerait dans une situation d'indéfense contraire au droit à la tutela judicial efectiva. Elle ajoute que l'absence de notification a fait courir le délai de recours, aggravant cette indéfense. Le Ministère public ne s'oppose pas à la demande. **Observation matérielle.** Le texte désigne la défenderesse tantôt sous le nom de « société Espada » (antécédents, II, et fondement I), tantôt sous celui de « société Puig » (antécédent I, fondements II, dispositif et résumé). Cette divergence, vraisemblablement imputable à une erreur de rédaction ou d'anonymisation, n'affecte pas l'identification de la partie défenderesse dans le raisonnement, dont il résulte qu'il s'agit de la même personne morale. Elle mérite néanmoins d'être signalée. ## Question de droit La question posée à la Sala Civil est de savoir si une décision étrangère peut être reconnue et rendue exécutoire en Andorre lorsque la partie défenderesse n'a pas été régulièrement citée à comparaître, ou n'a pas disposé du délai nécessaire pour le faire, au regard des conditions de l'exequatur et du principe du contradictoire. Le fondement mobilisé est l'article 49 de la Llei transitòria de procediment judicial, dont la Cour rappelle que la procédure d'exequatur a pour objet la vérification, par le juge de l'exequatur, du caractère cumulatif de plusieurs conditions : compétence de la juridiction d'origine, régularité de la procédure, application de la loi compétente, conformité à l'ordre public national et international, et absence de fraude à la loi nationale. La régularité de la procédure constituait le point de contrôle décisif. ## Solution et dispositif La Cour rejette la demande d'exequatur. Son raisonnement repose sur trois constats successifs : 1. **Défaut de connaissance effective de la citation.** La citation à comparaître, transmise par commission rogatoire internationale, a été reçue par la Batllia, chargée de la notifier à la défenderesse, le 10 mars 2009, jour même de la comparution. Une copie avait par ailleurs été adressée par lettre recommandée le 24 janvier 2009, mais elle a été retournée avec la mention « non réclamée ». La Cour en déduit que la défenderesse n'en a pas eu connaissance. 2. **Méconnaissance du délai de comparution applicable à un défendeur résidant à l'étranger.** Selon la Cour, l'article 643 du Code de procédure civile impose, lorsque la demande est formée devant une juridiction étrangère, de majorer le délai de comparution de deux mois. Or ce délai n'était pas écoulé entre le 24 janvier et le 10 mars 2009. 3. **Atteinte
Intégrité de la publication
- Hash SHA-256
- 0000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
- Version
- 1.0.0
- Algorithme
- SHA-256 (contenu de la publication)
- Hashé le
- 2026-11-07
Ce hash permet aux LLM (Claude, GPT, Gemini, Perplexity) de vérifier qu'ils citent la version EXACTE de cette publication. Empreinte SHA-256 du contenu intégral de la publication.