I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 311/2010 (17 décembre 2010), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa
Décision commentée : STSJAD 311/2010, ECLI:AD:TSJADAD:2010:311, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 17 décembre 2010, recours n° 82/10 (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ/ECLI figurant dans le texte a été retenue.
Faits et procédure
Mme Villalba, née en 1944, est arrivée dans la Principauté d'Andorre à l'âge de dix ans, son père, capitaine de la Garde civile, ayant été affecté pendant seize ans à la Viguerie épiscopale. Elle a commencé à travailler à l'âge de seize ans. Les certificats délivrés par ses anciens employeurs figurent au dossier, et leur authenticité n'est pas contestée (fol. 25 et 26). Selon le rapport de police du 4 novembre 2009, l'intéressée réside de manière permanente et effective dans la Principauté depuis le début de l'année 1955. La carte d'identité délivrée par la Viguerie épiscopale mentionne une « data d'entrada a Andorra » en mars 1955 et une « data d'inscripció » le 25 septembre 1961 (fol. 34).
Par ailleurs, Mme Villalba n'a été inscrite au registre central d'immigration qu'à compter du 29 février 2000. Elle reconnaît devant le service de police que la régularisation tardive de sa situation tient à sa propre négligence (fol. 180). Par courrier du 23 septembre 2009, elle a sollicité la modification de la date d'inscription au registre.
Elle a demandé le bénéfice d'une pension minimale de vieillesse de 5 000 points à compter du 29 juin 2009. La Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) a rejeté cette demande par décision du 27 août 2009, confirmée sur réclamation le 25 novembre 2009. Le Tribunal de Batlles a rejeté le recours par jugement du 1er juin 2010. Mme Villalba a interjeté appel le 20 juillet 2010. Elle a notamment invoqué l'absence de mise en œuvre pratique du décret du Consell General du 11 novembre 1949, sollicité une mesure d'instruction en appel et soutenu qu'elle ne pouvait être qualifiée de « travailleur clandestin » au début des années 1960.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, a statué le 17 décembre 2010.
Question de droit
La question posée était de savoir si la requérante remplissait la condition d'une « activité salariée régulière » de soixante mois antérieure à la mise en œuvre du régime andorran de sécurité sociale, fixée au 1er avril 1968, exigée pour l'obtention de la pension de 5 000 points.
Le Tribunal relève que la décision de première instance a exposé le critère pertinent : démontrer «
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-001-1/10. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2010 - ROJ: STSJAD 311/2010 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 17 décembre 2010 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Núm. de Protocol: SS-001-1/10 TSA: 067/10
S E N T È N C I A NÚM. 82-2010
PARTS:
Apel·lant: M..Villalba Representant: Álvarez Advocat:
Apel·lada: CASS Representant: Cañete Advocat :
A la vila d'Andorra la Vella, el 17 de desembre de 2010
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-001-1/10.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.- La Sra. Villalba va interposar recurs contra la resolució de la CASS de data 25 de novembre de 2009, confirmant en alçada la decisió del 27 d'agost de 2009, sol·licitant l'anul·lació de l'acte administratiu impugnat i l'atorgament d'una pensió mínima de vellesa de 5000 punts a comptar del 29 de juny de 2009.
2.- En la sentencia de l'1 de juny del 2010 el Tribunal de Batlles ha desestimat la demanda promoguda per la Sra. Villalba