I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 26 mai 2011 (STSJAD 119/2011)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 26 mai 2011, ROJ STSJAD 119/2011, ECLI:AD:TSJADAD:2011:119 (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, l'identification ci-dessus est reconstituée à partir des mentions figurant dans le texte intégral (juridiction, date, numéros ROJ et ECLI, numéro de rouleau 03/11 et numéro de cause TC-003-3/08).
Faits et procédure
Par sentence du 13 avril 2010, le Tribunal de Corts, dans la cause n° TC-003-3/08, a déclaré M. Almansa pénalement responsable, en qualité d'auteur, d'un délit majeur de lésions dolosives susceptibles de causer des lésions plus graves à la victime. Il a été condamné à une peine d'un an d'emprisonnement avec sursis. Sur le plan civil, il a été condamné à indemniser la CASS à hauteur de 73,40 EUR et la victime, M. Querol, à hauteur de 2 976,97 EUR. La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia a confirmé cette sentence le 14 octobre 2010.
Le 8 novembre 2010, le conseil du condamné a demandé au Tribunal de Corts de l'autoriser, compte tenu de sa situation économique, à s'acquitter de mensualités de 50 EUR. Par aute du 27 décembre 2010, le Tribunal de Corts a rejeté cette proposition et enjoint au condamné de payer 200 EUR par mois, en précisant qu'en cas d'inexécution il serait procédé à l'exécution forcée de la condamnation.
Le condamné a interjeté appel de cet aute, sollicitant qu'il soit ordonné de ne lui imposer qu'un paiement n'excédant pas cent euros mensuels. Il faisait valoir un salaire de 1 500 EUR et, selon les relevés bancaires produits, un solde disponible, après acquittement des charges fixes, compris entre 300 et 500 EUR par mois. Le Ministère public s'est opposé au recours, estimant que le salaire perçu permettait le paiement de 200 EUR par mois.
La sentence étant devenue définitive le 19 octobre 2010, la Sala Penal était saisie de la seule question de l'exécution de la composante civile de la condamnation.
Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de l'exécution pouvait, face à un condamné qui invoquait sa capacité financière limitée, fixer le montant des versements mensuels destinés à l'indemnisation de la victime, et selon quels éléments d'appréciation. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si les relevés de compte produits par le condamné permettaient d'établir qu'il ne disposait que d'une capacité de paiement inférieure à celle retenue par le premier juge, et si les dépenses qu'il invoquait pouvaient être qualifiées de dépenses strictement nécessaires.
La décision ne mentionne pas explicitement les dispositions légales précises fondant le pouvoir du juge en matière de modalités de paiement. Les visas évoquent de manière générale le Code pén
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del Sr. Almansa contra l'aute de data 27 de desembre de 2010 dictat pel M. Il·ltre. Tribunal de Corts en execució de sentència en la Causa i Rotlle de referència. Sent part el Mgfc. Ministeri Fiscal. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M.I. Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 26 de maig del 2011 - ROJ: STSJAD 119/2011 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.-RESULTANT: Que en data 13 d'abril del 2010, el Tribunal de Corts dictà Sentència en la causa núm. TC-003- 3/08, condemnant Almansa com a responsable penalment en el concepte d'autor d'un delicte major de lesions doloses susceptibles de causar lesions més greus a la víctima a la pena d'un any de presó condicional, i en concepte de responsabilitat civil, a indemnitzar la CASS en la quantitat de 73,40EUR, i a la víctima Querol en la quantitat total de 2976,97EUR. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 mai 2011 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
Rotlle núm. 03/11 Causa núm. TC-003-3/08 Sentència núm. 10-11
Ponent M.I. Sra. Marie Conte
Magistrats M.I. Srs. Yves Picod
Josep Maria Pijuan Canadell
Marie Conte
Andorra la Vella, a vint-i-sis de maig de dos mil onze.
En el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del Sr. Almansa contra l'aute de data 27 de desembre de 2010 dictat pel M. Il·ltre. Tribunal de Corts en execució de sentència en la Causa i Rotlle de referència. Sent part el Mgfc. Ministeri Fiscal. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M.I. Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.-RESULTANT: Que en data 13 d'abril del 2010, el Tribunal de Corts dictà Sentència en la causa núm. TC-003- 3/08, condemnant Almansa com a responsable penalment en el concepte d'autor d'un delicte major de lesions doloses susceptibles de causar lesions més greus a la víctima a la pena d'un any de presó condicional, i en concepte de responsabilitat civil, a indemnitzar la CASS en la quantitat de 73,40EUR, i a la víctima Querol en la quantitat total de 2976,97EUR.
II.-RESULTANT: Que dita sentència fou confirmada per aquesta Sala Penal en data 14 d'octubre del 2010.