I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
STSJAD 171/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:171)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 13 juillet 2011, STSJAD 171/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:171) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Sainz, a sollicité auprès de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) le bénéfice d'une pension d'invalidité. Par décision du 3 juin 2010, la CASS a refusé de la lui accorder, au motif que l'invalidité était d'origine maladie. La date de la décision confirmative est mentionnée dans le texte sous la forme « 22 de mar\u00e7 del 2020 » au fondement deuxième, puis « 22 de mar\u00e7 del 2010 » au dispositif. Il s'agit manifestement d'une coquille, la cohérence du dossier impliquant une décision de 2010 ; le commentaire retient donc cette date.
Le Tribunal de batlles a rejeté la demande par jugement du 7 janvier 2011. M. Sainz a interjeté appel le 2 mars 2011, en soutenant que son taux réel d'incapacité permanente partielle (IPP) devait être fixé à 75 %, soit 60 % auxquels s'ajouterait un « élément professionnel » de 25 %. Il concluait en outre à la condamnation de la CASS aux dépens.
La CASS soutenait, pour sa part, que le taux de réduction de la capacité de gain retenu pour les pathologies du requérant (44 %) était inférieur au seuil de 60 % exigé par la loi. Elle contestait par ailleurs que la perte de capacité de gain fût médicalement établie et demandait que les dépens restent à la charge du requérant.
Le dossier comportait trois appréciations médicales : le rapport technique de la Commission de valorisation médicale de la CASS, qui retenait une minoration de 28 % (fol. 68), le rapport des experts nommés par le batlle, qui aboutissait à 44 % d'IPP après application de la « règle de Balthazard » (fol. 80), et plusieurs certificats du Dr Vives, dont le texte cite des constats d'ordre dégénératif sans caractère pathologique significatif.
La Sala Administrativa a été saisie sur le fondement de l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia, et a statué en formation de trois magistrats (MM. Albert Andrés Pereira, président, Bernard Plagnet, rapporteur, et Lluís Saura Lluvia).
Question de droit
La question centrale était de savoir si l'assuré atteignait le seuil légal d'invalidité lorsque son taux médical d'incapacité était inférieur à 60 %, et si l'élément professionnel pouvait, à lui seul ou par addition, combler l'écart.
Le cadre normatif est fixé par la Llei 17/2008, du 3 octobre, de la seguretat social. L'article 166 définit l'invalidité d'origine maladie commune ou accident non professionnel comme « la situació que resulta d'una deterioraci\u00f3 prematura de l'organisme, m\u00e8dicament comprovada, derivada d'una malaltia comuna o d'un accident no laboral, presumiblement definitiva, i que produeix una reducci\u00f3 d'almenys el 60 % de la seva capacitat de guany ». L'article 168 prévoit que l'invalidité se détermine « a partir d'uns barems t\u00e8cnics, tenint en
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0033-2/2010. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 13 de juliol del 2011 - ROJ: STSJAD 171/2011 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 13 juillet 2011 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: SS-0033-2/2010 TSA: 011/11
S E N T È N C I A NÚM. 39-2011
PARTS:
Apel·lant: Sainz Representant: en nom propi Advocat: Quesada
Apel·lada: CASS Representant: Alvarado Advocat : Manzanares
A la vila d'Andorra la Vella, el 13 de juliol de 2011
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0033-2/2010.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
1.-El Sr. Sainz va interposar recurs contra la resolució de la CASS de data 3 de juny del 2010, sol·licitant la revocació de la decisió impugnada i declarant el seu dret a percebre una pensió d'invalidesa i la condemna en costes de la CASS.