I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Juridiction andorrane, — (ROJ : STSJAD 193/2011)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 19 juillet 2011, recours n° 118/11 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:193) Ponente : Mme Eulàlia Amat Llari. Formation : M. Jean Louis Vuillemin (président), M. Joan Manel Abril Campoy, Mme Eulàlia Amat Llari.
Faits et procédure
Les époux Pina et Lluís, dont le mariage est en cours de dissolution, ont deux enfants communs, âgés de six ans et de trois ans à la date de la décision. Mme Lluís a introduit une demande de séparation le 29 avril 2010. Elle sollicitait notamment une pension alimentaire de 425 euros par enfant, les dépenses extraordinaires étant partagées par moitié. M. Pina a répondu le 20 mai 2010 en proposant une pension de 220 euros mensuels pour les deux enfants, ou 40 % des dépenses si leur coût était établi comme supérieur.
Par jugement du 28 février 2011, le tribunal unipersonnel, section civile, a prononcé la séparation, attribué la garde à la mère, organisé un droit de visite au profit du père et fixé la pension à 250 euros mensuels par enfant. Les dépenses extraordinaires ont été réparties à parts égales.
Les deux parties ont interjeté appel, limité à la seule question du montant de la pension alimentaire. M. Pina demande que la pension soit ramenée à 360 euros mensuels pour les deux enfants. Mme Lluís demande qu'elle soit fixée à 600 euros mensuels au minimum pour les deux enfants.
Question de droit
La question posée est la suivante : la pension alimentaire due par le parent qui ne cohabite pas avec l'enfant doit-elle être déterminée
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 19 de juliol del 2011 - ROJ: STSJAD 193/2011 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- La representació processal de la Sra. Luís va formular demanda de separació contra el Sr. Pina en data 29 d'abril del 2010, sol·licitant que es declarés la separació dels consorts, que s'establís que la pàtria potestat sobre els fills comuns fos exercida pels dos progenitors i la seva guarda i custòdia s'atribuís a la seva mandant, que s'atribuís el domicili que havia estat familiar al Sr. Pina, que es fixés un règim de visites que descrivia a favor del citat senyor i una pensió d'aliments a favor dels menors i a càrrec del seu pare de 425 euros per cada un d'ells, sati… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 19 juillet 2011 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-118/11
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 19 de juliol de 2011.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal de la Sra. Luís va formular demanda de separació contra el Sr. Pina en data 29 d'abril del 2010, sol·licitant que es declarés la separació dels consorts, que s'establís que la pàtria potestat sobre els fills comuns fos exercida pels dos progenitors i la seva guarda i custòdia s'atribuís a la seva mandant, que s'atribuís el domicili que havia estat familiar al Sr. Pina, que es fixés un règim de visites que descrivia a favor del citat senyor i una pensió d'aliments a favor dels menors i a càrrec del seu pare de 425 euros per cada un d'ells, satisfent les seves despeses extraordinàries els dos progenitors per meitat i que es dissolgués el règim econòmic matrimonial dels esposos.
II.- En data 20 de maig del 2010 el Sr. Pina va contestar a la demanda, admetent que es declarés la separació dels esposos i la dissolució del règim econòmic matrimonial que els unia, que la pàtria potestat dels menors s'atribuís als dos progenitors i la seva guarda i custòdia a la seva mare, que el domicili que havia estat familiar se li adjudiqués a ell, proposant un règim de visites als seus fills i a favor seu que descrivia, però argumentant que la pensió d'aliments que l'adversa reclamava per atendre a les necessitats dels menors era superior a les seves possibilitats, de tal manera que calia fixar-la en 220 euros mensuals pels dos nens, a menys que s'acredités que aquestes eren superiors en el qual cas n'abonaria el 40%, i precisant quines eren les despeses que considerava extraordinàries, que admetia pagar en un 40%, excepte pel que fa a les extraescolars, que cada progenitor pagaria si tenia els nens al seu càrrec.