Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 octobre 2011, STSJAD 251/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:251)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 octobre 2011, recours n° 123/11, ROJ : STSJAD 251/2011, ECLI:AD:TSJADAD:2011:251 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence « Juridiction andorrane, — » figurant dans les métadonnées de saisie étant incomplète, la référence canonique a été reconstituée à partir des mentions du texte intégral (organe, chambre, date, numéro de recours, identifiants ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Le litige porte sur des travaux de construction réalisés dans une « borda » située à l'XXXX, en Andorre. Le Sr Alcalá, propriétaire de l'entreprise « S.E. », a assigné les Srs Cañete et Palau ainsi que la société « B.E. SL » devant le Tribunal de Batlles, en réclamant la somme de 28 331,16 euros, correspondant au coût d'ouvrages exécutés à leur bénéfice et demeurés impayés, avec intérêts à compter de la contestation et dépens.
Les défendeurs ont contesté les bons de travail (albarans), signés par un seul de leurs opérateurs et dépourvus de mention « conforme ». Ils ont soutenu qu'un coefficient de 5 % applicable aux travaux en régie n'avait pas été déduit, et ont formé une demande reconventionnelle de 36 057,68 euros au titre de sommes prétendument versées en trop.
Par jugement du 11 mars 2011, le Tribunal de Batlles a largement accueilli la demande principale, rejeté la demande reconventionnelle et condamné solidairement les défendeurs à payer 27 813,84 euros, augmentés de l'intérêt légal, ainsi que les dépens.
Les défendeurs ont interjeté appel. Ils sollicitaient, à titre principal, un complément du rapport d'expertise, rejeté par ordonnance de la Sala du 13 septembre 2011. À titre subsidiaire, ils demandaient la réformation partielle du jugement et la compensation avec trois postes : 3 262,64 euros pour la réfection d'un escalier, 538,20 euros pour une différence de poids de l'acier utilisé, et 734,44 euros pour le soudage d'une rambarde qui n'aurait pas été exécuté.
Question de droit
La Sala Civil était saisie de deux questions. La première est de nature procédurale : des moyens non débattus contradictoirement en première instance peuvent-ils être accueillis en appel ? La seconde est de fond : les trois postes de compensation invoqués, relatifs à des travaux réputés exécutés et facturés, peuvent-ils justifier une réduction de la créance principale ?
Solution et dispositif
Le recours est rejeté. La Sala confirme le jugement de première instance sur chacun des trois points, en retenant les motifs suivants.
Sur le caractère contradictoire du débat (fondement I). La Sala relève que les griefs relatifs à l'escalier, au poids de l'acier et à la rambarde n'apparaissaient ni dans la demande reconventionnelle, qui visait une somme globale « sans autre précision », ni dans la duplique ou les conclusions des appelants. Elle en déduit que ces points n'ont pas été débattus contradictoirement, de sorte que la partie adverse n'a pas pu s'y opposer. Ils ne peuvent donc être accueillis.
Sur l'escalier (fondement II). Aucune preuve ne démontre que l'escalier ait dû être refait. Selon l'expert, le projet initial, prévoyant un accès par ascenseur, a été modifié en cours de chantier au profit d'une rampa, implantée à l'emplacement initial de l'escalier. La duplication alléguée n'est donc pas établie.
Sur le poids de l'acier (fondement III). La différence, de 538,20 euros, est jugée minime et porte sur des poids « théoriques », en référence à une norme UNE comparée à un tableau professionnel, pour un ouvrage non chiffré dans le devis initial.
**Sur la
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-123/11
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 27 d'octubre de 2011. Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 30 de novembre del 2007 la representació processal del Sr. Alcalá, en la seva qualitat de propietari del negoci "S.E.", va formular demanda contra els Srs. Cañete i Palau i contra la societat "B.E. SL", sol·licitant que es condemnés conjuntament i solidàriament als demandats a abonar al seu mandant la quantitat de 28.331,16 euros, import de diverses obres que el Sr. Alcalá havia fet en benefici dels defenents a la borda ubicada a l'XXXX i que aquests no li havien abonat, més els interessos corresponents de dita quantitat a partir de la contesta a la demanda, més les costes del procediment.
II.- La representació processal dels Srs. Palau i Cañete i de la societat "B.E. SL" va contestar a la demanda en data 8 de febrer del 2008 negant la procedència dels albarans signats per un operari seu amb un import total de 20.322,48 euros i defensant que calia aplicar a la suma reclamada el coeficient del 5% corresponent a treballs per administració, cosa que no s'havia fet, de tal manera que els seus mandants havien abonat molt més del que realment importaven els treballs realitzats per l'agent. Junt amb la contesta els defenents van instar demanda reconvencional en reclamació de la suma de 36.057,68 euros que ells entenien que havien pagat de més per les tasques efectuades pel demandant.