STSJAD ANDORRA, a 16 de desembre del 2011 - ROJ: STSJAD 269/2011
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé16 décembre 2011
Numéro78/11
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 269/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:269)
> Décision commentée : STSJAD 269/2011, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 16 décembre 2011 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral a été retenue.*
## Faits et procédure
Le requérant, M. Plaza, percevait des prestations d'incapacité temporaire. La Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) a refusé, par des résolutions des 29 avril et 30 juin 2010, de prolonger ce régime. L'intéressé a demandé l'annulation de ces décisions et la prolongation du régime d'incapacité temporaire jusqu'à l'adoption du règlement prévu à l'article 168 de la Loi sur la sécurité sociale.
La Section administrative du Tribunal de Batlles (première instance) a rejeté la demande par un jugement du 31 janvier 2011. Ce jugement retenait un degré d'incapacité permanente partielle (IPP) de 35 %, nettement inférieur au seuil de 60 % fixé par l'article 166 de la Loi 17/2008 du 3 octobre 2008.
M. Plaza a interjeté appel. Il invoquait quatre moyens : l'absence de motivation et l'incongruence des décisions administratives ; l'inapplicabilité du barème Padovani-Miranda en l'absence de règlement d'application ; la nécessité de tenir compte des douleurs et de la perte de force à l'épaule droite ; enfin, la demande que le Tribunal déclare que le législateur doit modifier le barème indicatif et l'article 11.1 du règlement du 12 janvier 2011. La CASS a conclu à la confirmation intégrale du jugement. La procédure s'est déroulée sur conclusions écrites, l'audience orale ayant été remplacée par ce mode de traitement.
## Question de droit
La décision soulève plusieurs questions, que l'on peut ordonner comme suit :
1. **La validité de la méthode d'évaluation du degré d'invalidité en l'absence de règlement d'application.** Le barème Padovani-Miranda pouvait-il servir à déterminer le taux d'invalidité alors que le règlement prévu à l'article 168 de la Loi n'était pas encore adopté à la date des actes attaqués ?
2. **La possibilité, pour le juge administratif, de statuer sur la conformité du cadre normatif.** Le Tribunal pouvait-il ordonner au législateur de modifier le barème ou la norme réglementaire ?
3. **Le bien-fondé de la reconnaissance d'une pension d'invalidité.** Le degré d'incapacité constaté atteignait-il le seuil légal de 60 % ?
4. **Le contrôle de la motivation et de la congruence des actes administratifs.** Des vices de forme justifiaient-ils l'annulation des décisions, alors même que le fond pouvait être tranché ?
## Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Sa motivation s'articule autour de quatre points.
**Sur le barème applicable (fondement 6).** Le Tribunal rappelle
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 16 de desembre del 2011 - ROJ: STSJAD 269/2011
STSJAD 269/2011 (ECLI:AD:TSJADAD:2011:269)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 269/2011, Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Administrativa, 16 décembre 2011 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique transmise (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Le requérant, M. Plaza, percevait des prestations d'incapacité temporaire. La Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) a refusé, par des résolutions des 29 avril et 30 juin 2010, de prolonger ce régime. L'intéressé a demandé l'annulation de ces décisions et la prolongation du régime d'incapacité temporaire jusqu'à l'adoption du règlement prévu à l'article 168 de la Loi sur la sécurité sociale.
La Section administrative du Tribunal de Batlles (première instance) a rejeté la demande par un jugement du 31 janvier 2011. Ce jugement retenait un degré d'incapacité permanente partielle (IPP) de 35 %, nettement inférieur au seuil de 60 % fixé par l'article 166 de la Loi 17/2008 du 3 octobre 2008.
M. Plaza a interjeté appel. Il invoquait quatre moyens : l'absence de motivation et l'incongruence des décisions administratives ; l'inapplicabilité du barème Padovani-Miranda en l'absence de règlement d'application ; la nécessité de tenir compte des douleurs et de la perte de force à l'épaule droite ; enfin, la demande que le Tribunal déclare que le législateur doit modifier le barème indicatif et l'article 11.1 du règlement du 12 janvier 2011. La CASS a conclu à la confirmation intégrale du jugement. La procédure s'est déroulée sur conclusions écrites, l'audience orale ayant été remplacée par ce mode de traitement.
Question de droit
La décision soulève plusieurs questions, que l'on peut ordonner comme suit :
La validité de la méthode d'évaluation du degré d'invalidité en l'absence de règlement d'application. Le barème Padovani-Miranda pouvait-il servir à déterminer le taux d'invalidité alors que le règlement prévu à l'article 168 de la Loi n'était pas encore adopté à la date des actes attaqués ?
La possibilité, pour le juge administratif, de statuer sur la conformité du cadre normatif. Le Tribunal pouvait-il ordonner au législateur de modifier le barème ou la norme réglementaire ?
Le bien-fondé de la reconnaissance d'une pension d'invalidité. Le degré d'incapacité constaté atteignait-il le seuil légal de 60 % ?
Le contrôle de la motivation et de la congruence des actes administratifs. Des vices de forme justifiaient-ils l'annulation des décisions, alors même que le fond pouvait être tranché ?
Solution et dispositif
Le Tribunal rejette l'appel et confirme le jugement de première instance. Sa motivation s'articule autour de quatre points.
Sur le barème applicable (fondement 6). Le Tribunal rappelle
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: SS-0049-2/10 TSA: 23/11
S E N T È N C I A NÚM. 78-2011
PARTS:
Apel·lant: Plaza
Representant: Araujo
Advocat: Duque
Apel·lada: Caixa Andorrana de Seguretat Social
Representant: Alcalá
A la vila d'Andorra la Vella, el 16 de desembre de 2011
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0049-2/10.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
A N T E C E D E N T S D E F E T
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 78/11 — Décision commentée
1r.- La sentència de data 31 de gener de 2011 de la Secció Administrativa de la Batllia va desestimar la demanda formulada pel Sr. Plaza contra la Caixa Andorrana de Seguretat Social, en què sol·licitava l'anul·lació de les resolucions d'aquest organisme de 29 d'abril i 30 de juny de 2010 i que es prorrogués el règim d'incapacitat temporal fins que es promulgués el reglament previst a l'article 168 de la Llei de la seguretat social.
La referida sentència va considerar que l'interessat presentava una I.P.P. del 35%, molt allunyada del 60% que contempla l'article 166 de la Llei 17/2008, de 3 d'octubre.
2n.- La representació del Sr. Plaza va interposar recurs d'apel·lació contra la sentència de la Batllia, el qual es fonamenta, en síntesi, en els següents motius d'impugnació:
-En primer lloc, reprodueix les al·legacions que va formular en la primera instància sobre la manca de motivació i la incongruència de les resolucions administratives impugnades.
-Discuteix l'aplicació del barem de Padovani, davant la manca de desenvolupament, en el moment en què es van dictar els actes recorreguts, del reglament previst a l'article 168 de la Llei de la seguretat social. A més, aquest barem no valora els dolors i la pèrdua de força que pateix l'interessat en l'espatlla dreta.
-Considera que no pot continuar fent el seu treball habitual i que ha de continuar percebent les prestacions per incapacitat temporal.
-Pel que fa al nou reglament aprovat per Decret de 12 de gener de 2011, demana "que es declari que el legislador ha de modificar el Barem indicatif d'invalidité. Accidents du travail et maladies professionnelles" (sic), que contempla la disposició transitòria 4ª, així com l'article 11.1,
"suprimint la restricció del percentatge" necessari per considerar els factors de l'edat i les aptituds i formació professional.
3r.- La representació de la Caixa Andorrana de Seguretat Social es va oposar al recurs i va sol·licitar la confirmació íntegra de la sentència apel·lada, en considerar que aquesta havia fet una correcta valoració de les proves practicades i una adequada interpretació de les normes aplicables al cas.
4t.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Atenent a raons de sistemàtica, procedeix examinar en primer lloc les al·legacions que planteja la part apel·lant entorn de la normativa aplicable en aquest cas.
L'article 166 de la Llei de la seguretat social defineix la invalidesa derivada d'accident no laboral o malaltia comuna com aquella situació que resulta d'una deterioració prematura de l'organisme, mèdicament comprovada, derivada d'una malaltia comuna o d'un accident no laboral, presumiblement definitiva, i que produeix una reducció d'almenys el 60% de la seva capacitat de guany.
Per la seva part, l'article 168 de la pròpia llei disposa que el grau d'invalidesa es determina a partir d'uns barems tècnics, tenint en compte de manera principal l'estat general de la persona, i de forma complementària l'edat, les facultats físiques i mentals, així com les seves aptituds i formació professionals. El reglament ha d'establir la manera de determinar la pèrdua de la capacitat de guany, derivada dels diferents paràmetres.
En la data en què es van dictar les resolucions administratives impugnades, encara no s'havia aprovat el Reglament regulador de les prestacions d'invalidesa de la seguretat social, de 12 de gener de 2011, de manera que la determinació del grau d'invalidesa es va dur a terme mitjançant l'aplicació del barem de Padovani-Miranda, segons el qual l'interessat presentava una I.P.P. del 33%. La part apel·lant discuteix l'aplicació d'aquest barem ja que considera que el mateix "no gaudeix de força reglamentària per tal de donar cobertura a la Llei vigent".
Sobre aquesta qüestió, cal considerar que, fins que va tenir lloc l'aprovació del nou reglament de 12 de gener de 2011, continuaven en vigor les disposicions anteriors, de manera que resultava plenament aplicable el barem de Padovani-Miranda, tal com ja va declarar aquesta Sala en la sentència núm. 96-30, de 15 de juliol de 1996. Com es va dir llavors, aquest barem s'ha vingut aplicant de forma constant en la determinació del grau d'invalidesa en els accidents de treball i també, de manera referencial, pel que fa a la invalidesa per malaltia. Aquesta aplicació consuetudinària resulta conforme a les previsions de l'article 6.4 del Codi de l'Administració, de manera que l'apel·lant no podia pretendre que es mantingués la situació de baixa laboral fins a l'aprovació del reglament previst en l'article 168 de la Llei de la seguretat social.
En segon lloc, també s'ha de rebutjar la petició de l'agent de què es modifiqui l'article 11.1, segon paràgraf, del nou Reglament de 12 de gener de 2011, així com el barem a què es refereix la seva disposició transitòria 4ª. No cal oblidar que no és missió del Tribunal la modificació de les normes jurídiques, sinó que el control jurisdiccional es concreta en la declaració de nul·litat de les disposicions que no resulten ajustades a dret. D'altra banda, també s'ha de tenir en compte que l'esmentat Reglament no ha estat aplicat en aquest cas, ja que no s'havia aprovat quan es van dictar els actes impugnats ni consta que resulti més favorable a l'assegurat, únic supòsit en què podria produir efectes, segons l'article únic del Decret de 12 de gener de 2011, pel qual es va aprovar el Reglament de referència.
Tercer.- La prova pericial practicada en la primera instància, que consta als folis 82 a 86 de les actuacions, posa de relleu que la patologia que presenta l'agent es troba estabilitzada, de manera que, segons una constant jurisprudència, no procedeix mantenir la situació de baixa laboral, sinó que s'ha de valorar si l'interessat té dret al reconeixement d'una pensió d'invalidesa per malaltia.
Segons el mateix informe tècnic, el recurrent presenta una I.P.P. total del 35%, que resulta molt pròxima al 33% que va establir la Caixa Andorrana de Seguretat Social, la qual cosa evidencia que les resolucions administratives impugnades són plenament ajustades a dret. El percentatge d'invalidesa es troba molt allunyat del 60% que requereix l'article 166 de la Llei de la seguretat social, de manera que, com conclou la sentència apel·lada, l'agent no té dret percebre una pensió d'invalidesa.
Tampoc es poden compartir les al·legacions del recurrent en el sentit de què l'aplicació del barem de Padovani-Miranda no ha permès valorar els dolors que pateix a les articulacions superiors. Resulta suficient comprovar que l'informe pericial atribueix un 5% en concepte de "periartritis dolorosa a nivell de l'espatlla dreta, amb cruiximent articular", aplicant en aquest sentit el concepte que recull la pàgina 62 del barem.
En conseqüència, s'han de confirmar les conclusions a què arriba la sentència apel·lada sobre la insuficiència del grau d'I.P.P. que presenta l'agent per al reconeixement d'una pensió d'invalidesa per malaltia.
Quart.- En darrer terme, tampoc es pot apreciar cap motiu d'invalidesa derivat de la manca de motivació i de congruència que denuncia el recurrent. Les resolucions impugnades són suficientment expressives dels motius que les determinen, i l'interessat ha pogut articular amb ple coneixement de causa els motius d'impugnació que ha considerat necessaris, per la qual cosa no s'ha produït cap tipus d'indefensió que pugui determinar l'anul·lació dels actes impugnats, segons l'article 49.1 del Codi de l'Administració. A més, aquesta anul·lació seria contrària en aquest cas al principi d'economia processal, ja que es disposa de tots els elements de judici que permeten una resolució de fons, i la retroacció de les actuacions només suposaria una demora sense avantatge per a cap de les parts.
En conseqüència, s'ha de desestimar el recurs d'apel·lació, sense que sigui procedent fer un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
-Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la representació del Sr. Plaza contra la sentència dictada per la Secció Administrativa de la Batllia el 31 de gener de 2011, la qual es confirma en els seus propis termes, sense fer un especial pronunciament sobre les costes processals.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.