jurisprudence · v1.0.0
STSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2011 - ROJ: STSJAD 324/2011
Résumé
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 décembre 2011, TSJC 176/11 (ROJ STSJAD 324/2011 ; ECLI:AD:TSJADAD:2011:324) > Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 20 décembre 2011, n° 176/11 (ROJ STSJAD 324/2011 ; ECLI:AD:TSJADAD:2011:324) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure La société bancaire « X » a assigné deux particuliers, les Srs Escolano et Miró, en paiement solidaire d'une somme de 280 358,25 euros, augmentée des intérêts et commissions bancaires, avec condamnation aux dépens. Les défendeurs n'ont pas comparu en première instance et ont été déclarés en défaut à la demande de la partie demanderesse. Par jugement du 12 avril 2011, le Tribunal de Batlles a fait droit à la demande. Il a condamné solidairement les défendeurs au paiement du principal, des intérêts et commissions, liquidés trimestriellement selon les taux en vigueur fixés par l'Associació de Bancs Andorrans à compter du 5 janvier 2011, ainsi qu'à la totalité des dépens, incluant les honoraires d'avocat et de procureur, à liquider au stade de l'exécution. Les défendeurs ont interjeté appel. Leurs conclusions, déposées le 4 novembre 2011, tendaient à la révocation partielle du jugement. La banque a conclu à la confirmation, avec condamnation de l'appelant aux dépens d'appel. Le magistrat rapporteur est M. Pere Pastor Vilanova, la formation étant présidée par M. Jean Louis Vuillemin, avec M. Joan Manel Abril Campoy. Le recours portait exclusivement sur la condamnation aux dépens. Les appelants ne contestaient ni la réalité ni le montant du principal de 280 358,25 euros. Ils faisaient valoir qu'ils étaient disposés à remettre à la banque un appartement en dation en paiement (*datio in solutum*, que la décision écrit « *insolutum datio* »), avec remise des clés en dépôt judiciaire à une date fixée au 30 novembre 2011. Ils soutenaient qu'aucune condamnation aux dépens n'était justifiée. ## Question de droit La Cour devait trancher deux questions. La première est de savoir si une offre de dation en paiement formulée après le prononcé du jugement, et non acceptée par le créancier, peut modifier l'appréciation des dépens mis à la charge du débiteur condamné. La seconde est de savoir si la condamnation aux dépens d'appel doit suivre le sort de l'instance. Il s'agit d'une question de principe limitée. La décision ne traite pas des conditions de validité de la dation en paiement elle-même, ni de l'éventuelle libération du débiteur par l'effet d'une telle offre. ## Solution et dispositif La Sala Civil rejette l'appel en se fondant sur deux motifs. Elle relève que l'offre de dation est « une promesse formulée après l'émission de la sentence attaquée », qui ne saurait donc influer sur le jugement rendu. Elle souligne en outre que la banque « n'a aucune obligation de l'accepter ». Quant aux dépens, la Cour retient le critère du succès de l'instance (« criteri del venciment »), les prétentions du demandeur ayant été intégralement confirmées. Le dispositif, dont la traduction française est proposée ici,
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