STSJAD ANDORRA, a 24 de gener del 2012 - ROJ: STSJAD 11/2012
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé24 janvier 2012
Numéro28/11
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 11/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 24 janvier 2012)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 24 janvier 2012, STSJAD 11/2012 (ECLI:AD:TSJADAD:2012:11) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Les faits, tels que retenus par le Tribunal de Corts, se sont déroulés le 26 avril 2009, vers 3 h 30, à la sortie d'une discothèque située avenue de Salou, à Andorra la Vella. Au cours d'une discussion avec M. Arnau, M. Daza l'aurait frappé d'un coup de poing au visage, l'aurait fait tomber au sol, puis aurait poursuivi les coups. Les constatations médicales font état d'une tuméfaction du dos du nez, d'une luxation antéro-inférieure de la tête de l'humérus droit et d'une fracture cortico-trochitérienne droite, ayant requis une immobilisation du bras, la prise d'anti-inflammatoires et une kinésithérapie.
Par sentence du 14 juillet 2011, le Tribunal de Corts a déclaré M. Daza pénalement responsable, en qualité d'auteur, d'un délit majeur de lésions dolosives. Il l'a condamné à neuf mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de deux ans, aux dépens, ainsi qu'au paiement de 4 499,98 euros au titre de la responsabilité civile.
Le condamné a interjeté appel. Il contestait tant l'exposé des faits que la qualification juridique. Il soutenait n'avoir pas agressé la victime, qui l'aurait au contraire agressé le premier, et demandait son acquittement. À titre subsidiaire, il sollicitait une peine d'un mois et demi de prison conditionnelle, en invoquant la circonstance atténuante de l'article 29 du Code pénal (contribution de la victime à la réalisation de l'infraction). Plus subsidiairement encore, il réclamait l'indemnisation des seuls frais de la CASS, des massages et de la fraction de salaire perdu, estimant excessive l'indemnisation fixée en première instance. Le ministère public s'est opposé à l'appel et a sollicité la confirmation intégrale de la sentence.
Le dossier de la Sala Penal est référencé Rotlle núm. 28/11 et Causa núm. TC-024-2/10. Le rapporteur est M. Yves Picod, la formation comprenant également Mme Marie Conte et M. Josep Maria Pijuan Canadell.
## Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
1. **La preuve de l'agression** : les éléments du dossier permettent-ils d'établir la matérialité des coups portés par le condamné, malgré ses dénégations ?
2. **La circonstance atténuante de contribution de la victime** : l'article 29 du Code pénal peut-il être appliqué lorsque la victime n'a pas contribué « de manière significative » à la réalisation de l'infraction ?
3. **Le montant de la réparation civile** : quels postes de préjudice sont indemnisables, et le montant du *pretium doloris* est-il justifié ?
## Solution et dispositif
Le recours est partiellement accueilli. La Cour confirme la culpabilité et la peine, mais réduit le montant de la responsabilité civile. Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
> « 1.- Est
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 24 de gener del 2012 - ROJ: STSJAD 11/2012
STSJAD 11/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 24 janvier 2012)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 24 janvier 2012, STSJAD 11/2012 (ECLI:AD:TSJADAD:2012:11) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Les faits, tels que retenus par le Tribunal de Corts, se sont déroulés le 26 avril 2009, vers 3 h 30, à la sortie d'une discothèque située avenue de Salou, à Andorra la Vella. Au cours d'une discussion avec M. Arnau, M. Daza l'aurait frappé d'un coup de poing au visage, l'aurait fait tomber au sol, puis aurait poursuivi les coups. Les constatations médicales font état d'une tuméfaction du dos du nez, d'une luxation antéro-inférieure de la tête de l'humérus droit et d'une fracture cortico-trochitérienne droite, ayant requis une immobilisation du bras, la prise d'anti-inflammatoires et une kinésithérapie.
Par sentence du 14 juillet 2011, le Tribunal de Corts a déclaré M. Daza pénalement responsable, en qualité d'auteur, d'un délit majeur de lésions dolosives. Il l'a condamné à neuf mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de deux ans, aux dépens, ainsi qu'au paiement de 4 499,98 euros au titre de la responsabilité civile.
Le condamné a interjeté appel. Il contestait tant l'exposé des faits que la qualification juridique. Il soutenait n'avoir pas agressé la victime, qui l'aurait au contraire agressé le premier, et demandait son acquittement. À titre subsidiaire, il sollicitait une peine d'un mois et demi de prison conditionnelle, en invoquant la circonstance atténuante de l'article 29 du Code pénal (contribution de la victime à la réalisation de l'infraction). Plus subsidiairement encore, il réclamait l'indemnisation des seuls frais de la CASS, des massages et de la fraction de salaire perdu, estimant excessive l'indemnisation fixée en première instance. Le ministère public s'est opposé à l'appel et a sollicité la confirmation intégrale de la sentence.
Le dossier de la Sala Penal est référencé Rotlle núm. 28/11 et Causa núm. TC-024-2/10. Le rapporteur est M. Yves Picod, la formation comprenant également Mme Marie Conte et M. Josep Maria Pijuan Canadell.
Question de droit
La Cour devait trancher trois questions :
La preuve de l'agression : les éléments du dossier permettent-ils d'établir la matérialité des coups portés par le condamné, malgré ses dénégations ?
La circonstance atténuante de contribution de la victime : l'article 29 du Code pénal peut-il être appliqué lorsque la victime n'a pas contribué « de manière significative » à la réalisation de l'infraction ?
Le montant de la réparation civile : quels postes de préjudice sont indemnisables, et le montant du pretium doloris est-il justifié ?
Solution et dispositif
Le recours est partiellement accueilli. La Cour confirme la culpabilité et la peine, mais réduit le montant de la responsabilité civile. Le dispositif est ainsi rédigé (traduction fidèle du catalan) :
Reproduction verbatim
« 1.- Est
Sentència
Rotlle núm. 28/11 Causa núm. TC-024-2/10 Sentència núm. 04-12
Ponent M.I. Sr. Yves Picod
S E N T È N C I A
Magistrats M.I. Srs.
Josep Maria Pijuan Canadell
Marie Conte
Yves Picod
Andorra la Vella, vint-i-quatre de gener de dos mil dotze.
En el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada del Sr. Daza contra la sentència de data 14 de juliol de 2011 dictada pel M. Il·ltre. Tribunal de Corts en la Causa i Rotlle de referència, seguida per un delicte major de lesions doloses. Sent part el Mgfc. Ministeri Fiscal. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el M.I. Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
I.-RESULTANT: Que el M. I. Tribunal de Corts dictà sentència de data 14 de juliol del 2011 amb la següent part dispositiva: "Fallem: que, hem de condemnar i condemnem a Daza, com a responsable penalment en concepte d'autor, d'un delicte major de lesions doloses que per la seva curació han requerit el seguiment de tractament mèdic posterior a la primera assistència, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena de NOU MESOS DE PRESÓ CONDICIONAL, amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 28/11 — Décision commentée
Així mateix se'l condemna al pagament de les despeses processals causades.
En concepte de responsabilitat civil el processat Daza haurà d'abonar al perjudicat Arnau la suma de QUATRE MIL QUATRE-CENTS NORANTA-NOU EUROS AMB NORANTA-VUIT CÈNTIMS (4.499,98 EUR)".
II.-RESULTANT: Que la precedent sentència es recolza en els següents fets que declara provats en el seu primer Resultant: "que en data 26 d'abril del 2009, vers les 3.30 hores, el processat Daza, nascut el dia 24 de setembre de 1984, de nacionalitat espanyola i sense antecedents penals, trobant-se a la sortida de la discoteca "X." radicada a l'avinguda de Salou de la vila d'Andorra la Vella, inicià una discussió amb Arnau tot agredint-lo, propinant-li un fort cop de puny al rostre que el feu caure a terra on el processat Daza seguí donant-li cops de puny.
A conseqüència de l'agressió, Arnau patí tumefacció al dors del nas, luxació anteroinferior del cap de l'húmer dret i fractura cortical de tròquiter dret que requeriren immobilització del seu braç dret, presa d'antiinflamatoris i fisioteràpia, i per les quals reclama."
III.-RESULTANT: Que la defensa d'Daza formula recurs contra la referida sentència.
Manifesta no estar d'acord ni amb l'exposició dels fets ni amb la qualificació jurídica. Explica que no va agredir al Sr. Arnau sinó que fou aquest darrer que l'agredí. Demana la seva absolució. Subsidiàriament sol·licita que li sigui imposada la pena d'un mes i mig de presó condicional en atenció a la concurrència de la circumstància atenuant d'haver contribuït la víctima a la realització del fet típic previst en l'art. 29 del CP.
Demana, també subsidiàriament, satisfer únicament les despeses abonades per la CASS, els massatges i aquella part del salari deixat de percebre, estimant excessiva l'indemnització fixada pel Tribunal de Corts.
III.-RESULTANT: Que el Ministeri Fiscal motiva de manera detallada la seva oposició al recurs i sol·licita la íntegra confirmació de la sentència recorreguda.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: Que els fets que han donat lloc a la present causa han quedat suficientment acreditats per les demés declaracions que s'efectuaren i les de la pròpia víctima certament, però també les de la testimoni que resultà ésser l'antiga companya sentimental del condemnat coincidint amb la declaració de l'esposa del perjudicat.
Aquestes declaracions consten totalment avalades pels informes mèdics del servei d'urgències i de l'informe medicoforense, on es constata una fractura a l'espatlla probablement produïda en una caiguda ocorreguda en el decurs d'una baralla, així com una tumefacció nasal.
En conseqüència, el Tribunal de Corts ha pogut deduir que les negacions del condemnat i la seva versió eren inversemblants.
Tampoc es pot admetre la concurrència de la circumstància atenuant, prevista a l'article 29 del CP d'haver contribuït el perjudicat al fet punible, compte tingut que, com ho precisa molt justament el Tribunal de Corts, l'esmentat article requereix que la contribució de l'ofés ho sigui en una "mesura significativa", circumstància que no succeeix en el cas d'autes.
II.-CONSIDERANT: Finalment, que les quantitats fixades en la sentència del Tribunal de Corts són conformes a la jurisprudència dels Tribunals del Principat, sense que hi hagi lloc a cap repartició de culpes en els fets d'autes, tota vegada que l'actuació del condemnat és la causa única i eficient dels fets d'autes, sense que s'apreciï cap contribució de la víctima.
En quant a la indemnització, es pot considerar que les despeses de benzina, peatges i dietes per part dels progenitors del perjudicat al moment de venir a cercar-lo constitueixen un perjudici indirecte no susceptible d'indemnització.
En canvi, la fixació del pretium doloris a 4.000,-EUR és adequat amb la valoració de 3/7.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
La Sala Penal del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
D E C I D I M
1.- Estimar parcialment el recurs d'apel·lació interposat pel Sr. Daza.
2.- Confirmar la sentència dictada pel Tribunal de Corts de data 14 de juliol de 2011 en la causa TC-024-2/10, modificant únicament l'import de la responsabilitat civil de la qual s'ha de deduir les despeses de benzina, peatges i dietes fixades a 85,35.-EUR
3.- Retornar la Causa al M. Il·ltre. Tribunal de Corts, amb certificació de la present Sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.