STSJAD ANDORRA, a 25 d'abril del 2012 - ROJ: STSJAD 196/2012
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé25 avril 2012
Numéro63/11
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 196/2012 (ECLI:AD:TSJADAD:2012:196)
> Décision commentée : STSJAD 196/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:196 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une sentence du 25 avril 2012 (n° 32-2012), la Sala administrativa du Tribunal superior de justícia d'Andorre (recours n° TSJA-063/11, protocole AD-0074-2/2010, ponent M. Albert Andrés Pereira) statue sur l'appel interjeté par le Govern contre le jugement rendu le 1er juillet 2011 par la Sección administrativa du Tribunal de batlles.
Les faits sont les suivants. Le 17 janvier 2010, alors qu'il circulait sur la route de Montaup (CS 240), M. Gutierrez a subi des dégâts matériels à son véhicule à la suite de la chute d'une pierre de grandes dimensions. La décision précise qu'une autre chute de pierre s'était produite quelques heures plus tôt le même jour. Un rapport du Service de police (f° 140 et s.) relève que la zone est « très susceptible » de connaître des chutes de rochers. Selon ce rapport, les agents communaux de Canillo indiquaient que, en raison de fortes pluies, les éboulements étaient habituels. Un rapport du ministère de l'Aménagement territorial (f° 132-133) indique qu'un danger avait été détecté cinq jours plus tôt, le 12 janvier 2010, et que des barrières en béton avaient été installées sans suffire à prévenir l'accident.
M. Gutierrez avait formé une réclamation, implicitement rejetée par silence de l'administration. Le tribunal de batlles a annulé la décision de rejet tacite, reconnu la responsabilité administrative du Govern et fixé l'indemnisation à 6 203,08 euros. Le Govern a interjeté appel, en soutenant qu'il n'était pas établi l'existence d'un risque spécial d'éboulement qui aurait imposé à l'administration des mesures d'intervention spécifiques. L'intimé a conclu à la confirmation intégrale du jugement. La procédure s'est poursuivie par conclusions écrites, l'audience ayant été remplacée par cette voie.
## Question de droit
La question posée à la Sala administrativa était de savoir si la chute d'une pierre sur une route publique, en l'absence de défaut d'entretien normal établi, peut engager la responsabilité de l'administration titulaire de la voie au titre d'une faute de service (*falta de servei*) au sens de l'article 59.1 du Codi de l'Administració. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si l'administration avait connaissance d'un risque spécifique, et si les mesures prises étaient suffisantes pour l'écarter.
Le tribunal rappelle le cadre général retenu par sa jurisprudence, notamment par la sentence n° 2005-12 du 5 mai 2005, selon laquelle la responsabilité de l'administration à l'égard des usagers d'une voie publique repose sur la théorie du « défaut de maintenance normale » de la voie. Les usagers doivent supporter les dommages qui ne résultent pas d'un tel défaut, c'est-à-dire les inconvénients minimes ou ceux qu'il ne peut raisonnablement être exigé de l'administration de prévoir.
## Solution et dispositif
Le tribunal retient que la chute de pierres ou de petits blocs rocheux depuis le talus d'une route constitue, en principe, un cas fortuit non imputable à l'administration. Ce principe connaît une exception lorsque la survenance de l'accident était prévisible. La prévisibilité peut résulter d'incidents antérieurs, mais aussi de la situation des terrains, révélée par une activité de contrôle exigible de la part du titulaire de
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 25 d'abril del 2012 - ROJ: STSJAD 196/2012
Par une sentence du 25 avril 2012 (n° 32-2012), la Sala administrativa du Tribunal superior de justícia d'Andorre (recours n° TSJA-063/11, protocole AD-0074-2/2010, ponent M. Albert Andrés Pereira) statue sur l'appel interjeté par le Govern contre le jugement rendu le 1er juillet 2011 par la Sección administrativa du Tribunal de batlles.
Les faits sont les suivants. Le 17 janvier 2010, alors qu'il circulait sur la route de Montaup (CS 240), M. Gutierrez a subi des dégâts matériels à son véhicule à la suite de la chute d'une pierre de grandes dimensions. La décision précise qu'une autre chute de pierre s'était produite quelques heures plus tôt le même jour. Un rapport du Service de police (f° 140 et s.) relève que la zone est « très susceptible » de connaître des chutes de rochers. Selon ce rapport, les agents communaux de Canillo indiquaient que, en raison de fortes pluies, les éboulements étaient habituels. Un rapport du ministère de l'Aménagement territorial (f° 132-133) indique qu'un danger avait été détecté cinq jours plus tôt, le 12 janvier 2010, et que des barrières en béton avaient été installées sans suffire à prévenir l'accident.
M. Gutierrez avait formé une réclamation, implicitement rejetée par silence de l'administration. Le tribunal de batlles a annulé la décision de rejet tacite, reconnu la responsabilité administrative du Govern et fixé l'indemnisation à 6 203,08 euros. Le Govern a interjeté appel, en soutenant qu'il n'était pas établi l'existence d'un risque spécial d'éboulement qui aurait imposé à l'administration des mesures d'intervention spécifiques. L'intimé a conclu à la confirmation intégrale du jugement. La procédure s'est poursuivie par conclusions écrites, l'audience ayant été remplacée par cette voie.
Question de droit
La question posée à la Sala administrativa était de savoir si la chute d'une pierre sur une route publique, en l'absence de défaut d'entretien normal établi, peut engager la responsabilité de l'administration titulaire de la voie au titre d'une faute de service (falta de servei) au sens de l'article 59.1 du Codi de l'Administració. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si l'administration avait connaissance d'un risque spécifique, et si les mesures prises étaient suffisantes pour l'écarter.
Le tribunal rappelle le cadre général retenu par sa jurisprudence, notamment par la sentence n° 2005-12 du 5 mai 2005, selon laquelle la responsabilité de l'administration à l'égard des usagers d'une voie publique repose sur la théorie du « défaut de maintenance normale » de la voie. Les usagers doivent supporter les dommages qui ne résultent pas d'un tel défaut, c'est-à-dire les inconvénients minimes ou ceux qu'il ne peut raisonnablement être exigé de l'administration de prévoir.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que la chute de pierres ou de petits blocs rocheux depuis le talus d'une route constitue, en principe, un cas fortuit non imputable à l'administration. Ce principe connaît une exception lorsque la survenance de l'accident était prévisible. La prévisibilité peut résulter d'incidents antérieurs, mais aussi de la situation des terrains, révélée par une activité de contrôle exigible de la part du titulaire de
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: AD-0074-2/2010 Núm. de Rotlle: TSJA-063/11
S E N T È N C I A NÚM. 32-2012
PARTS:
Apel·lant: M.I. Govern
Representant: Diez
Advocat: Ramirez
Apel·lada: Sr. Gutierrez
Representant: Oller
Advocat: Morales
A la vila d'Andorra la Vella, el vint-i-cinc d'abril del dos mil dotze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-0074-2/2010.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 63/11 — Décision commentée
1r.- La sentència de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles d'1 de juliol de 2011 va estimar la demanda formulada pel Sr. Gutierrez contra el M.I. Govern, anul·lant la resolució desestimatòria presumpta per silenci administratiu de la reclamació que havia interposat l'agent, en base a l'existència de responsabilitat administrativa, derivada de la caiguda d'una pedra de grans dimensions que havia causat danys al seu vehicle mentre circulava per la carretera de Montaup (CS 240). La sentència va declarar el dret de l'agent a ser indemnitzat en la quantitat de 6.203,08 euros.
2n.- La representació del M.I. Govern va interposar recurs d'apel·lació contra l'esmentada sentència, en el qual es defensa la inexistència de cap tipus de responsabilitat administrativa, atès que no ha quedat acreditat que existís un risc especial de despreniments en la carretera de Montaup, que hagués exigit a l'Administració adoptar mesures específiques d'intervenció.
3r.- La representació del Sr. Gutierrez es va oposar al recurs i va sol·licitar la confirmació íntegra de la sentència apel·lada, en considerar que aquesta havia valorat correctament les proves practicades i aplicat de forma adequada les normes aplicables al cas.
4t.- En haver estat acordada la substitució de la vista oral pel tràmit de conclusions, les parts van presentar els escrits corresponents, en els quals van reproduir substancialment les al·legacions que anteriorment havien formulat.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- Segons l'article 59.1 del Codi de l'Administració, constitueix causa de responsabilitat administrativa, entre d'altres, la falta de servei, ocasionada per la mala organització del servei, pel seu funcionament en condicions il·legals o tècnicament defectuoses, o per la manca de funcionament del servei en aquells supòsits en què estava obligat a fer-ho.
La sentència apel·lada fa una adequada referència a la doctrina d'aquesta Sala sobre l'aplicació de l'esmentat precepte en d'altres supòsits de naturalesa similar a la que ara s'examina. En concret, com ja es va dir en la sentència núm. 2005-12, de 5 de maig de 2005, "segons un principi general de la responsabilitat administrativa, la responsabilitat en què incorre l'Administració, segons el punt de vista dels usuaris d'una via pública, es fonamenta en la teoria del "defecte de manteniment normal" de la via. En efecte, els usuaris treuen avantatges de l'ús de les vies i han de fer-se càrrec dels danys que no són la conseqüència d'un defecte de manteniment normal de les obres de les quals es beneficien. En particular, els usuaris han de suportar les conseqüències del mínims defectes o d'aquells que raonablement no es pot exigir de l'Administració que els prevegi".
En termes generals, cal considerar que la caiguda de pedres o petits blocs rocosos del talús d'una carretera constitueix un supòsit de cas fortuït que no resulta imputable a l'Administració, llevat d'aquells supòsits en què la possibilitat d'un accident fos previsible. Aquesta possibilitat de preveure l'existència d'un risc derivarà normalment de la producció d'incidents anteriors, però també es podrà apreciar quan la situació dels terrenys ho posi de relleu a través d'una exigible activitat de control a càrrec del titular de la carretera.
Tercer.- En el cas que ara s'examina, la prova practicada, i en especial l'informe elaborat pel Servei de Policia que consta al foli 140 i següents de les actuacions, permet apreciar que "la zona és molt susceptible de patir caigudes de rocs i despreniments sobtats que poden afectar els vehicles". De fet, aquell mateix dia 17 de gener de 2010 s'havia produït la caiguda d'una altra pedra unes hores abans. També recullen els autors de l'informe que els agents comunals de Canillo els van manifestar que, degut a les fortes pluges que van caure a la zona, eren habituals els despreniments de rocs i pedres.
D'altra banda, l'informe del Ministeri d'Ordenament Territorial (folis 132-133) fa constar que cinc dies abans dels fets, el 12 de gener de 2010, ja s'havia detectat el perill i es van col·locar unes barreres de formigó que, tanmateix, van resultar insuficients per a evitar l'accident.
Aquest conjunt de circumstàncies porta a la conclusió de què, en el tram de la carretera de Montaup on es va produir el fet litigiós, existia un risc específic del qual era coneixedora l'Administració titular de la carretera. Tanmateix, les mesures adoptades no van ser suficients per impedir la caiguda de blocs rocosos, de manera que s'ha d'apreciar la concurrència d'una falta de servei en el manteniment de la via pública, que determina el naixement d'una responsabilitat administrativa.
En conseqüència, atès que no són objecte de discussió els restants elements de la responsabilitat, procedeix desestimar el recurs d'apel·lació que interposa el Govern, sense fer un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
-Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa el M.I. Govern contra la sentència dictada l'1 de juliol de 2011 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles, la qual es confirma en els seus propis termes.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.