I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Civil, 18 octobre 2012 (ROJ STSJAD 235/2012)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, Sala Civil, 18 octobre 2012, ROJ STSJAD 235/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:235, recours n° 159/12 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Une société, désignée dans la décision par le nom « Garzón », a été bailleresse d'un appartement loué par M. Galan. Le 23 novembre 2011, son mandataire a formé une demande en paiement de 1 848,70 euros au titre de loyers impayés, assortie des intérêts légaux échus à chaque échéance et de la condamnation aux dépens.
Le 12 janvier 2012, le défendeur a reconnu sa dette, date à laquelle il avait été cité pour répondre à la demande. Le 20 janvier suivant, il a versé à la Batllia (compte de dépôts) le montant réclamé. Le créancier a accepté ce paiement et a sollicité qu'il soit statué dans le sens de sa demande.
Par jugement du 23 février 2012, le Tribunal unipersonnel, section civile, a partiellement fait droit à la demande. Il a condamné le défendeur à 0,81 euro, correspondant aux intérêts courus entre la reconnaissance de dette et le paiement, sans prononcer de condamnation particulière aux dépens.
La bailleresse a interjeté appel afin d'obtenir la réformation partielle du jugement et la condamnation du défendeur aux dépens de première instance. La Sala Civil, composée de Mmes Eulàlia Amat Llari (rapporteure) et de MM. Jean Louis Vuillemin (président) et Joan Manel Abril Campoy, a rejeté l'appel.
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence STSJAD ANDORRA, a 18 d'octubre del 2012 - ROJ: STSJAD 235/2012 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 23 de novembre del 2011 la representació processal de la societat "Garzón" va formular demanda contra el Sr. Galan sol·licitant que es dictés Sentència condemnant al defenent a pagar a la seva mandant la suma de 1.848,70 euros en concepte de lloguers impagats de l'apartament propietat de l'agent situat al XXXX amb els corresponents interessos legals des del moment en què cadascun dels lloguers s'havia de pagar, més les costes del procediment. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a l'Hble. President de la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 18 octobre 2012 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-159/12
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el dia 18 d'octubre del 2012.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M I. Sr. Jean Louis Vuillemin, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 23 de novembre del 2011 la representació processal de la societat "Garzón" va formular demanda contra el Sr. Galan sol·licitant que es dictés Sentència condemnant al defenent a pagar a la seva mandant la suma de 1.848,70 euros en concepte de lloguers impagats de l'apartament propietat de l'agent situat al XXXX amb els corresponents interessos legals des del moment en què cadascun dels lloguers s'havia de pagar, més les costes del procediment.
II.- En data 12 de gener del 2012 el Sr. Galan va reconèixer el seu deute i el dia 20 del mateix mes i any va ingressar en el compte de dipòsits de la Batllia l'import que se li reclamava, i aquest ingrés va ser acceptat per l'agent, que va sol·licitar que es dictés Sentència en el sentit interessat a la seva demanda.