STSJAD ANDORRA, a 27 de novembre del 2012 - ROJ: STSJAD 316/2012
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé27 novembre 2012
Numéro54/12
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# STSJAD 316/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 27 novembre 2012, n° 96-2012)
> Décision commentée : STSJAD 316/2012, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 27 novembre 2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:316 (recurs n° 54/12) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de référence : la référence fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours et numéro de sentence).*
## Faits et procédure
Les époux Alfaro i Gomila ont acquis un logement et ont bénéficié de l'exonération de l'impôt sur les plus-values afférentes aux transmissions patrimoniales immobilières, prévue à l'article 4-10 de la Llei 21/2006 du 14 décembre 2006. Cette exonération a été accordée par une résolution ministérielle, dont la date est mentionnée dans le texte comme le 27 avril 2007. L'exonération était subordonnée au respect de diverses obligations, fixées par la loi et par l'article 3-2 du Reglament du 17 janvier 2007, parmi lesquelles la présence effective dans le logement dans un délai de six mois et la production annuelle de justificatifs (certificat de résidence délivré par le Comú, factures d'électricité, de téléphone ou d'eau).
Par courrier du 4 mai 2010, l'administration du département de l'Habitatge a rappelé ces obligations aux intéressés. Par courrier du 9 février 2011, le ministère de l'Économie et des Finances a constaté leur méconnaissance et a réclamé le paiement de 16 035,50 EUR. Le recours de reposició formé par les contribuables a été rejeté par résolution du Gouvernement du 27 avril 2011. Le Tribunal des Batlles a rejeté le recours par jugement du 7 mai 2011. Les requérants ont interjeté appel le 21 juin 2012, sollicitant la condamnation de la partie adverse aux dépens.
Plusieurs éléments de fait sont relevés par la juridiction :
- l'inscription au Comú est intervenue le 24 décembre 2007 selon le Gouvernement, le 27 décembre 2007 selon les appelants ;
- le certificat d'habitabilité du logement a été délivré le 15 octobre 2008 ;
- le contrat d'électricité avec les Forces Elèctriques d'Andorra (FEDA) date du 31 octobre 2008, et les premières factures produites datent de décembre 2008 ;
- les factures téléphoniques produites commencent en décembre 2008.
Les appelants ont reconnu que leurs obligations déclaratives n'avaient pas été correctement remplies, et ont soutenu que le respect de la finalité de la loi suffisait.
## Question de droit
La question posée à la Sala Administrativa est double.
**Première question** : les conditions de l'article 4-10 de la loi de 2006 ont-elles été respectées, c'est-à-dire la résidence habituelle et permanente du contribuable dans le logement acquis a-t-elle été établie dans le délai légal ?
**Seconde question**, plus substantielle : une interprétation « finaliste » de l'exonération, fondée sur la réalisation de l'objet et de l'esprit du bénéfice, permet-elle de neutraliser le caractère tardif ou incomplet de l'accomplissement des obligations formelles de déclaration ?
Le tribunal précise que le débat ne porte pas sur une interprétation contraire à la légalité, mais sur une interprétation « finaliste » de la loi, sans formalisme excessif, selon les termes des conclusions des appelants.
## Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel sur les deux terrains. Sur le fait, il relève que les pièces produites ne démontrent pas une occupation effective dans le délai de six mois : les justificatifs d'électricité et de téléphone commencent en décembre 2008, et le certificat d'habitabilité n'a été obtenu qu'en octobre 2008. Il écarte l'argument de l'inhabitabilité, dès lors qu'elle n'est pas démontrée pour la période antérieure.
Sur le droit, il écarte l'interprétation finaliste en se fondant sur l'article 9 de la Llei de bases de l'ordenament tributari du 19 décembre 1996, aux termes duquel « El fet generador o les exempcions o bonificacions no poden ser utilitzades més enllà dels seus termes estrictes, no admetent-se l'analogia en aquests casos ». Il ajoute que les obligations déclaratives « t
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 27 de novembre del 2012 - ROJ: STSJAD 316/2012
STSJAD 316/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 27 novembre 2012, n° 96-2012)
Reproduction verbatim
Décision commentée : STSJAD 316/2012, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 27 novembre 2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:316 (recurs n° 54/12) (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours et numéro de sentence).
Faits et procédure
Les époux Alfaro i Gomila ont acquis un logement et ont bénéficié de l'exonération de l'impôt sur les plus-values afférentes aux transmissions patrimoniales immobilières, prévue à l'article 4-10 de la Llei 21/2006 du 14 décembre 2006. Cette exonération a été accordée par une résolution ministérielle, dont la date est mentionnée dans le texte comme le 27 avril 2007. L'exonération était subordonnée au respect de diverses obligations, fixées par la loi et par l'article 3-2 du Reglament du 17 janvier 2007, parmi lesquelles la présence effective dans le logement dans un délai de six mois et la production annuelle de justificatifs (certificat de résidence délivré par le Comú, factures d'électricité, de téléphone ou d'eau).
Par courrier du 4 mai 2010, l'administration du département de l'Habitatge a rappelé ces obligations aux intéressés. Par courrier du 9 février 2011, le ministère de l'Économie et des Finances a constaté leur méconnaissance et a réclamé le paiement de 16 035,50 EUR. Le recours de reposició formé par les contribuables a été rejeté par résolution du Gouvernement du 27 avril 2011. Le Tribunal des Batlles a rejeté le recours par jugement du 7 mai 2011. Les requérants ont interjeté appel le 21 juin 2012, sollicitant la condamnation de la partie adverse aux dépens.
Plusieurs éléments de fait sont relevés par la juridiction :
l'inscription au Comú est intervenue le 24 décembre 2007 selon le Gouvernement, le 27 décembre 2007 selon les appelants ;
le certificat d'habitabilité du logement a été délivré le 15 octobre 2008 ;
le contrat d'électricité avec les Forces Elèctriques d'Andorra (FEDA) date du 31 octobre 2008, et les premières factures produites datent de décembre 2008 ;
les factures téléphoniques produites commencent en décembre 2008.
Les appelants ont reconnu que leurs obligations déclaratives n'avaient pas été correctement remplies, et ont soutenu que le respect de la finalité de la loi suffisait.
Question de droit
La question posée à la Sala Administrativa est double.
Première question : les conditions de l'article 4-10 de la loi de 2006 ont-elles été respectées, c'est-à-dire la résidence habituelle et permanente du contribuable dans le logement acquis a-t-elle été établie dans le délai légal ?
Seconde question, plus substantielle : une interprétation « finaliste » de l'exonération, fondée sur la réalisation de l'objet et de l'esprit du bénéfice, permet-elle de neutraliser le caractère tardif ou incomplet de l'accomplissement des obligations formelles de déclaration ?
Le tribunal précise que le débat ne porte pas sur une interprétation contraire à la légalité, mais sur une interprétation « finaliste » de la loi, sans formalisme excessif, selon les termes des conclusions des appelants.
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel sur les deux terrains. Sur le fait, il relève que les pièces produites ne démontrent pas une occupation effective dans le délai de six mois : les justificatifs d'électricité et de téléphone commencent en décembre 2008, et le certificat d'habitabilité n'a été obtenu qu'en octobre 2008. Il écarte l'argument de l'inhabitabilité, dès lors qu'elle n'est pas démontrée pour la période antérieure.
Sur le droit, il écarte l'interprétation finaliste en se fondant sur l'article 9 de la Llei de bases de l'ordenament tributari du 19 décembre 1996, aux termes duquel « El fet generador o les exempcions o bonificacions no poden ser utilitzades més enllà dels seus termes estrictes, no admetent-se l'analogia en aquests casos ». Il ajoute que les obligations déclaratives « t
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: AD-0060-2/2011 Núm. de Rotlle: TSJA-054/12
S E N T È N C I A NÚM. 96-2012
PARTS:
Apel·lant: Srs. Alfaro i Gomila
Representant: Porras
Advocada: Badía
Apel·lat: GOVERN
Representant: Badía
Advocat: Villegas
A la vila d'Andorra la Vella, el vint-i-set de novembre del dos mil dotze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número AD-006-2/2011.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 54/12 — Décision commentée
1- Els Srs Alfaro i Gomila van interposar recurs contra la resolució del GOVERN de data 27 d'abril del 2011 desestimant el recurs contra la denegació de l'exempció de l'impost sobre plusvàlues de transmissions patrimonials immobiliàries
2.- En la sentència del 7 de maig del 2011 el Tribunal des Batlles ha desestimat la demanda formulada pels Srs Alfaro i Gomila
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 21 de juny del 2012, els Srs Alfaro i Gomila estimen en síntesi:
-ha resultant acreditat que la inscripció al Comú es va produir el dia 27 de desembre de 2007, quan encara no havia transcorregut un mes des del termini de sis mesos des de l'adquisició del nou habitatge
-el compliment fora de termini d'una obligació formal no pot invalidar l'exempció atorgada quan, com resulta en aquest cas, s'ha complert la finalitat i l'esperit del benefici.
-l'efectiva ocupació de l'immoble es va produir un cop el mateix es va trobar en condicions de ser habitat
-demana la condemna de l'adversa al pagament de les costes processals.
Els Srs. Alfaro i Gomila han confirmat aquests arguments en l'escrit de conclusions de data 6 de setembre de 2012.
4.- En la seva contesta de data 11 de juliol del 2012, el MI. GOVERN estima en síntesi:
-s'ha evidenciat i admès de contrari que s'ha incomplert l'obligació legal d'ocupar l'habitatge en els sis mesos posteriors a l'adquisició de l'habitatge: en el certificat de residència consta que la data d'inscripció va ser el 24 de desembre del 2007 quan la data límit d'ocupació era el 25 de novembre del 2007, però fins i tot s'admet que no va ser fins al 2008 que es va ocupar realment l'habitatge
-l'obligació formal de gaudir de l'exempció no pot ésser interpretada laxament sota pena de subvertir el règim de control de l 'exempció de l'impost
-no proven ni acrediten la residència habitual i permanent en sis mesos posteriors a l'adquisició (del 25 de maig de 2007 al 25 de novembre del 2007, sinó a partir de l'any 2009)
-demana la condemna de l'adversa al pagament de les costes processals.
El MI. GOVERN ha confirmat els seus arguments en el seu escrit de conclusions de data 3 de setembre de 2012.
5- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per a deliberar i decidir.
Fonaments de dret
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- Competència. La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per a conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon: Per resolució de data 27 d'abril del 2007, el Ministre de Presidència i Finances resol "acordar l'exempció de l'impost sobre les plusvàlues en les transmissions patrimonials, en aplicació de l'article 4-10 de la Llei 21/2006, del 14 de desembre, de l'impost sobre les plusvàlues en les transmissions patrimonials immobiliàries".
En aquesta resolució, s'indicava als interessats que havien de presentar diferents documents en els terminis fixats per la Llei i per l'article 3-2 del Reglament Decret del 17-1-2007 d'aprovació del Reglament de l'impost sobre les plusvàlues en les transmissions patrimonials immobiliàries. (BOPA 07/2007): v. f.. 187.
Per carta de data 4 de maig del 2010, la directora del departament d'Habitatge ha recordat als interessats els documents que havien d'aportar, precisant "us recordo que l'incompliment de les obligacions comporta el pagament del deute tributari derivat de la transmissió juntament amb els interessos de demora corresponents..." (v. f. 189)
Per carta de data 9 de febrer del 2011, el Ministeri d'Economia i Finances constata que no ha complert les obligacions previstes amb l'apartat "k" de l'article 3,2 del Reglament citat mes amunt:
" k) Un cop a l'any, i fins que hagin transcorregut els anys que la Llei exigeix perquè l'habitatge sigui considerat habitual i permanent, la persona o persones a les quals s'ha acordat l'exempció han de presentar a l'Administració el certificat de residència expedit pel Comú, així com els rebuts d'electricitat, telèfon i/o aigua de l'habitatge que demostrin que l'habitatge és l'habitual i permanent".
En conseqüència, el Ministeri d'Economia i Finances li reclama el pagament de la suma de 16.035,50 EUR (v. f. 191).
Els Srs. Alfaro i Gomila han presentat un recurs de reposició i han aportat un cert nombre de documents, especialment rebuts telefònics.
Per resolució de data 27 d'abril de 2011, el MI. GOVERN ha desestimat el recurs.
Tercer: El punt central del litigi és de verificar si les condicions establertes per l'article 4-10 de la Llei han estat respectades.
Els documents presentats no aporten prova decisiva.
Per exemple, els rebuts de telèfon comencen el desembre 2008 (v. f. 195 i s.).
D'altra banda, els interessats al·leguen no haver donat compliment a les obligacions formals de l'exempció per causa de trobar-se el pis adquirit en estat d'inhabitabilitat fins al setembre del 2008. El certificat d'habitabilitat va ser obtingut en data 15 d'octubre de 2008 (v. f. 35). Però com bé assenyala la sentència recorreguda (fonament de dret Sisè), això no demostra que amb anterioritat el pis fos inhabitable.
El contracte amb les Forces Elèctriques d'Andorra (FEDA) és de 31 d'octubre del 2008 (v. f. 39) i els rebuts aportats comencen el desembre 2008 (v. f. 206 i s.)
Aquests documents mostren que l'ocupació del nou apartament va ser, de fet, a partir del mes d'octubre de 2008. En conseqüència, no està demostrat que el nou apartament constituïa la residència principal dels interessats en els 6 mesos a comptar del moment en què es fa la reinversió. Per tant, el termini previst a l'article 3,2,j del Reglament citat més amunt no ha estat respectat.
És precisament per evitar aquestes incerteses, i per permetre a l'administració assegurar el control de l'impost, que els texts preveuen obligacions declaratives detallades.
La representació dels Alfaro i Gomila reconeix que les obligacions declaratives no van ser correctament complimentades. En l'escrit d'apel·lació, escriuen: "Aquesta part entén que el compliment fora de termini d'una obligació formal - i més si tenim en compte que la inscripció al Comú no superava en un mes el termini que la llei estableix a l'efecte - no pot invalidar l'exempció atorgada quan, com resulta en aquest cas, s'ha complert la finalitat i l'esperit del benefici...". Confirmen aquesta argumentació en el escrit de conclusions: "...en que estem dient és que no es tracta d'interpretar la norma de forma incorrecta o no ajustada a la legalitat sinó d'interpretar la finalitat de la llei 21/2006, que reconeix l'exempció, ajustada a la seva finalitat última i sense formalismes massa rigorosos."
Aquest argument de la interpretació "finalista" de l'exempció no pot prosperar. En efecte, l'article 9 de la Llei de bases de l'ordenament tributari del 19 de desembre de 1996 disposa: "El fet generador o les exempcions o bonificacions no poden ser utilitzades més enllà dels seus termes estrictes, no admetent-se l'analogia en aquests casos".
És necessari repetir-ho: les obligacions declaratives detallades tenen per objectiu permetre el control de l'impost, la qual cosa concerneix la missió d'interès general de l'Administració.
En conseqüència, el recurs d'apel·lació és rebutjat.
Quart.- No s'aprecien circumstàncies determinants d'una especial condemna al pagament de les despeses d'aquesta segona instància.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer: Desestimar el recurs d'apel·lació presentat pels Srs Alfaro i Gomila.
Segon: Confirmar la sentència recorreguda i declarar que la resolució del GOVERN de data 27 d'abril del 2011 és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa.
Tercer: De no efectuar cap condemna en costes. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el que disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa del qual procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.