STSJAD ANDORRA, a 25 d'octubre del 2012 - ROJ: STSJAD 324/2012
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé25 octobre 2012
Numéro47/12
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# TSJ Andorre, Sala Administrativa, 25 octobre 2012, STSJAD 324/2012 (ECLI:AD:TSJADAD:2012:324)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, sentència n° 88-2012, 25 octobre 2012, ROJ STSJAD 324/2012, recours n° 47/12 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le requérant, M. Morales, a formé un recours juridictionnel contre une décision de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) du 27 juillet 2011, qui confirmait en appel administratif une décision du 6 juin 2011. Il sollicitait la reconnaissance de son droit à une pension d'invalidité pour maladie commune de catégorie A1 ou A2, à compter du 23 juin 2011.
Par jugement du 4 avril 2012, le Tribunal unipersonnel du Batlle a substantiellement fait droit à sa demande et lui a reconnu le droit à une pension d'invalidité pour maladie commune de catégorie A2 à compter du 23 juin 2011.
La CASS a interjeté appel le 30 mai 2012. Elle soutenait, en substance, que le premier juge avait surévalué les séquelles de l'assuré (aphonie, dysphagie et dépression) et que celui-ci avait repris une activité professionnelle depuis le 16 novembre 2011. En réponse, M. Morales invoquait notamment l'irrecevabilité d'un rapport médical complémentaire produit par le service de contrôle sanitaire de la CASS avec ses conclusions, en ce qu'il l'aurait placé dans une situation d'indéfense. Il indiquait en outre avoir travaillé comme veilleur de nuit dans un hôtel afin de subvenir aux besoins de sa famille.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, a été saisi en appel. Les conditions de publication de la décision ne permettent pas de relever de difficulté procédurale particulière au stade de l'appel, si ce n'est une incohérence de date : le préambule mentionne une délibération « le cinq d'octobre du deux mille douze », tandis que les métadonnées indiquent une date de résolution au 25 octobre 2012 (non précisé dans la décision quant à la date de délibération effective).
## Question de droit
La décision pose deux questions principales.
**Première question : la recevabilité du rapport de contrôle sanitaire.** Le Tribunal devait déterminer si le rapport médical produit par la CASS avec ses conclusions en première instance devait être admis, alors que l'intimé soutenait qu'il ne pouvait être produit à ce stade sans atteinte à ses droits de la défense.
**Seconde question : l'évaluation du taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'ouverture du droit à pension.** Il s'agissait de déterminer si les séquelles médicalement établies (aphonie ou dysphonie, dysphagie, syndrome de Manzano, hypertension artérielle, diabète, dépression réactive) atteignaient un seuil d'incapacité justifiant une pension d'invalidité, en mobilisant le barème médical de référence (« barem de la Palau ») et la règle de la capacité résiduelle.
Le cadre normatif mentionné par la décision est limité : l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia (compétence de la Sala Administrativa) et l'article 76 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal (modalités d'exécution et de transmission des pièces après le prononcé). Le texte ne cite pas d'autres dispositions du droit de la sécurité sociale ouvrant ou limitant le droit à pension.
## Solution et dispositif
**Sur la recevabilité du rapport.** Le Tribunal admet le
Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 25 d'octubre del 2012 - ROJ: STSJAD 324/2012
TSJ Andorre, Sala Administrativa, 25 octobre 2012, STSJAD 324/2012 (ECLI:AD:TSJADAD:2012:324)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, sentència n° 88-2012, 25 octobre 2012, ROJ STSJAD 324/2012, recours n° 47/12 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Morales, a formé un recours juridictionnel contre une décision de la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS) du 27 juillet 2011, qui confirmait en appel administratif une décision du 6 juin 2011. Il sollicitait la reconnaissance de son droit à une pension d'invalidité pour maladie commune de catégorie A1 ou A2, à compter du 23 juin 2011.
Par jugement du 4 avril 2012, le Tribunal unipersonnel du Batlle a substantiellement fait droit à sa demande et lui a reconnu le droit à une pension d'invalidité pour maladie commune de catégorie A2 à compter du 23 juin 2011.
La CASS a interjeté appel le 30 mai 2012. Elle soutenait, en substance, que le premier juge avait surévalué les séquelles de l'assuré (aphonie, dysphagie et dépression) et que celui-ci avait repris une activité professionnelle depuis le 16 novembre 2011. En réponse, M. Morales invoquait notamment l'irrecevabilité d'un rapport médical complémentaire produit par le service de contrôle sanitaire de la CASS avec ses conclusions, en ce qu'il l'aurait placé dans une situation d'indéfense. Il indiquait en outre avoir travaillé comme veilleur de nuit dans un hôtel afin de subvenir aux besoins de sa famille.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Administrativa, a été saisi en appel. Les conditions de publication de la décision ne permettent pas de relever de difficulté procédurale particulière au stade de l'appel, si ce n'est une incohérence de date : le préambule mentionne une délibération « le cinq d'octobre du deux mille douze », tandis que les métadonnées indiquent une date de résolution au 25 octobre 2012 (non précisé dans la décision quant à la date de délibération effective).
Question de droit
La décision pose deux questions principales.
Première question : la recevabilité du rapport de contrôle sanitaire. Le Tribunal devait déterminer si le rapport médical produit par la CASS avec ses conclusions en première instance devait être admis, alors que l'intimé soutenait qu'il ne pouvait être produit à ce stade sans atteinte à ses droits de la défense.
Seconde question : l'évaluation du taux d'incapacité permanente partielle (IPP) et l'ouverture du droit à pension. Il s'agissait de déterminer si les séquelles médicalement établies (aphonie ou dysphonie, dysphagie, syndrome de Manzano, hypertension artérielle, diabète, dépression réactive) atteignaient un seuil d'incapacité justifiant une pension d'invalidité, en mobilisant le barème médical de référence (« barem de la Palau ») et la règle de la capacité résiduelle.
Le cadre normatif mentionné par la décision est limité : l'article 39.3 de la Llei qualificada de la Justícia (compétence de la Sala Administrativa) et l'article 76 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal (modalités d'exécution et de transmission des pièces après le prononcé). Le texte ne cite pas d'autres dispositions du droit de la sécurité sociale ouvrant ou limitant le droit à pension.
Solution et dispositif
Sur la recevabilité du rapport. Le Tribunal admet le
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: SS-0095-2/2011 Núm. de Rotlle: TSJA-047/12
S E N T È N C I A NÚM. 88-2012
PARTS:
Apel·lant: CASS
Representant: Vilar
Advocat : Téllez
Apel·lada: Morales
Representant: Nuñez
Advocat: Arnau
A la vila d'Andorra la Vella, el cinc d'octubre del dos mil dotze.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número SS-0095-2/2011.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Pere Pastor Vilanova, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 47/12 — Décision commentée
1.- El Sr. Morales va interposar demanda jurisdiccional contra la resolució de la Caixa Andorrana de Seguretat Social de data 27 de juliol del 2011, confirmant en alçada la decisió del 6 de juny de 2011, sol·licitant la revocació de la decisió impugnada i declarant el seu dret a percebre una pensió d'invalidesa per malaltia comuna A1 o A2 des del 23 de juny de 2011.
2.- En la sentència del 4 d'abril de 2012, el Tribunal Unipersonal del Batlle ha estimat substancialment la demanda promoguda pel Sr. Morales, en el sentit que ha reconegut el seu dret a la percepció d'una pensió d'invalidesa per malaltia comuna A2 a comptar del 23 de juny de 2011.
3.- En el seu escrit d'apel·lació de data 30 de maig de 2012, la CASS manifesta principalment que:
la sentència apel·lada sobrevalorava les seqüeles de l'assegurat (afonia, disfàgia i depressió);
el Sr. Morales s'havia reincorporat al treball des del 16 de novembre de 2011.
4.- En la seva contesta de data 18 de juny de 2012, el Sr. Morales manifesta principalment que:
la parapública no podia aportar, juntament amb el seu escrit de conclusions, un informe mèdic complementari realitzat per l'àrea de control sanitari de la CASS, cosa que li produïa indefensió;
havia tornat a treballar, com a conserge de nit en un hotel, doncs havia de mantenir a la seva família;
havia patit dues pneumònies aquest any, sense agafar cap baixa puix temia perdre el seu lloc de treball;
calia imposar les costes judicials de segona instància a la CASS.
5.- Trameses les actuacions a aquesta Sala, s'ha designat el magistrat ponent i han quedat vistes les actuacions per deliberar i decidir.
F O N A M E N T S D E D R E T
Primer.- La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia és competent per conèixer del present recurs, segons l'article 39.3 de la Llei Qualificada de la Justícia.
Segon.- La CASS s'alça contra la sentència d'instància perquè considera que el Tribunal a quo ha sobrevalorat les seqüeles que presenta l'assegurat.
El present recurs interessa la procedència o no de concedir una pensió d'invalidesa per malaltia comuna al Sr. Morales. Segons la CASS (folis 156 i 157), l'apel·lat presenta les patologies següents (valorades globalment en 36,20 punts): síndrome de Manzano (15%), afonia (8%), HTA (10%) i diabetis (5%). Per contra, els forenses (folis 196 a 198) estimen que el Sr. Morales pateix: síndrome de Manzano (10%), afonia (20%), HTA (10%), diabetis (5%), disfàgia (10%) i depressió reactiva (20%). L'Hble. Batlle ha seguit el criteri dels pèrits judicials i ha concedit al Sr. Morales una pensió per malaltia comuna A2, perquè ha afegit a la valoració objectiva realitzada pels forenses (55,68%) altres 4,5 punts en concepte de l'element subjectiu (edat), tot considerant el demandant incapaç per exercir la seva professió de xofer de formigoneres per raó del seu estat anímic i de la medicació que consumeix.
Abans d'analitzar el fons del litigi, escau resoldre si s'havia d'admetre, en primera instància, l'informe de l'àrea de control sanitari de la CASS que acompanyava l'escrit de conclusions de la parapública. Aquesta nota mèdica constitueix una crítica tècnica a les apreciacions dels forenses per part dels metges de la CASS. Una volta examinat l'escrit litigiós, hom s'adona que no aporta cap dada nova que produeixi indefensió al Sr. Morales. De fet, ni la sentència recorreguda ni l'actual se'n han servit per resoldre. Per tant, s'ha d'entendre que el document de constant referència no ha causat cap greuge a l'apel·lat, de manera que no procedeix descartar-lo.
La CASS discuteix els 20 punts atribuïts per la Batllia a l'afonia, com també estima que el Sr. Morales no pateix ni disfàgia (dificultat per realitzar la deglutició i que li produeix sobreinfeccions respiratòries repetides per la ingesta involuntària de petits elements alimentaris que van a l'arbre bronquial) ni depressió.
Respecte de la disfonia (no afonia), els forenses expliquen que el Sr. Morales presenta aquella disfunció i que tendeix vers l'afonia quan força la veu o parla molt de temps. El barem de la Palau valora els problemes vocals de 5-8 punts (disfonia) a 30 punts (afonia sense dispnea). El Tribunal d'instància recull el criteri dels forenses que donen 20 punts d'IPP i que constitueix una "valoració intermèdia", tota vegada que "el pacient presenta una disfonia que s'apropa cap a l'afonia al forçar la veu o parlar molt" (foli 196). La seqüela està, per conseqüent, justament indemnitzada i més quan el propi barem estipula que la professió de l'assegurat pot justificar un augment de la IPP, cosa que succeeix aquí doncs resulta clar que, en treballar en condicions sorolloses (transport de formigó), el Sr. Morales precisa d'alçar la veu per comunicar amb altres treballadors ...
La disfàgia està degudament constatada pels forenses i la valoren en el seu grau mínim. La CASS no podia ignorar aquesta problemàtica, car el perit del demandant (Dr. ENTITY_12) ja diagnosticava aquesta seqüela en l'informe que acompanyava l'escrit de demanda (foli 23).
Per acabar, els forenses avaluen en 20 punts la depressió reactiva que pateix el Sr. Morales. Força és de constatar que no obra en autes cap informe psiquiàtric que certifiqui que la depressió està consolidada i menys encara quin és el seu abast invalidant. En efecte, segons el barem de la Palau (paràgraf 4.2.1.11), l'avaluació de les seqüeles psiconeuròtiques requereix un balanç neuropsicològic detallat i el criteri d'un neuro-psiquiatra. A més, l'esmentada guia esmenta que, en la majoria dels cassos, els trastorns són conseqüència de lesions cerebrals difuses. En el cas que ens ocupa, cap especialista ha avaluat objectivament el dèficit psíquic del Sr. Morales. En efecte, ni el perit de part (el metge generalista Dr. ENTITY_12) ni els perits judicials (Drs. Marcos i Palomo, ambdós màster en valoració del dany corporal) són experts en la matèria. És cert que el psiquiatra Dr. Plana declara que el seu pacient Sr. Morales "té un trastorn depressiu" (foli 15), això però, l'informe corresponent no aporta cap mena de prova o dada objectiva, ni valora, en base a cap barem, la pèrdua de la capacitat de treball.
Per conseqüent i fent aplicació de la regla de la capacitat residual, el Sr. Morales obté, en el millor del cassos (és a dir partint de la quantificació dels forenses i valorant la síndrome de Manzano en 15 punts com ho fa la ENTITY_4), 47,67 punts d'IPP (20+12+6,8+6,12+2,754), essent insuficients per donar lloc a la concessió d'una pensió d'invalidesa per malaltia comuna.
Per tot l'exposat, procedeix l'estimació del recurs d'apel·lació.
Tercer.- No es fa cap pronunciament sobre el pagament de les despeses processals de cap instància per raó de manca de temeritat.
D E C I S I Ó
En atenció a tot el què s'ha exposat, la Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Estimar el recurs d'apel·lació interposat per la CASS,
Segon.- Revocar la sentència recorreguda i declarar que la decisió de la CASS de data 27 de juliol del 2011 és ajustada a dret i als fins que legitimen l'activitat administrativa,
Tercer.- No es fa cap pronunciament sobre el pagament de les despeses de primera i segona instància.
Aquesta sentència és ferma i executiva.
Manem que una vegada s'hagi complert el què disposa l'article 76 de la Llei de la Jurisdicció Administrativa i Fiscal, es lliurin els autes originals amb la certificació d'aquesta sentència al Tribunal Unipersonal del Batlle, Secció Administrativa dels quals procedien, i que s'arxivin les actuacions del Tribunal.