Korpus — Jurisprudence
STSJAD ANDORRA, a 17 de maig del 2012 - ROJ: STSJAD 365/2012
Sources citées
1 référenceJurisprudence (1)
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 92/11 — Décision commentée
🏛 Tribunal Superior de Justícia d’Andorra
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Doctrine juridique scientifique
Document exporté
5 novembre 2026
Jurisprudence
Rejet du pourvoi
Résumé éditorial
# STSJAD 365/2012 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, 17 mai 2012) > Décision commentée : Juridiction andorrane, — (STSJAD 365/2012, ECLI:AD:TSJADAD:2012:365) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Par une décision du 25 novembre 2010, le ministère de l'Éducation et de la Culture a procédé à l'attribution d'un marché public portant sur la fourniture de véhicules destinés au transport de personnes dans le cadre d'un enseignement spécialisé. La société Benítez, candidate, a été exclue de la procédure pour non-conformité de son offre au cahier des charges (plec de bases). Le recours de reposició formé contre cette décision a été rejeté par le Gouvernement le 19 janvier 2011. La société Benítez a saisi le Tribunal de Batlles d'une demande d'annulation de cette décision de rejet. Par une sentence n° 2011-149 du 14 novembre 2011, la Section administrative du Tribunal de Batlles a fait droit à la demande. Elle a estimé que l'offre de Benítez constituait « només ... una variació en la forma de presentar l'oferta » (« seulement une variation dans la manière de présenter l'offre »), soit une irrégularité formelle non déterminante. Le Gouvernement (M.I. Govern) et la société Roda, adjudicataire provisoire du marché, ont interjeté appel. Le Gouvernement soutient que l'offre de Benítez ne respectait pas le point 2 de la proposition économique du cahier des charges, qui exigeait un prix unique par jour et non un prix horaire pour les prestations au-delà de 19 heures. Roda soutient notamment que l'étendue horaire du service était incertaine et que le raisonnement retenu par le premier juge n'avait jamais été présenté par Benítez. Benítez conclut à la confirmation de la sentence. La Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia, composée des magistrats Bernard Plagnet (président), Albert Andrés Pereira et Pere Pastor Vilanova (ponent), est saisie en appel. Elle statue par la sentence n° 40-2012. ## Question de droit La question posée à la Sala était de savoir si le juge administratif de première instance pouvait, sans méconnaître l'étendue de son contrôle, reconstituer la portée d'une offre qui ne respectait pas littéralement les prescriptions du cahier des charges, en lui attribuant une équivalence chiffrée (un prix diaire maximal) pour la rendre conforme, et ainsi regarder comme régulière une offre que l'administration avait écartée. Corrélativement, se posait la question de la nature de l'écart reproché : une simple variante de présentation, ou une modification d'un élément déterminant du critère économique, susceptible d'altérer l'égalité entre candidats. ## Solution et dispositif La Sala estime que le Tribunal de Batlles a excédé son office. Elle retient les motifs suivants : - le juge ne pouvait « alterar, sense cap element objectiu que ho recolzés, els criteris bàsics del concurs » (« modifier, sans élément objectif le justifiant, les critères essentiels du concours ») ; - le système de comparaison retenu par l'administration permettait de « conèixer la despesa global certa i no tan
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Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 92/11 — Décision commentée
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