STSJAD 158/2013 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 13 juin 2013, TSJC-121/13)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 13 juin 2013, TSJC-121/13 (ROJ : STSJAD 158/2013 ; ECLI:AD:TSJADAD:2013:158) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par acte présenté le 17 avril 2013, la société S. a formé une demande d'exequatur d'une décision rendue le 21 octobre 2011 par la Cour d'appel de Paris (France). Le texte de la décision étrangère, son contenu et l'objet du litige au fond ne sont pas reproduits dans la décision commentée (non précisé dans la décision).
La défenderesse, Mme Gutierrez, agissant en qualité de titulaire administrative de l'entreprise D., a formulé un acquiescement (aplanament) à la demande. Le ministère public a estimé qu'il y avait lieu de faire droit à la procédure engagée. Le magistrat rapporteur était Mme Eulàlia Amat Llari, qui présidait la formation composée de MM. Joan Manel Abril Campoy et Pere Pastor Vilanova.
Le juge a donc statué sur une demande d'exequatur non contestée sur le fond, l'acquiescement de la partie défenderesse ayant été formellement enregistré.
Question de droit
La question posée au tribunal était de savoir si une décision judiciaire étrangère remplissait les conditions de reconnaissance et d'exécution posées par l'article 49 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, texte expressément visé par la décision et par les renvois de la base de données.
Cette question se décompose en cinq exigences cumulatives, énumérées au premier fondement de droit :
- la compétence de la juridiction d'origine ;
- la régularité de la procédure suivie devant elle ;
- l'application de la loi désignée par les règles nationales de conflit de lois ;
- la conformité de la décision à l'ordre public national et international ;
- l'absence de fraude à la loi nationale.
La décision ne traite pas de manière distincte la portée de l'acquiescement sur ces conditions. Elle ne précise pas davantage si la défenderesse a soulevé un moyen relatif à l'une de ces exigences.
Solution et dispositif
Le tribunal retient que la décision étrangère « compleix tots els requisits establerts en l'art. 49 » de la loi précitée. Il énonce, de manière générale, que la juridiction d'origine était compétente, que la procédure était régulière, que la loi applicable a été appliquée selon les règles nationales de conflit, que la décision est conforme à l'ordre public national et international, et qu'aucune fraude à la loi nationale n'est établie.
Le raisonnement est bref et présenté sous forme de constat. La décision ne développe pas l'analyse de chaque critère au regard des pièces du dossier.
Le dispositif est rédigé en catalan. La traduction fidèle proposée est la suivante :
« Estimar la demanda d'exequàtur de la societat S., decretar executiva la sentència dictada el dia 21 d'octubre del 2011 per la "Cour d'Appel" de Paris (França); Sense fer especial condemna en costes judicials. »
(Traduction : Faire droit à la demande d'exequatur de la société S., déclarer exécutoire l'arrêt rendu le 21 octobre 2011 par la « Cour d'appel » de Paris (France) ; sans condamnation spéciale aux dépens.)
Le tribunal rappelle également, dans son second fondement, qu'il est d'usage en matière d'exequatur de ne pas prononcer de condamnation particulière aux dépens.
Portée et enseignement pratique
1. Un contrôle de conformité à l'article 49. La décision illustre le mécanisme de l'exequatur andorran : la décision étrangère est déclarée exécutoire si elle satisfait aux cinq conditions de l'article 49. Le juge ne procède pas à un réexamen au fond du litige tranché à l'étranger, ce qui est cohérent avec la logique générale de l'exequatur.
2. Le rôle de l'acquiescement. L'aplanament de
Sentència
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC-121/13
SENTÈNCIA
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el dia 13 de juny del 2013.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència de la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, i els magistrats M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i M.I. Sr. Pere Pastor Vilanova, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Que mitjançant escrit presentat en data 17 d'abril del 2013, la representació processal de la societat S. formulà demanda d'exequàtur de la sentència dictada en data 21 d'octubre del 2011 per la "Cour d'Appel" de Paris (França).
II.- La Sra. Gutierrez actuant en la seva qualitat de titular administrativa del negoci D. ha formulat aplanament a la demanda de la part actora.
III.- El Ministeri Fiscal considera que hi ha lloc al procediment instat.
Ha actuat com a magistrat ponent la M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari.
FONAMENTS DE DRET
I.- És pales que la sentència estrangera de la qual es demana l'execució a Andorra, compleix tots els requisits establerts en l'art. 49 de la Llei Transitòria de Procediments Judicials, i més concretament: que la jurisdicció que l'ha dictada era la competent; que el procediment seguit davant d'aquesta jurisdicció era regular; que s'ha aplicat la Llei competent segons les regles nacionals de conflicte; que la sentència és conforme a l'ordre públic nacional i internacional, i que no consta cap frau a la Llei nacional.
Per consegüent, s'ha de declarar executòria al Principat d'Andorra la resolució dictada per la "Cour d'Appel" de Paris (França), de data 21 d'octubre del 2011.
II.- En matèria d'exequàtur, és costum de no fer especial condemna en costes processals.
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas,
La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
Estimar la demanda d'exequàtur de la societat S., decretar executiva la sentència dictada el dia 21 d'octubre del 2011 per la "Cour d'Appel" de Paris (França); Sense fer especial condemna en costes judicials.
Així per aquesta nostra resolució, ho pronunciem, manem i signem.
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Diccionario RAE